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XVIII. Fin de la campagne de (erre

Dès le 8 octobre, le reste de l'armée prit la route de la nouvelle Serbie ; mais à peine fut-elle établie dans ses quartiers d'hiver, que la peste s'y manifesta. Les soldats s'étaient enrichis au pillage de Bender; mais la contagion que renfermait le butin, leur lit payer cher leur victoire et leur avidité. Toutefois cette conquête si chèrement achetée , et qui seule avait consumé toute la saison des hostilités, fut un événement décisif dans la guerre. Elle ouvrit la communication entre la nouvelle Serbie et les deux Moldavies ; clic devait , dans la campagne suivante, faciliter l'attaque de la Krimée; elle achevait de séparer les Turks d'avec la Pologne. Les événements qui terminèrent la campagne sur les bords du Danube, sans répondre à l'espoir de renverser tout à coup l'empire ottoman, promettaient également aux vainqueurs de grands avantages, soit dans les négociations pour la paix, soit dans la continuation de la guerre. En effet, les Turks après avoir disputé avec bravoure plusieurs des villes qui défendent la rive gauche du Danube, se dispersèrent selon leur coutume aux approches de l'arrière-saison. Ils évacuèrent volontairement celles même de ces villes qu'ils avaient le mieux défendues. Ils massacrèrent quelques-uns des pachas qui voulurent s'opposer à leur dispersion ; ils menacèrent du même traitement de jeunes princes tatarcs qui s'obstinaient à les faire rester sur cette rive. Les Russes, qu'un ordre absolu de Pétersbourg forçait à revenir attaquer de nouveau la ville d'Ismaïl , aux embouchures du Danube, devant laquelle ils avaient été battus plus d'une fois, n'y trouvèrent plus un seul homme. La prise de cette place mit entre leurs mains un nombre de bateaux servant à \iv

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