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XXVII. Défaite de SzaniawskL

Un revers plus décourageant encore que toutes ces difficultés , la prompte défaite du premier général choisi par le conseil, ne put réduire cette assemblée à désespérer de la

RÉVOL. DE POLOGNE. — T. Ul. 2ô

patrie. Elle était sûre du sentiment unanime ; elle savait que les désastres qui accablent les nations sans courage animent les nations généreuses , et que la Pologne avait encore du sang à répandre pour achever de s'aguerrir. Une armée de quatre mille confédérés s'était formée tout à coup au milieu de la grande Pologne , par la réunion secrètement concertée et rapidement exécutée de plusieurs petits corps et de quelques troupes de la république. Ces derniers avaient pour chef le vieux général Szaniawski qui avait passé sa vie dans cette province dont il était commandant. Son droit fut respecté par le conseil qui lui donna le commandement de toute la grande Pologne. Mais Tannée si promptement réunie par ses soins, portait avec elle tous les désordres anciens, trop fréquents dans les réunions armées de la noblesse polonaise, et y joignait tous ceux que la composition récente du conseil faisait naître ; les rivalités , les mécontentements, l'ambition de chaque chef qui voulait surtout conserver ses troupes particulières. Szaniawski, au milieu de ces obstacles, tint la campagne pendant trois semaines , ne s'épargnant aucune fatigue , ne cherchant dans cette rigoureuse saison aucun autre abri que les buissons dépouillés de leurs feuilles, ou quelques futaies d'arbres verts. Son début fut marqué par des succès. Il attaqua six cents Russes dans la ville de Petrikau , à quarante lieues de Varsovie, les y força , en tua la plus grande partie et s'empara de leur artillerie. Mais, à cette nouvelle , plusieurs détachements russes formant ensemble trois mille hommes, se rassemblent et attaquent les confédérés. On combattait avec acharnement , lorsque quelques-unes des troupes polonaises, habituées à courir le pays et à se disperser aux premiers coups de canon, se retirèrent à quelques lieues de là, pour se rassembler sous leurs chefs ordinaires. L'un de ces chefs fut soupçonné d'avoir contribué à cette déroute. C'était ce Bierzynski , que nous avons

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