‹ Révolutions de PologneChapitre 211 sur 282 · LIVRE XIII · texte numérisé non relu

LIVRE XIII

sie, dont les intentions hostiles contre la France étaient alors bien connues?

Joseph , qui avait une sorte d'aversion naturelle pour la représentation, sentit aisément que le cérémonial auquel, par goût, il cherchait à se soustraire au milieu de ses États, serait encore plus importun et même plus pénible pour lui, au milieu d'un camp prussien et d'une riche province récemment distraite du patrimoine de ses ancêtres. Il parut devant Frédéric, sous le nom de comte de Falkenstein , nom que depuis il conserva dans ses voyages. II avait avec lui Lascy, d'origine irlandaise, que son extrême habileté pour le détail des armées rendait aussi utile pendant la paix qu'il l'avait été sur les champs de bataille; et La wdon, Livoniende naissance, de qui Frédéric disait : « Partout où f ai regardé pendant la guerre, f ai toujours trouvé Lawdon au bout de ma lunette; » et auquel il dit alors, en le faisant mettre à table à côté de lui ; « J'aime mieux vous voir à côté de moi que vis-à-vis. »

Le spectacle des troupes prussiennes , commandées par un roi tant de fois triomphant, et la rapidité de leurs évolutions, première cause de ses victoires, frappèrent vivement le jeune empereur, qui, par la suite, chercha à mettre la même rapidité dans les manœuvres de ses troupes. Il repartit le 28 août, après avoir eu avec le roi plusieurs entretiens publics , et deux conférences secrètes , dont la dernière se prolongea fort avant dans la nuit. Il faut se rappeler que dans ce même temps les événements de la guerre devenaient très-favorables à l'armée ottomane. Les Russes , contraints de lever le siège de Chocim, reculaient en Pologue; et les Turks, déterminés à les y poursuivre, pouvaient se promettre de grands succès.

DEVOLUTIONS DE POLOGNE.

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