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CHAPITRE XXXYI

Tandis qae Pierre bouleTsrsaîttonfi les rapporte sœiaux^ comme pour doniier à la informe ptos de tarfiatoe, n& liomme qui poursaivjot k glôÎTè des armes avec k toéme épretë de volonté qui portait le tsar vers Tutile venait de s'asseoir sur le tr^ie deSuède.

Charles Xn avait été déclaré majeur à Tâg^ de quinze ans.. Les états crurent £aÉpe sdede {nrudence en prévenant les troubles d'ane minorité. Et en e£fet, le génie du jeune rot se montra teliemaDitex*ceptioimel, quesiplus tard son despotisme militaire entraina la ruine de la Suède, ^'est i^rtout à la êsmtune qu'il fiiutâ'en prendre. Chatkà XQ âitteop complètement guerrier pour pouvoir être motte chose. Par une bizarrerie qui n^esi fMoint sens estemple dans rfaistoire^ ce prince si panonné pour les armes était profondément religieux : qu^idlés âmes fortes ont ce point d'appui, ^sUes portent tout 4 Festrème, et leurs erreurs mêmes revêtent un caractère de grandeur.

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Ses premières études furent sérieuses^ ses divertissements des périls. Dès son enfimee, il montra une opiniâtreté indomptable que l'exercice du pouvoir accrut encore. Ses premiers actes comme roi annoncèrent que l'expérience de ses conseillers n'aurait aucun empire sur ses déterminations. Piper, son fevori, gagné par l'ambassadeur de France, n'avait pas eu de peine à persuader à son maître que la Suède devait renouveler son ancienne alliance avec lé monarque lé plus absolu de l'Europe. Benoît Oxenstierna^ qui dirigeait les a£feires étrangères, combattit cette mesure avec chaleur : le jeune Charles liii imposa silence.

La paix de Riswick n'était qu'une trévé : toute l'Europe se tenait prête pour les nouvelles combinaisons qu'sdlait ouvrir la succession de Charles II. Frédéric, premier roi de Prusse, mettait ses États sous la sauvegarde d'une forte organisation militaire ; sa politique pacifique et conservatrice taidait à soutenir là Suède. La Russie semblait être en bonne intelligence avec Charles XII : Auguste de Saxe, tranquille du côté de la Turquie, désirant inaugurer son règne par quelque entreprise d'éclat, méditait la conquête delà Livonie. Pattkul, gentilhomme livonien, que des motifs particuliers animaient contre les Suédois, excitait encore ce prince

à la guerre, et ouvrait des négodations avec le roi de Danemark et le tsar. La république répugnait à une rupture avec Charles XII; mais Auguste espérait que le succès de ses armes changerait cette disposition; et le traité était signé à Moscou, que les Polonais l'ignoraient encore. Le roi de Danemark saisit l'occasion qui se présentait, et entra avec empressement dans cette ligue contre la Suède. Le Holstein était toujours menaçant pour le Danemark, et l'alliance du duc de Gottorp avec Charles Xn, dont il avait épousé la sœur, ne pouvait qu'affermir Frédéric IV dans ses projets contre son jeune rival. Le traité fut bientôt changé en une alliance offensive et défensive. De son côté, la Suède renouvela avec la Hollande et l'Angleterre le traité de la Haye : l'intégrité des territoires était garantie ; quant au Holstein, on devait s'en tenir à la convention d'Altoiia.

Les Danois commencèrent les hostilités par une brusque attaque contre les Etats du duc de Gottorp ; leurs succès furent rapides ; ils mirent le siège devant Tônnigen; l'eiitreprise du roi de Pologne sur Riga, où commandait Dahlberg, offî^er suédois d'une grande expérience, échoua complètement. Â ces nouvelles, le sénat de Suède prend l'alarme; rien n'était prêt pour la défense; .iin roi

M§ l&YOUIÏIONS

uMDcpérimenté^ qui n'avait encore foit preuve dt courage et d'habileté qu'à la chasse, paraissait peu propre à coi^urer le péril. Tout à coup le hères se révèle par l'effet du péril même. On a cru le surprendre , il attaquera, c Dieu sera mon guide , di^il aux sénateurs étonnés ; j'en aurai bientàt fini avec l'un, puis j'attaquerai l'autre. Jamais je n'en« trcprendrai de guerre injuste, jamais non plus je ne déposerai le glaive avant d'avoir forcé mes en-* nemis à satisfeetion. » Ces paroles furent le pro* gramme de son règne.

Quelques troupes hollandaises et hanovriennes étaient venues au secours de Tônningen, mais déjà cette place était réduite à la dernière extrémité ; un corps suédois marcha contre les assiégeants tandis que la flotte allait se joindre aux escadres des al- Hés. Charles XII visite d'abord les frontières de la Norvège, redescend en Scanie, s'embarque avec douze mille hommes et les conduit sans obstacles dans rtle de Séland. Q établit son camp à peu de distance de Copenhague, mais il n'attaqua point cette viUe, soit que son armée fût trop faible, soit parce qu'il craignait que ses aUiés, qui voulaient la paix du Mord, ne se séparassent de lui, dès qu'il menacerait l'intégrité des possessions danoises. Fré* déiioIV apprâiendant de voir changer les diaposi-

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