JEAN-FRANÇOIS DE SAINT-LAMBERT
vanité de publier le bien qu'il dit de moi ; elles ne paroîtront jamais.
Je vous suis très obligé , Monsieur , du présan de votre livre (i). Je le lirai avec attention et sûrement avec plaisir. En le parcourant , je vois que vous pensés comme moi , et cela me confirmeroit encor dans mon opinion, si quelque chose pouvoit rébranler.
J'ai rhonneur d'être avec toute la considération possible» Monsieur,
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A Monsieur, Monsieur De Croix, secrétaire du Roi, ancien hôtel d'Hollande, vieille rue du Temple.
Saint-Lambert tint parole : il ne livra pas les lettres que lui avait adressées Voltaire. La correspondance générale n'en contient que six^ portant les dates suivantes : 9 juillet lySS; — novembre 1760; — 7 mars et 4 avril 1769; — 7 avril 1771 ; — 1®'' septembre 1773. Où est le reste de cette correspondance, qui devait être assez étendue, car Voltaire, loin de tenir rigueur à son rival, lui prodigua les éloges à l'occasion de son poème des Saisons et le fît admettre à l'Académie. Il est désirable qu'un chercheur heureux découvre les lettres de Voltaire à Saint-Lambert et les mette au jour.
(i) Il s*agit peat-être de l'ouvrage publié par De Croix, en 1776, sous ce titre : Vami des arts, ou justification de plusieurs grands hommes.