‹ Révolutions des peuples du NordChapitre 16 sur 42 · IT · texte numérisé non relu

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«S BBVOLirriORS

Ip ^éb paralymàt les ^woès é» alliés ; si les J Jjoipériaiix eusse&t s^ avec çmemble et aocrad, h u )aal9îfiie de NôiHJUiQg^n? si iuneste au parti proie»- n lanty ddt fBBtièfemeqt ruiné ses espérances. \

La Of^ta palatin GHri&tiaa de Birkenlfeld rra»- i porti^ das avantages signalés sur les bords du Da^ linba ^ du Bbîai. La prise d6 Heiddberg avait \ ft^eyfè la iDonquéta de tout le bas Palatinat, la vi<^ ^ loira de P&fiealiofeQ chassa les Lorrains de l'Ai* \ faae, tandbs qua les généraux. Âkrioger et Féna : apenafaieol la Souabe. HQm s'avaùça pour dbser* , yar leurs qpéraitiansv et la duc <k Saxe^Weimar) trîofupba&t sur I0 Danube» s'anpara de Ratisbomaie* Ce dernier voulait pénétrer dans les états hérédi«laires de l'^eaiperaur^ mais fiora tefusànt de se }oindi« à lui, soit parce que sa présmce ëtait né« cessaireen Seoabe^ soit parce que le citancdiier son faaaafpère lui avmt donné des instructions secrètes à ôet égards ledac^y lâécoatent» rentra esx Soud:)e m sea troupes coimnip^t quelques excès; Cette jalousie ou ce mauvais vouloir entitifna la perte de Aatiflbonne/ dépendant les Impériaux passèrent le Danube^ prirent Donauwert et nriirent le siège durant Nôïdlingcti. Pour secourir cette vUle, Hom et pembavd de Saxe se réunirent; ils devaient raœ* vw des r^sdbrtsdeFimnoonieetdesbordsda Abin.

DES tWffPJM m NOBD. «»

De son ctoé^ Teimemi avait été nejetet parie oBfdi^ aal m&nt d'Espagne. Berahard vûidait livrer Iw» taille ; Hom était d'avis de différer le cMûfbat^ car les Suédois n'étaient que dix-huit mille contre trente mille. Le rhingrave Othon s'avançait avec cinq mille hommes, et l'arrivée de ce renfort eàt rendu k lutte moins inégale. Uimpéiuostté de Bemhard, qui devait se rapprochai deNdrdlingen, sur la route d'Ulm, s'i^nparer d'une hauteur et s'y maiMœir jusqu'à l'arrivée du comte^ fit d^une sbn{de escar^ mouche une bataille sérieuse qtii eut pour résultât la déroute complète dé toute l'armée suédoise^ Hom fut feit prisonnier ; quant à Weimar , mécon»' tent des entraves que Ton mettait à son autorité , il essaya de fonder ^ fortune sur l'appui de la France (1).

La captivité de Horn et l'ambitiou de Bemhard rendaient plus désastreuses encore les suites de la bataiOede Nôrdlingen. Les Impériaux avaient repris courage depuis la fin tragique de Wâllenstein.

Après la perte de la bataille de Lutzen, ce général s'était retiré len Bohême ; là il avait ordonné une enquête pour examiner la conduite des officiers paidant la bataiHe. Les lâches furent punis de

tl) G»Y«^, eiMp. le.

2» RËVOLUTKntS

mort^ tandis que ceux qui s'étaient distingués reçurent du duc des récompenses et des marques d^honneur. Après avoir établi ses quartiers d'hiver dans les provinces autridiiennes, comme pour épuiser son propre parti, il ne sortait de l'inaction qu'il semblait s'être imposée, que pour frapper des coups décisifs, plus soigneux de sa réputation militaire que des intérêts du parti impérial. £n Sijiésie,. quoiqu'il disposât de iarces doubles de CfsUes de l'ennemi , Wallenstein parut . prendre à tâche de se poser en négociateur au lieu d'agir en généralissime. Â Munaterberg , il fit proposer au général d'Arnheim une trêve de six semaines. « Le but de ma mission, disait renvoyé, ne se borne pas à une suspension d'armes, je suis venu pour conclure une paix éternelle avec les Suédois et avec tous les princes de l'Empire, pour payer l'arriéré de votre solde et maintenir le droit de chacun : si Vienne rrfusait de ratifiof» le traité que vous propose le duc de Friedland, il embrasserait ouvertelaoïent votre cause, et enverrait l'empereur à tous les diables. » Le m^e envoyé s'expliqua d'une manière plus explicite encore avec le comte de Thurn. <c La Bohême, lui disait-il,peutrecouvrer toussesandens privilèges; ses proscrits seront réintégrés dans leurs domaines^ les jésuites seront chassés du royaume.

DES raUPLES DU NORD. U

et les Suédois justement indemnisés de tous lèuri sacrifices ; pour utiliser les soldats de tous les partis, on les conduira contre les Turcs; si Wallens-^ tein monte sur le trône de Bohême^ il s'engage à faire jouir le pays de toutes les libertés civiles et religieuses. La maison du Palatinat rentrera dané ses droits, et le duc renoncera au Mecklenbourg;si on lui donne la Moravie en échange ; lorsque les alliés auront signé ce traité, si Ferdinand II re« jEusait de le ratifier, Wallenstein saurait Hen Ty contraindre les armes à la piain* »

Cette conduite étrange pouvait cacher une ruse; le duc, qui regardait comme fevorable à spn influence d'entourer ses projets d'un voile impénétrable, pour frapper les esprits par le double prestige de^ ses talents militaires et de son génie politique, ne voyait peut-^tre, dans ces ouvertures, qu'un moyen de désorganiser la, ligue de Heilbronn, pour dicter ensuite des conditions à ses en* nemis séparés. Mais d'un autre côté l'ainbition de Wallenstein et les démêlés qu'il avait eus avec l'em-p pereur devaient feire craindre à ce prince que si son général intervenait comme médiateur, il ne sacrifiât à sa propre fortune les intérêts de la maison d'Autriche. Les troupes italiennes que le duc de Féria avait conduites en Allemagne étaient indépendantes

éê Walknflleiii ; le duc en |)rit de l'ombrage. Le «ainistre de France était Tâme de toutes les iii« trigues politiques dont rÂll^mag&e était le théâtre; il avait oràte de foornir à WaUemtdn rai|«efit né* eessaire dès qu'il aurait rompu définitivemeut avec l'empere^r^ et se flattait d'isoler de cette manière

les influences principales, dès que l'abaissement de la maison d'Autriche eât été consommé ; mais le projet n'était pas «encore mùr qu'il était déjà di» Tulgué, et Peuquièpès n'osa se prononcer ouverte-' ment, croyant d^ailleurs avoir assez gagné en mettant ^empereur aux prises avec le duc.

Oxenstiei^na, qui trouvait les avanta^ offiertA aux Suédois par Wallenstein bien au-dessous de ses espérances les plus modérées, crut ou feî« gnit de croire que de telles offres n'étaient pas sérieuses^ et qu'elles ne pouvaient que cacher un piëgè. La conduite du duc n^êtait pas de nature à lever ces doutes : à la faveur de la trêve, ses émia* saires débauchaient les soldats de l'armée ennemie et en attiraient un grand nombre sous ses drapeaux ; mais plus son armée devenait formidable^ plàfi il affectait d'agir indépendamment de la cour de Yieni2e, flattant les Saxons dont il excitait la jalousie contre les Suédois, et menaçant l'empe^ reur du sein de ses provinces héréditaires ; tout à

DES PBUP£Bs ml fmj>. u

coup II fit fine démowtratkm viers ht SAt^i eb ijpà oUigêflL d^Àrnheim à quitter la Silé&iepoBr alW nu seGotirs de» proviBces menacées. Cette retraité ékA Salons laissait à découvert le corps d'armée que le ceinte dé Tliurri commandait près dé Steiiiau. Lei^ Suédois, surpris et accablés par le ôoihbre, furent obligés de se rendre à discrétion ; leeomtedeThurti^ chef de la première révolte de la Bohéiûe, fut feit prisoiiniei^ par le vainqueur. Là cour de Vienne, qui comptait feire un ez^^ple de ce général, ap^ prit avec indigiiatîon que Wallenstein lui avait rendu la liberté ; le duc fut hautement accusé dé trahisoil. La prise de Liégnltz, dé Gross-^logau et de Francfort-sur-rOder, fut la conséqueiice de la victoire de Steinau. Landsberg , qu'on inegardait comme la clef de la Pdméranie, ouvrit ses portée aux Impériaux. Wallenstein lui-même entra dàna la Lusace, où il s'empara dé Gorlitz, et deBautasen. Sans vouloir accabler entièrement l'électeur deî

Saxe, il espérait l'amener enfin à signer FalhatiCer qu'il lui avait proposée. La marche dé Bernhard sur les états autrichiens le força d'aller à sa ren** contre ; mais à peine le due de Saxe eu1>'il opéré sa retraite, que Wallenstein rentra en Bohème, no^ nobstant les vives sollicitations de l'empereur. Taât dV>piiidàtreté porta ses fruits; de tcmé tùtès on s6l-

U > RBV0LUTI(H<8

Ucitait Ferdinand d'^r au général rebdle le com-mandement de Tarmée ; l'électeur de Bavière^et» tait à cette condition sa coopération active, et YÉapagne menaçait d'abandonner entièrement le parti de l'empereur s'il tardait à donner à ses alliés cette éclatante satisfiaction. Quelques niesures de rigueiir prises par la cour de Vienne annoncèrent an duc qu'il n'était plus temps d'hésiter ; cependant, soit confiance dans sa force, ^t, comme le dit Schiller, que les présages astrologiques lui fussent défavorables, il balançait encore; enfiji il s'ouvrit à Piccolomini qui, feignant d'entrer dans ses vues, les dénonça à son maitre. L'empereur avait ordonné à Wallenstein de quitter ses quartiers d'hiver pour aller repr^idre Ratisbonney et de détacher de son armée six cents cavahers que réclamait la situation de la Bavière. Le duc réunit tous les che& à Pilau, comme pour délibérer sur l'opportunité de ce mouvement. Il invita en même temps la Saxe et la Suède à lui envoyer des agens surs, pour arrêter avec lui les clauses d'un traité d'alliance ; un grand nombre de diefs se rendir^dt à cette invitation, mais les plus influents de tous, Gallas, Ck^orédo et Âltringer, se dispensèrent d*y paraître.

Le général Ulo^ dévoué aux intérêts du duc, re*

* planta aux che& assemblés tous les dangers qu'entirainerait Tobéissanc^ aux ordres de Vempereur ; il leur dépeignit, sous les plus noires couleurs; Tinfluence tyrannique de l'Espagne, qui tendait à afibibiir le duc pour le dépouiller ensuite sans danger de son commandement; il ajouta que Wallenstein, pour se dérober à un si sanglant afBront, était décidé à résigner ses] fonctions. Tous les g^éraux s'écrièrent qu'un tel chef était indispensable k l'armée ; mais Wallenstein ne céda à leurs sollicitations qu'après avoir obtenu d'eux une promesse formelle de dévouement et d'obéissance. Gallas et Hccolomim transmirent aussitôt à Vienne tous les détails de cette conspiration. L'empereur leur ordonna d'arrêter le coupable et ses principaux complices, et, dans le cas où les formes légales ne pourraient étrç observées, deles saisir mortsou vifs. Tel étaitl'aveuglementde Wallenstein, qu'il ne soupçonna pas la contre-coiispiration qui s'ourdissait à ses côtés. Gallas et Âltringer quittèrent Pilau sous différents jw^étextes; le premier, investi du comnuindement; en chef, conduisit un renfort dans la basse Âutricbe, Piccolomirii se rendit à Vienne, de l'aveu de Wallenstein, qui ne pouvait soupçonner la trahison à l'instant où il trahissait lui-même. Quand il lui fut impossible de douter , et que Gallas

» KÉYOLimOIfS

eut fiât Affîchcir partout la sentcmse qui le mettsit hors la loi aÎBsi que se» compilées^ le duc^ quoique surpris, ne dései^péra pas de sa fortune ; il fit pubber la défeosdd'ohéiràtoutordrequi porterait uneautre sigoature que la sienne ou que oelle de ses principaux lieutemints. Enfin il se disposa à réunir toutes sea forces oontro TAutriehevaprès s'être assuré de l'appui du duo Beridiard. Mais Prague élait déjà au pouvoir de ses ennemis ^ Tarmée avait reconnu l'autoiité de Gallas, et Piocolomims^avançait contre lui avec des forces imposantes. En effet, Qxenstierna ^ convaincu désormais que la révolte du due n'était plus uùe feinte, avait donné ordre à ses généraux de lui amener promptement des secours. Unlàcbe assassinat, en frappant la révolte au cœur j délivra Ferdinand du plus grand danger qu^il eût couru depuis le commenc^xtent de cette guerre. On peut dire de l'empereur et du duc, qu^avec des mo^ tifs légitimes de crainte^ ils recoururent l'un et l'autre à des moyens égalaient indignes de leur rang et de leur renommée ; le premier oublia que Wallenstein avait sauvé l'Empire , le second que son élévation n'était pas seulement Toeuvre de son génie^ mais que sa puissance s'appuyait au trône qu'il voubut renverser (4).

0) aesdiidbttf ém dreyMÎgj&hHgeii Eriégs. Schiller.

BES PBOTUSS va NORD. ST

Letlvâte» deH bataiUe de NârdUngeii netardèrent pa» à dessiller plus nettem^ott Ie9 préteiitioias àe» ebe£i prbtetiaulB^ et les tendances respectives desi partis. La Saxe fit la pake pour son compte, it Prague ; él^ sans y être autorisée^ eQe transigea ait nom de ses coreligionnaires. Cette défection valut à l'électeur la Lusace. Les services des Suédois, la mort glorieuse de Gustave, tout (ut otiblié ; près» que tous lea états protestants suivirent cette im-» pnltton : Osensti^na lui-même eât été réduit à ac*» eepter la pûx^ si les conditions qu'on n'avait pas honte de lui offrir n'eussent été aussi contraires h rhonnenr national qu'aux règles les plus vulgaires de la justice.

La régence de Suède inclinait à la paix : la famine qui désdaît le royaume, l'expiration imminente de la trêve avec la Pologne, l'état des affaires en AUe^ Hiagiie, tout lui monunit ce résultat comme nécessaire. La politique de la France, qui ne désirait rien moins que la retraite des Suédois, à l'instant où le parti impérial semblait triompher, vint en aide au chancelier. Uarmistice fut renouvelé pour vingt-six ans, mais au prix des conquêtes de Gus«tave^ÂdoIphe en Prusse « Accusé par *les uns de i^obstiner à continuer la guerre^ gourmande par les ^g^ats de Richelieu pour agir avec trop de len-

2« BÉTOLDTIONS

teur, Oxenstierna se trouvait dans la position la plus emba;rr8S8ante : il était temps que la France jetât sou épée dans la balance désintérêts politiques. Richelieu conseillait à Louis XIII d'entretenir la guerre en Allemagne et en Hollande, et de s'emparer de quel* ques places fortes sur le Hhin, pour reculer jusqu'à ce fleuve les firontières du royaume. Une armée française, déjà maîtresse des ^Ues les plus fortes de la Lorraine, était sur le Rhin, toute prête à profiter des événements ; d'aiUeurs l'Âlsaoe' était une garantie suffisante, et la ligue de Heilbronn en était réduite à consentir à tous les sacrifices pour acheter l'appui d'un allié puissant. Le duc Bernhard, dans l'espoir qu'on lui céderait l'Alsace, entra au service de la France» mais il termina sa carrière avant d'avoir pu saisir la couronne qu'il ambitionnait»

Dès lors tout tendait vers Richelieu. Le chan* celier visita lui-même le cardinal à Gompiègne ; toutefois cette entrevue entre deux hommes d'état également habiles ne termina rien, par la raison peut-être qu'ils étaient dans une méfiance égale l'un de l'autre. Oxenstierna paraissait travailler sincèrement à la paix : il ne demandait pour la Suède que Farriéré de la solde des troupes, et une place sur la Baltique comme garantie. Il croyait

en outre convenable de traiter directement avec Fempereur, rejetant Fintermédiairè de Télecteur de Saxe, qui voulait que la Suède se soumit sans conditions à la paix de Prague. Les Suédois devaient licencier leurs troupes, évacuer toutes les places et les pays conquis ; lorsqu'ils auraient évacué FAllemagne , l'électeur promettait d'employer sa médiation pour faire payer à la Suède, dans l'espace de quelques années, un million de florins à titre d'indemnité.

Tandis que ces négociations étaient pendantes, les troupes saxonnes s'approchèrent, des quartiers de l'armée suédoise, dans le but d'exciter un soulèvement parmi les officiers. Il ne restait plus qu'à combattre. La fortune, plus forte que la politique, avait préparé ce résultat, et JeanBanner, selon l'expression énergique de Geïer, arracha des mains des princes allemands le bâton de commandement de Gustave^Adolphe. Le chancelier se trouvait comme prisonnier de sa propre armée ; la révolte prenait un caractère menaçant ; Banner, à force de présence d'esprit et de fermeté, parvint à le soustraire à ce danger ; il le fit transférer pendant la nuit de Magdebourg aux bords de la BaU tique. Le général isola les corps doat les chefs lui étaient suspects, ii. s'entoura de ceux sur lesquels il

pouvait compter. Avec six mille hommes il maiii^ tint ses communications et déjoua toutes les tenta*^ tÎTCS de l'électeur, dont l'armée était quintajde. Des r^forts que Torstenson lui amenait de Prusse le mirent bientôt en état de menacer la Saxe : peu de temps après, la bataille de Wittstock, où les Saxons furent complétanent battus, ef&ça la tache de Nôi^ dlingeu} Banner s'empara d'Erfnrtliet deTorgau, et assiégea Leipsick. Menacé par toutes les armées impériales^ il se maintint quatre moi^ dans ub camp retranché, et passant à travers les ennemis, il mit entre eux et lui TElbe et l'Oder. A Lands* berg, cerne par les forces de Gailas et de Meracini^ il leur échappa par une marche simulée, et opéra sa jonction avec Wrangel. En 463T, les Suédois ne possédaient plus en Allemagne' que la Poméranie, dont une partie était menacée par les Impé^ riaux ; l'année suivante, Banner, à la tête de trente mille hommes, poursuivait Galias, qui s'était replié dans la Silésie et dans la Bohême. En 1689, le gè* néral suédois gagne la bataille de Chemnitj:, envahit la Bohême, feit prisonnier Montécucuîli à Brandeist et ne s'arrête qu'aux portes de Prague, La conduite suspecte de la maison de Lunébourg, la mort du duc Bemhard, que Banner espéi^ait r^fli^ contrer sur les bords du Danube, déterminèrent le

général suédois à une retraite que la concentration des forces impériales rendait nécessaire. L'an«> née 46i0 montra pour U première fois une armée française réunie à une armée suédoise. Longueville et Guébriant commandaient cette dernière. Banner, auquel s'étaient réunies quelques troupes de la Hesse et du Lunebourg, essaya inutilement d*entrainer Piccolomini à une affaire décisive. Les Impériaux occupaient en toute sécprité leurs quartiers d'hi^ ver, près de Saalfeld ; tout à coup Banner^ renforcé par Guébriant, lève son camp, traverse au milieu des neiges la Thuringe, la Franponie et le haut Palatinat, et parait devant Ratisbonne, où Ferdinand m présidait la diète. Un dégel subit paralysa ee projet hardi. Banner, resté seul avec ses Suédois, n'échappa au danger qu'en sacrifiant une partie de ses troupes. H rejoignit de nouveau Guébriant à Zwickau ; mais épuisé par la maladie et les fatigues de cette retraite pénible, il expira à HaïbtntBà (iM4).

Le chancelier était rentré en Suède depuis Tété de À 656, laissant tout le soin de la guerre à Banner. Sans négliger les affaires d'Allemagne, Oxenstierna surveillait activement l'administration du royaume : il régularisa le système de recrutement, et s'efforça de élire peser sur la noblesse

la plus grande partie des charges publiques» H ré^ pondait à ceux qui opposaient à ses propositions les privilèges des sénateurs, que la liberté sur laquelle ils s'appuyaient n'était autre que celle de ne rien donner à la couronne (1). Après la mort de Banner, le gouvernement décerna le commandement de l'armée en Allemagne au général Torstenson. Avant qu'il eut consenti à se charger d'un £ardeau que sa santé lui faisait regarder comme trop pe* sant, les trois généraux Fuel, Wrangel et Wittemberg, réunis à Guébriant, battirent Fennemi à Wolfenbùttel. Malgré cette victoire, le méconten* tement des chefs, fomenté par les intrigues des agents secrets de Lunebourg et du Danemark, menaçait de désorganiser l'armée ; déjà plusieurs colonels parlaient de passer à Tennemi, lorsque arriva Torstenson. Abandonné de presque tous les chefs, dont son élévation excitait l'envie, délaissé par Gu^riant qui s'était rephé vers le Rhin, Torstenson, perdu de ses membres et presque mourant, opposa à tant d'obstacles sa fermeté et son génie ; il traversa la Lusace, prit d'assaut Gross- Glogau, et s'empara de Schweidnitz après avoir battu le duc de Lunebourg : Olmûtz lui oa*

(1) PdmskôU.

DES PEUPLES mi NORD. 53

vrit ses portes^^t sa retraite en Silésie fiit marquée par une^suite de succès. Elnfin , il couronna la campagne de 1642 par une victoire complète sur l'archiduc Léopold et Piccolomini, dans cette même plaine de Leipsick où avait triomphéGustave - Adolphe.

Après la prise de Leipsick, Torstenson avait eu une entrevue avec Guébriant ; ils arrêtèrent les opérations de la campagne suivante^ dont la divergence des intérêts paralysa le résultat principal. Gu^riant marcha sur leRhin^ tandis que Torstenson, traversant la Bohême, poursuivait ses succès jusqu'à 01-* mûtz et Brùnn , et que ses partisans menaçaient la capitale de l'Empire. Komisgmark occupait l'ennemi sur l'Elbe et le Weser, et repoussait les Impériaux de la Poméranie. Sur ces entrefaites, Torstenson, alors en Silésie, reçut du gouvernement suédois la nouvelle que la guerre avec le Danemark était déclarée. Le chancelier écrivait à Torstenson, du 25 mai 1645 : « Nous avons remarqué depuis longtemps que le Danemark, pendant la guerre que nous £siisons en Allemagne, se tenait prêt à profiter de nos désastres. Depuis que vos victoires et celles de Banner ont réduit l'ennemi à se tenir sur

la défensive, l'empereur cherche un appui en Pologne et pousse le Danemark à la guerre, Gette

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dernière pnissaiice, qui s'est pôsé^côitatme liiédiàtrioe, au lieu de presser la conclusion de la paix^ flttne sur terre et sur mer. On dit que Féréqùcf de Brème et les ducs d'Oldenbourg et de Bruns^ck* Lunébourg sont d'accord avec le Danemark. Cologne et plusieurs Etats catholiques entreraient daifà ectte ifitrigue pour former dans l'Empire un troisième parti dont il est question depnis longtemps. Le Danemark ne néglige rien pour arriver à une àllianée avec la Polo^pn^ ; on négocie avec la Russie le mariage du prince Waldemar aveic la fille àti tsar, pour nous susciter au besoin un ennemî dte pltift^ Des griefe plus directs annoncent en iMXtt lesdispositions hostiles du Danemark à notre égard \ ilentravela navigation du Sund, prélève, contre les traités, des droits sur les denrées destinées à alimeii^ ter la Suède, et vient d'établir une croisière devatrt l'île de Ruden pour soumettre nos vaisseaux à de* droits de douane et à une visite non moins déshonorante pour notre pavillon, que contraire à wM intérêts commerciaux. Nous croyons donc qu'if convient d'attaquer ouvertement le Danemark, «f qui nous oblige à retenir nos recrues; Vous noni^ rcfttvcrrcz doncautant de vétérans que vous pourrez, safis nuire toutefois au btrt de Vos opérations, qui est de vous porter sur !a Baltique, et dé pifendre voé

DES FBUPLBS* DU H ORD. m

Ifuartéem d'hiyer dans le Holstein ^ le Jutland : mââ le plBts grand secatet doât fevoriser cette attsH» que.«« Vetis têxàxerez de oonteàindre le duc et Fé-^ véque de Brème à séparer icNirs troispes de celle» de Yexmeadf et vcms ésrven:^ un coi^ vers la Poméranie et le Mecklenbourg, poui^TeiUes' jasqa'à TOtre anirée à ]» déj^se éss forteire^ses et am pas-» sage de l'Elbe. Yous^ regarderez comme ennenri qideoiiqtte tom résistera ^ en motivimt eette conduite par le besoiû de procurer des caBtoanementf â TW soldats.... Nous e^roBs^ par la promptitude et l'accord de nos mouvemeiits, écraser le Daneïùârk dit le mettre dans un tel ëmbarrds^ qu'il s'occupeJrd moins de nos affaires que des siennes prbp^é^. Ce plan sans doute a ^es daiigei's ; il poûr^ rtdt entiuyer notre guerre d'Allemagne. . . tâchez d'obtenir de GaHas un armistice tandis qtté l'cta négocie. Si cette réssoilrce votis manque^ feites pour le mieux (4). »

TôrsrtensoU: ne reçtrt qtie fort tard ces instttKttîon^ j cependant fl s'y conforma immédiatemeiott ; Galias donna dans te piège et se contenta d'obsei*^ ver l'armée suédoise en couvrant la Bohême. Le général suédois se trouvait déjà à Havelberg, que

(I) fittAiU déi Jfehiii$$ dU royauthe de StAéde pour Tâ^^ 464X

5fi RÉVOLUTIONS

lien de ses desseins n'avait encore transpiré. H convoqua les officiers et leur annonça de bons quartiers ; avant la fin de l'année, le Holstein et le Jutlaud étaient envahis.

Une lettre du chancelier à Torstenson, que nous empruntons à Geier, résume les événements principaux de cette guerre. « Kous avons appris que vous avez battu la cavalerie danoise à Golding, qu'après avoir occupé le fort de Middelfert, vous vous êtes emparé de tout le Jutland jusqu'à Skagen, que presque tout le Holstein et le Sleswig sont en votre pouvoir, et que vous êtes sur le point d'attaquer la Fionie. INous avons donné ordre à Gustave Horn d'entrer eu Skanie, où il a pris possession de Helsingborg, d'où il s'est porté sur Landskrûne et Malmô, attendant l'occasion de s'emparer de quelques places fortes qui le rendent maître du Sund, jusqu'à l'arrivée de nos flottes. INotre but principal est de mettre en mouvement toutes bos forces pour tenir en respea le Danemark que nous attaquerons au printemps par terre et par mer. Tâchez d'occuper la Fionie et assurez-vous des Belt. Au mois de mai, notre flotte dirigera tous ses ef- «nwto '«ontre la Séelande. Notre plus grand obstacle i la flotte danoise, flous espérons uéalmioins autre sera en état de lui tenir tête.. . Il y a

deux partiisà prendre : attaquer l'empereur en contenant le Danemark par Foccùpation du Holstein et du Jutknd, ou tourner nos forces principales contre le Danemark, en nous tenant sur la défensive en Allemagne ; ce dernier me paraît préférable. En Allemagne, il fiiut défendre les comtés et les pkces fortes de la Baltique ; il ne parait pas prd* bable que l'empereur s'avance vers le nord, eii laissant derrière lui ks places que nous occupons en Moravie et en Silésie; s'il s'y hasardait, il faut le recevoir de votre mieux, sans oublier que le coup décisif doit être porté en Danemark ; nous espérons que cette guerre ne sera pas longue, puisque déjà les Danois ont essayé d'entamer des négociations ; vous pourrez ensuite vous tourner contre les Impériaux. »

Cependant Christiem IV, dont l'âge avancé ne diminuait point l'énergie, avait commencé les hostilités par la prise de Gothenbourg, puis il força une flottille y que la Suède avait achetée en Hollande, de rétrograder; bientôt une nouvelle ' fiotte auxiliaire parut devant Gothenbourg. L'amiriatl médois Ftemming commandait quarante vaisseaux; il s'empara, vers la fin de juin, de l'Ile de Femerii, où la flotte, danoise, commandée par le roi septuagénaire vint le rqoindre. La ba-

5jS EjâyoLDnofi»

. i^îUe navalç du 6 juillet fiit des plu^ sauglmt^poqze persoppe^ tombèrent antour de Chri^jtâertt, qui fiit atteint d'upe })Ieiswre. On s'^'HxU^ua la vicr tpire de part et d'autre ; quelque temps aprèsi FJemming fut tué et Wf angel prit le oomniander inent de la flotte. La cour de Vienne ayant pénétré la politique d'Oxenstierna, Gallas'ayait ipeçuTiordre de s'avancer contre Torstenson, pour le mettre entre les Impériaux et les Danois ; il fallut dooc renoncer à l'attaque des iles danoises.

Le général suédois ne put déeider rennenai à une ]>àtaille9 mais il entraîna Tannée allemande à ja poursuite^ et finit par la détruire entièmnou^tf. Wangel rencontra la flotte danoise entre les fies de Laland et de Feniera, et remporta sur elle un avaii* tage décisif. Enfin la paix se fit à Brômsdxro, sons la médiation de la France,

Un parti puissant s^était formé dans le séaat de Suède en £aiveur de la paix que lepoùasait le chancelier. « J'ai remarqué, dirait à cette oecar sionla jeune rdne Christine èOxenstiama, qate presque tout le «énat était d-un avis opposé à Vùttt avis et aumien« n Lapaixav^bDanemark, aignée en 1645^ fut avantageuse pour la Suède : edl^<î obtint sur le Sund et le Bdc une frandiiee entière, qui fot .étendue au commerce dç la f^niande^ de jyi

DES tViVtim ffJP IJÎORD. 19

pédblevtlp? |le^ jde Gothlaod €t d'Cl^l, ç|;leHaIl^^d ppur txfimte ^a^g, ^emsdr^ la i^eatitutioa de e^tti^ ^|-iHi^^ pFpvj^MPe pe pouvait é^a «xî^ ^»s Té^ qpi\^î^, firêmey^ enlevé par Kicenisi^ark, Tmtfi ^si^eut m jpo^yf^ de§ Suédois,

Ëj» préaat I4 dM^^lier cointe çl^e 5a(krxa9r$, la r^Qe .dit m #^t : « CT^st 12a gi^nd ii^iiieire cpii a fqrvi uq j^9a4 rçi. ^ Cji^jrî^ti^e aiinait à prodwce

piquait peu de reconnaissance.

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