‹ revve des documents historiquesChapitre 47 sur 108 · DU COMMERCE ET DES · texte numérisé non relu

DU COMMERCE ET DES

TRAVAUX PUBLICS Parfs, le 20 jauvicr 1834.

Monsieur le Préfet, j'ai reçu votre lettre en date du 16 janvier courant par laquelle vous me faites connaître la conduite inconvenante du Directeur de PAmbigu-Comique et la mesure que vous avez prise à son égard.

Je ne puis qu'approuver cette mesure. Quoique le sieur de Cescaupène ait toujours eu soin de ne jouer aucune pièce nuisible à la tranquillité publique, il s'est rendu par Pacte que vous me signalez indigne de l'autorisation de donner des bals.

Toutefois, je regrette. Monsieur le Préfet, que le sieur de Cescaupène ait pu croire, d'après les autorisations accordées à d'autres directeurs, qui sont moins dévoués au Gouvernement, d'après les autorisations accordées pour les bazars Montesquieu et Saint-Honoré, dont les entrepreneurs sont en contravention avec vos arrêtés, ait pu croire, dis-je, que l'administration manquait de justice à son égard.

Au milieu de vos soins si éclairés pour le maintien de l'ordre

LES BALS MASQUÉS A PARIS qS

et de la tranquillité publique, je vous prie de ne pas perdre de vue qu^il importe que Padministration favorise autant que possible la prospérité des théâtres, et surtout de ceux dont les directeurs ne sont pas hostiles au Gouvernement.

Néanmoins la conduite du sieur de Cescaupène a été telle que, quelque soient les motifs qui puissent être allégués pour Pexcuser, il me parait convenable de maintenir votre refus.

Agréez, Monsieur le Préfet, etc.

Mi le Conseiller d'État, Préfet de Police.

Le Préfet crut devoir justifier sa conduite et, dans ce but, il donna au ministre de plus amples renseignements dans sa lettre du 23 janvier, qui marqua la clôture de ce curieux incident parisien.

PRÉFECTURE Paris, le 23 janvier 1834.

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