CHAPITRE XXXL
A mesure que le sens politique se développe daôs lés Ëtats , l'action gouvernementale se manifeste de i^us en pins comme une force unique, qui résume dans son unité toutes les autres.
Dans ren£ance des sociétés , la puissance indivi--
duelle entraîne tout dans sa sphèi'ç d'action ; plus
tard;, les intérêts analogues forment des çksses:
c'est un acheminement vers la centralisation du
pouvoir ; mfin» o^ çbisses se confondent dans l'en- IV- 4
2 RÉVOLUTIOIfS
semble, de telle sorte que les divers états du corps social n'ont plus d'existence propre qu'en tant qu'ils vivent de la vie commune.
Que la monarchie soit pure ou limitée , ([u'il y ait «riitécratîe ou «épiqjbiiqua, Tunifé du pnuT^ existe dans FEtat , sinon dans sa source, du moins dans son expression; l'absence d'une autorité qui résume les pouvoiarè 6nbordoâfl»és, c'est l'anarchie.
Au point de maturité dans les institutions, le pouvoir, quelle que soit sa forme, est une abstraction : c'est la loi généralisée, la loi des lois.
Quand un gouvernement représente réellement au plus haut degré possible la somme des intérêts et des volonte's, il a atteint toute la perfection que puissent donner aus institulâons politiques la fortune et la prudence humaine. Mais il est rare qu'il réunisse des conditions semblables ; plus rare enoorç qu'il s'y maintienne.
Tin effet, n'eût-il rien à redouter 4e l'ordre iiitérieur, «es rapports avec les autres peuples le »«nacent à chaque instant, soit dans sa prospérité, isoit dans soii existence.
Dans Tordre in*érienr, les intérêts -se déplftcent isans cesse; carrtleprincipcgouveraeraeiitalteiïdpâr "sa nature à généreliser^ d'efi autre ^eôté, ïint^t indiTidnél tend cemtaiiiflMntàdéclasêêr et àisëtor.
DES fm^XS BU mVD. f
Les «léoes^Uès qui Baissent 4es rappoits ^mwp
^etl poîttt de goHUTÉmeMefft dont là polkiqiie «Kténeum'ne «6lt sounïig^ à 4« ^recfiieiites fl«eiinii||tionst lèdb^vit pe«t i^te^r le ménie, «b«I« 1«s moy^ffî 4oh;s^ait dbanger ^eloii ks dipeottBMioes ; ^et teite ^«Bt ^dqMlbiis I9 'pviBSÂnoe dfis4aimeii6Qi8 imprévues, que le but lui-même s'en altère ou chafige4he
La vte lii6tor4(|be d%n ^uple ^ eempos^ de eês ▼idssîttkles diverses, «usiS bien dans les instittitibiis <jai hfi wnt piftjpres qoe dans «es Tdations extê-
rteupcsJ
Les (!fivwses classes qtu! composent une nation n*oÔrent , tîènsidërées isotément , qtf un tatërét historique d^un wdre secondaire, tandis que lés laîfes généraux t|ïd résument et dominent toute une -sltuàtioiQ, expriment seuls ffurie mairière complète f état rdatîf de ces basses. Latitî)l)lesse, le (Aergé, la magistrature, la bourgeoisie oti léscommunes, ont «ans doute leur vie propre, mais ce n'est que dans fcupB dévouements, îenrs Tééîstances, leurs luttes que nous apprenons ce t^tfell^ sont % telle ou telle époque^ ce qu'tflles étaient çrécédemmerit , ce ^^elles vcwl«Eit être t tilors, ett^ffet, ces états ise montrent dans leur vérhaMe nnlieu historique,
parce quils se manifestent par Faction. En dehors de ces conditions^ quel que soit le rôle d'uiie classe dans l'Etat, ce rôle s'efiace dans lliistoire générale et philosophique , dont le but est de tirer des enseignements utiles des grandes^ manifestations de la vie des peuples, c'est-à-dirè de celles qui annoncent le progrès ou la décadence.
Dans une monarchie pure, le prince personnifie la nation : à ses succès ou à sea revers se rattachent immédiatement les questions de &Qntièrea et 4'iu^ fluence internationale ^ administration^ police^ législation, agriculture, arts, sciences, commerce, industrie, sous son regard tout s'anime ou tout languit. Ses actes, qui touchent à tout l'Etat, offrent donc la partie la plus intéressante de l'histoire de son peuple ; et , par une conséquence nécessaire, sa cour, ses ministres, ses généraux prennent une importance historique qui se mesure à leur part d'inflence et à leurs actes.
Une bataille n'est point uniquement un conflit violent entre deux forces aveugles ; elle est la der- . nière expression d'an intérêt plus ou moins élevé ; et les causes des guerres fussent-elles futiles, leurs résultats, qui modifient ou détruisent les nationalités, ne sauraient Tétre.
m& raVPI^S DU NORD. S
Le droit puUtic pèmonte à la formation des premières a^omératipns sociales ; dès que la victoire eut perdu son caractère primitif, qui était la destruction ou la servitude de T^memi, la guerre eut ses' règles d'où sortirent les conventions d'alliance ou les traités. Pendant longtemps la différence des croyances et celle des races rendirent plus profondes les démarcations politiques ; le christianisme travailla à les effacer, mais les intérêts et ce qui restait des institutions primitives résistèrent.
L'identité ou l'analogie des croyances, le commerce, k navigation, l'imprimerie, ce puissant véhicule de ridée, rapprochèrent les peuples civiliséb^ et ces traits conuAtms dessinèrent la physionomie européenne : le caractère physique des races diverses, les mœurs, tes institutions locales et le langage, restèrent les traits distinctifs de la physionomie nationale, et ces traits tendent coDstamment à s'efihcer par le fait même de la civilisation.
Dana leur développement , les sociétés européennes ont rencontré des obstacles d'où sortirent des haines et des rivalités vivaces ; durant des siècles, les frontières i^estèrent indécises : les provinces intermédiaires, théâtre ordinaire des luttes, passaient d'un gouvernement à un autre, selon l'issue du conflit. Tout peuple avait son ennemi
«i BÉTOLDTIOHS
naturel^ et-J^ concpjète k» ea swfàtait de iKjfu-
•Get iaolemeiit 4'Mtioa auu>ar des pnndp^ux omtK» poUliq[ue8 de l'Europe fisdt par constituer des puissaiicts de premier ovdre, qui meiiacèr<siit reetisteoce de» Etats plus &ibles* I)ès*lors une appréjbeasion commune rapprocha les gouvernemei^tS' que méBaçaât telle ou teUe puissance prépondé-* rante V les alliances prirent un caractère plus nette-^ ment défini^ souv^t les ligues^ de défensives qu'elles^ étaient d'abord^ devinrentoffensives^ l'ambition suivant la £(M?tune. Quelquefeisy au milieiik de ces vicissitudes de prépondérance^ les* étatS: m^, oondaiites^ se voyant en pérU^ il ne l&u¥ restait plue qit'à &ire œese commune avec le vaincu. Les Etats s^tés neutres apportaient ^ussi dans la nouvelle hitle leur part d'influence : enfin la science politîr» q^e se compliqua en raison de la multitude e$. de rentrdacement des rapports^ la diplonaatie scKuta les éléments les pius secrets d'une situation, et le passé devint une rè^e pour l'avenir ^ de là le sy»tèfae d'équilibre qui tend sans cesse à son but sans jmnais l'atteindre, et qui n'a £ût jusqu'ici que déplacer les influences.
Le droit public est donc représenté par les traité» qui lient ensemble tous les peuples avancés
DES pnrsus i» hord. 7
d'entvretix puf.<^ «tifN^^ partjei^èteifc. c» aoBiilcft edde» dt» nations^
Toutefois les traités reposent cm? une base AiMpt. aolide* <}ite les codes ; ce & defnierâ^ tcudaiiKt snvtdut àeopseffye^^ ont été jEormvdé» en v«ie d'iatéi^jwtf^ tcnent défiais f tandis que le&traité% lie règknt Hfatsi dei èfetttoatité» souven»! màéspsad^oaie» de Tw^rti Bionl^ CfiF qtii lei» !es|[K>0e à deâ xMEiMÉelQaeiits
Uis Mtîté présuppose la ccutipiifftic» d'im âtet de dMswâGeidentel ; il n'est qoe Fexprtssiim deiP nicesfiBlé» on des» €on veciances d'aoe^siMiatton'poll*' tique domiée * le» dreossiaiiiM ckflAgeimt ^ le mdté œ représente plus qiie le passée il n'fst pkkê m baniiMie jamoK h ptésnt : si ks i^gMisftiJbM^B^ pcùTent le nlddîfier, la fMot le Msiaftienit dd Fm^ Bulle. ^
Ub( tnâfér^ f&k^ï ooértém^ est wosilteimi eiUi>*t gfftcMbrepaar eela sent qufil esnble ;^'il^ était a#l¥eoMtt^ la société létrogfadertfft à VétmuêWBfftfêV la guereereprendraît vm cataetère dV^^rminatioftw
Les deie& pcribtiqiiea n'ont jaiiiaîsplQA) <t& l$r<e que lorsqu'ils sont df accord tiiee ies^ prîneif)^ "di»' èjNnt BMUrtl; iBMisilcs'MlécaitiM^ q«Mdqli«^,' pan;» que Ua Mi6iété« <iHe0-*méiiiM ili^ doivent pa^'
seulement naissance à des institutions rationnellei) . et| que la guerre, c'est-Â-dire la violence, a contrit ' bué à les fonder. Le vice de leur origine les atteint dans leur maturité.
Sous le point de vue moral, toute agressioil eil injuste ; sous le point dé vue politique, elle cesse de Fétre si le salut du peuple la détermine. Cmnàa» la guerre est un mal inévitable, on s'est efforcé iki moins d'en arrêter les conséquences désastreuses ; elle eut ses règles et son droit. La victoire est un fait qui a ses conséquences comme la lutte a son da nger . Il y a agrandissement d'un côté, abaiœemeat del'autre, parcequ'ilya un vainqueur et un vainca*
Les trailés marquent donc les phases princi^ palt^des rapports internationaux : plus ik sont liés à la politique générale, plus on les trouve empreints d'une idée dominante, de celle qui caractérise l'esprit ou la tendance des époques diverses : les temps intermédiaires ne sont que des temps de préparation.
Ju84|u'nu seizième siècle, les croisades exceptées^ les guerres ressemblent à desi duels de peuple à peuple, ou plutôt de souverain à souverain : on combat pour s'agrandir ou pour s'illustrer. Dans le seizième siècle, las rapports diplomatiques s'étendent ; les éléments de la science du <lroit public^'élaborent; les actes du pouvoir, bien que déterminés par les-
DES PEUPLEE DU IfOBD. «
mêmes intérêts^ se plaça»! sous la sanction d'mi principe : la civilisation est en progrès, et l'intelli^^ gence triomphe; car Vidée se généralise ^t s'impose au pouvoir lui-même. Au seizième siècle et dans la pranière moitié du dix«septièine^ ce principe est religieux : plus tard, quand les croyances s'attiédiiBsent après avoir été forcées de transiger, le principe change de nature et démine tout l'ordre politique. Le catholicisme, fidèle à l'esprit d'unité etdWtorité suprême, se transforme en monarchisme pur ; le protestantisme, après avoir conquis' la liberté de conscience et d'examen, reste conséquent avec luimême en adoptant la forme républicaine ovL les tempéraments constitutioundis qui la préparent.
La victoire de Lutzen contribua puissamment à déterminer toutes les puissances de l'Europe qui se trouvaient engagées dans la guerre, à recoui^ir à des négodations ; mais les intérêts étaient trop mé* lés, les ambitions- trop vivaces pour que la diplomatie put arrêter immédiatement les hostilités. Ferdinand se voyait débarrassé de Gustave-Adolphe; il croyait le parti protestant incapable dé se maintenir dans la position que lui avait faite le monar-^ que suédois. Les protestants eux--mêmes, tout en triomphant à Lutzen, étaient partages entre le regret d'avoir perdu un chef plein de courage et
«0 WÉYGLBTiam >:u .
dr^^nie^ et k satirfactioi» dei s&yoîf d^liifré»^ ftflîé qui afïactait cicjà iM'pr^BtiicHM» d'tia b^IMç. L» Fraiice^ qiû déàiraîl; «vftilti tout Faf&di^flseaMiMi et k Énàisonf d'Airtridv&, tenait Mirtont à eequa k Sitfède fâ% assez puîsmBtepoartcâuÉ'ksi&Bpéia^^ 0» éebefOy mak trofr pe» |É>«ir acqutéiir dans ktii^ ttM prépoodénHEioe! qnâ Faufi^ kissée matlfesse daa cùfiiditïéw. Atar miliett de ees béshatîons et de M» jsiljrigfMBf Ifahemative des soeeè^ et de» sev^n îqir^ ptittiiât sam eease aux Mgodatkmft une direetifaïF ÉKmii'eftle ; T Allemagne était rairaf^e dajo» ton» \m sfHÈêj et k |K>litiqBe de k Fraoce trionsiphiât ; G^se^ fort qtte mx ans phn taord que le traîftéde Wei^* phalie f è^ les préteBtion8'aQx:qiieUe& les deiii& |m<N tisyépmséft par une guerre de trente ana^ durent se simmettre.
Nous allons apposer rapidement quelle fot la pavt d'^influenoe de la Suède dans ce dénoûmest méiBM>« rable^ ^
Le âénaty après k mort de GustaTe^-Addlpfae^ s'ik dressa à Oxenstîefna pour Im demander queUesi avaient été les intenlions dn rot défunt au sujet d« la constitution de k Soède^ Le cbaneelier répondît qu'il en avait dressé une que Gustave avait aj^ prouvée. Le royamne devait ètregouvemépar cniq grandiaottég^ in^^'à ^ majorîté deChnétine. La
DES PSUfflAI SU NORD. 44
{lrâiB»ir«fala}ti iB«ri«i m filfei av4» !& ils ^ FA»» tequr 4i &*«a(iekK>uvg :f cette alliuMe^ faiiftntibdb;
vadMian aii^t delà PoaràouoM.' ii« feBle^il u'eg^ pi» doiiiMcfB qà& GnMivey eart rteoiMiimd»ïrt «me soUfcîtade VéduMtiMm de C^Brittioe^ ait vund» émr^ tcv dd poiivmr la reine Ëlè(MM>i«. L^ séaat gom? enft au A(>m de la jtm» wèkoé juwpi^à raesemlDiée de*^ Étittsi; la fiotte^ et Farmée âiseÉ^ mise» stir on pied rospieoiable; onenâgoaii que les fils de> SigisiBcxaé^ (|li ÎDisigiiaîatteaSiiMei ae seforaiafiseDt iin|Miiti à la farreur d'voe locigad minorité. En 1633^ Im EtaM prodatmèieiit ChxiiÉiiie rehie de Soède. Le0 (àmq fÇNÊBâé tdDfitàaasaaxteê de l'Ëtat^ le àtol»^ le manki raHÔrtl^ le chaBeeliee et le trésorier, faremacanméi ttftèoiaa de kpriaéesse. Le prmeîpe faféré^ ditake icwuiu dans des carùOBataaoKjeB si dîf ficiieB est use pi^ttve édbtante du respect que professait la Bobksse pour la mémoire de Giisitav&. La oftifistî* totkm de 1634 rédigée par Oxenstiersa, qui «raît jeaî dd toute la cm^siiGe de in» idjn^, ne iaitpM iBoîne boimeorà la sagesse du duoKeiier qar'au prince dont il avait ^i aouTettt reçu les inapiara^
ÎM gacKtr d'jàUemagnfe rédÉmait dea mesie pMmpfees et éB^giqiÉes. Les profneea étaïkat
épuisées par les levées d'hommes, qu'un assez grand nombre die jeunes paysans s'expatriaient ou se mn-^ tilaient niéme pour échappa à l'obligation dn ser* vice. «Nous sommes dans un^ situation dîffîdle, écrivait le dbancelier du fond de l'Allemagne ; mais si nouscédons à ces difficultés, nous sommes perdtis. Pour ne pas nous brouiller avec nos voisins, il fiiut nous montrer coulants sur les points de peu d'importance. Gardons'-nous surtout de montrer ni d^ couragement , ni crainte , ni irrésolution : il iaut que le courage et la raison dominent comme si le pays n'avait rien perdu par la mort du roi : les princes meurent , mais les nations sontimmortellés. » Dès le commencement de l'année 1633, le chancelier avait été nommé par le sénat représentant de la couronne de Suède dans l'Empire, av^ec les pouvoirs les plus étendus. Après s'être assuré parla composition du conseil de régence qu'il y aurait accord entre ses vues et les actes du gouvemen^ent suédois, il essaya pour ainsi dire son autorité sur les princes protestants en les engageant à s'expliquer sur la marche qu'ils comptaient tenir dans la conduite de la guerre, et leur proposa d'ester entre les trois moyens suivants : l"" former un congrès de tous les électeurs et Etats protestante de r Allemagne qui laisseraient à la Suède la direction
DES PGUPLE8 DtJ NORD. 4S
de k. guerre^ distincticm à laquelle cetl^ puissance avait acquis dès droits par des sacrifices et par des victoires que le sang de Gustave avait scellées; 2* continuer à former deux camps, en laissant l'électeur de Sax« agir pour lui-même, sous la condition toutefois qu'aucun de ces deux partis ne pourrait traiter de la paix sans l'ass^ottiment de l'autre ; 3** dans le cas où les princes protestants croiraient pouvoir se passer de l'assistance de la Suède, ou si le sénat ^édois lui-même refusait de participer à la guerre, payer à cette puissance une indemnité*
L'électeur de Saxe ajourna la dédsioji jusqu'à l'arrivée de celui de Brandebourg. Il était visible que les grandes maisons protestantes ne voulaient point renoncer à l'appui desarméessuédoises^ maisqu'elles espéiaieiit s'attribuer la meilleure part dans les bé^ néfices dd la victoire. Le projet d'alliance entre la Suèdeetlë Brandebourg, dont le mariage de lajeune Christine eut été la garantie, fut bientôt abandonné; d'un autre côté, Chistîeni IV demanda la main de cette princesse pour son troisième fils Ulric; la Saxe avait fait des ouvertures dans un but semblable.
Les États de la basse Saxe désiraient garder une neutralité qtri leur eiït permis de se décider selon l'événement. Enfin, malgré les résistances de l'am-
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laSiiède, an ooQgràs de HcàlbitoKiny uae jdtiaiioeqme Gnifitare »vak déjà préparée.
Le chanceher sigpnla S(m eatvèe «i foaodopa, 4X)aana« chef de k fsoiifédérarUoB de liei^ ^Nur ides BMsnres impestanles : la Paktniiil eut «sMÊi|é affiF Jbériiâers de Frédédc, 4pi liaamÈ survèom «que pesi de jours à <Gfiist»vie^fiolphe«
Ledbâc deSasa^WesuMor i|tak «l «droit de véda* OMr «se i»|XMnpeB8e digne f|e fea aerv^ea : ^1 obtint, malgré la résistance du chancelier^ l'aueceide dcrtalioa du'dnehéde Fjraoccmte. ^ <Se aeta «miouv^ikr fi consigner .dans les andbâvm ide Soède^ ^t Oscpiatieroa au sn^^d^e l^sxpadîliea de icel: 3aete, qu'une ftdte reqvèbe adressée par im prwaedttamBiià à iw jQobleauèdMS^ et qà^tam irilpnondeK^ea- 4aiii» a'w ficUe wédok ea^ers^ Alkneai t la 4ema^de «t k o»ces8iMi oie pei^ «(t»ordâiiaîni8<r). »
Il jDie falUt lîen moiiisKfae la fibèraiité £aroétt Aa eheaeelîer pour «aiâfifiàimà tooifia kayaétaptiwai;
('I ; Maneal, inqait, in perpetaam rei memoriara in acchivo nostro gennaiiiim priiMÎ|>«ai t «oodo wMl ûl yetf isM, ^ «Uêéam ai^îlem in ^ermapia ^rimpo pripûpi id çpQjtiUiciS^^ eii^vfy i|^ {^t(f9j|iwa|^e donare mfue absonnm et ai>8urdam reor. ( fHémoins de Christine*
DES WWflM» m NORD. 4»
ier¥«peisi9 pr^Kfti^ kmi que leB im^et U» prince», des yolm^tés tt 4e9 pla^oa 4e iGjii^yQ-idalpbay
torat de Mayence. i^ mîwt^^ &9J3igà^ Fmq^ûèf^ fit h^bikiniimt ^^v^^^f e^ {urojet* lUc^eli^ voi^lait |[iffder J^iiaMteiiiirâ» si^ le^^f^ deJi'AIL^naglije |wpte$tiiiit^ ma^ jl *ep80yM m Tain 4e rédwre le 4^Q0Qiier»aa riUe p^«^d'me de mç» e^ésinr^ i^t hn^n'il lu^ Qt p^pposeï* 4'einplay^r rîAfluenxxe de h FiwKae pwr £»Î4?e ^pa^si^ k sq» Gk h reine
Dettx («rmé^ m^d(3iîsf!|i » tirpuviiient dpQ9 la hmtie jykixiAgae; li^^içi» owamajOkdaftt l'noe dans i'Alffice^ itt L'dutfie ^ép^«t/fp &vi|èR^ jbqqs 1^ oicdp^s «de Baguer. IBiui^^ <swii»an(JMit> troisième
4i\m%m 9^1^% ^w h pn^et d'jwitrer ^dan? la harn^ Sme et. 4i3»|5?9yw ^eratard m Fxançonk: le^aiMifdAeyrf^<<$^iii&Mi)^ plan. L!w](»iée pnnapak, qm ^mît fi^ ^jmtÀega^ m S9X», .£iit divisée en deux corps. I^e <^ç4el4|in^bpiii|[ eit l^ipliam^ ^ iXitM^h^lt)W4t: ^W le Wl^aer ej; daw la
H BÉVOLVTIONS
devait se porter sur le Mdn et se mettre en communication avec Tannée du Danube. Le comte palatin de Birkenfeld prit le commandement sur le bas Rhin après la retraite de Baudissin, tandis que Hom , à la sollicitation des États de Suède , allait renforcer Tarmée du Danube : Thum fut investi d'un commandement en Silésie.
La mort de Gustave avait développé les germes de mécontentement qu'une guerre si longue et si pénible avait jetés dans les rangs de l'armée suédoise : l'indiscipline allemande , les défections fréquentes qu'ils avaient sous les yeux, ne pouvaient qu'exercer une influence £&cheuse sur l'esprit des guerriers du Mord. Le roi avait su les maintenir dans le devoir, mais sa fin prématurée, que le bruit général attribuait à un assassinat, relâcha subitement les liens de l'ancienne discipline : les colonels de l'armée du Danube réclamèrent l'arriéré de la solde et l'exécution des promesses que leur avait £aites le feu roi. Us se plaignirent hautement de ce qu'on avait négligé leurs intérêts au congrès de Heilbronn ; enfin ils déclarèrent qu'ils cesseraient de combattre et garderaient les pays conquis comme gage de ce qui leur était dû.
Tandis que Hom s'était rendu près du duin« celier pour se concerter avec lui sur les moyens de
DES PetfPUâ t)D NOBD. 47
calmer cette irritation qui menaçait de ^gifèr les autre» corps^ le duc Bemhard resta avec Tarmée mutinée, et profita de son infiuence sur les chefs et sur les soldats, pour donner plus de poids au:^: de^ mandes qu'il Causait pour lui-même. H parait même qu'il prêta aux mécontents Fautorité de son nom, ce qui détermina Oxens^ierna à accorder de bonne grâce ce qu'il lui eût été impossible de refuser. Les dotations accordées aux officiers représentaient une valeur d'environ cinq millions de thalers. Les crf&ciers propriétaires de ces domaines furent con* sidérés comme membres du congrès de Heilbronn ; toute l'armée obéissait à cette ligue et à la coulonne de Suède.
Cependant des rivalités queGustaye seul avait su comprimer se manifestèrent parmi les chefe : le duc de Wèimar aspirait au commandement de l'armée ; son frère aine Georges traversait toutes m intrigues, et le ciiancefier les opposait habile^ ment l'un à l'autre^ non moins par ambition que pour conserver à la Suède les avantages et l'honneur de la. direction suprême. Ce fntdans les mêmes vues qu'Oxenstierna , après avoir retiré au duc Georges le commandement des troupes suédoises^^ exposa Banner à ce prince qui s'ëtait &it élire gé* 1^1 de la ba^ Saxe, Gette mésintelligenoe dans