III. Défaite et mort de Sawa
Le 26 avril, Sawa est atteiut et attaqué par Suwaroff près deSzrensk. Sawa, grièvement blessé, ordonne la retraite, ne garde auprès de lui que six hommes , envoie chercher h Mlawa un chirurgien juif, avec lequel il ne veut pas qu'on revienne, de peur d'inspirer des soupçons. Cependant, l^s
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fréquents voyages du juif sont remarqués par les Russes qui découvrent et saisissent Sawa. Ils le transportent à Prasznysz, où Weymarn lui envoie son chirurgien. Mais, peu de jours après, Sawa, moribond, est tué par des soldats moskovites, à quiSuwaroff est soupçonné d'avoir donné cet ordre barbare. La troupe de Sawa fut poursuivie et taillée en pièces.
IV. Retraite de Pulaski. — Sa mésintelligence avec Dumouriez.
Pulaski se porte à Kazanow. Suwaroff marche vers lui avec trois mille hommes, qui enlèvent l'artillerie polonaise. Pulaski la reprend, s'avance jusqu'à la rivière de San, la traverse à la nage, culbute cent quarante Russes. Mais de faux avis l'engagent dans de périlleuses manœuvres, et il est forcé de se retirer. Ce revers est l'époque d'une fatale mésintelligence entre Pulaski et Dumouriez, qui ose menacer ce confédéré intrépide de le faire juger comme coupable de lâcheté. Dumouriez se met lui-même à la tête de huit cents hommes ; il est attaqué, coupé par les détachements russes, et perd le 22 juin la bataille de Lançkorona , dont il a fait lui-même le récit dans ses Mémoires ( livre 1, chap. 8) ; récit mensonger, et suggéré évidemment par son violent dépit contre les autres chefs de la confédération de Bar.