‹ revve des docvments historiqvesChapitre 44 sur 70 · LETTRE A ROBESPIERRE · texte numérisé non relu

LETTRE A ROBESPIERRE

aveu, mais le papier soufre tout et on rougi moins de loin qu'en face l'un de Tautre. Tu es ma divinité suprême et je n'en connais d'autres sur la terre que toi : je te regarde comme mon ange tutellaire et ne veux vivre que sou tes lois ; elles sont si douces que je te fais le serment, si tu es aussi libre que moi, de m'unir avec toi pour la vie. Je t'offre pour dot les vrais qualités d'une bonne républicaine, 40,000 francs de rente et être une jeune veuve de 2i ans. Si cette offre te convient, répond moi, je t'en suplie. Mon adresse est à la veuve Jakin, poste restante, à Nantes. Si je te prie de me l'adresser poste restante, c'est que je crains que ma mère ne me gronde de mon étourderie. Si je suis assez heureuse pour obtenir de toi une réponse favorable, je m'enpresserai de lui montrer. Pour lors plus de mistère. Adieu, mon bien aimé. Songe à la petite Nantaise et à cette malheureuse cité qui est bien affligé par le fléau de la guerre. Comme ton mérite te donne beaucoup d'influence dans l'assemblée, fais donc tes efforts pour nous délivrer de la misère où nous sommes. Je ne parle pas pour moi, mais pour tous les braves sans-culottes et bons citoyens. Répond moi, je t'en suplie, si non je me rendrai importune dans mes écrits. Adieu encore une fois. Songe à l'infortunée qui ne vit que pour toi.

Ne mest point le cachet de la Convention. Écris moi comme un simple particulier.

Cette curieuse pièce appartient actuellement à M. Benjamin Fillon, qui a réuni un dossier très-important sur Robespierre.

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