‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 109 sur 302 · PREMIÈRE LETTRE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE LETTRE

Au moins conseillerai-je à ceux qui sont résolus d'être critiques en dépit .de la nature et qui n’ont pas une grande disposition pour la lecture et pour l'étude, de choisir la profession dé connaisseur. Elle s’acquiert à bien meilleur marché que celle de critique en poésie. En retenant les noms de quelques peintres et le genre qu'ils ont exercé, avec un petit nombre de règles d'Académie, qu'ils ramasseront chez les artistes, ils auront bientôt avancé leur réputation de connaisseurs.

Un homme de cette sorte se trouvait avec moi quand j'allai voir la semaine dernière les Cartons de Hamptoncourt’. Il venait de faire le voyage d'Italie; il s’y connaissait donc, et n'avait la bouche pleine que de la grâce de Raphaël, de la pureté du Dominiquin, de la science du Poussin, de la vaguesse du Guide, de la grandeur de goût des Carraches, de la sublimité et du grand contour de Michel-Ange, et de tout le bagage de la critique, dont il composait ces discours volubiles habi-

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. Voy. p. 62, note.

. Tous les portraits de Vandyck ont été portés à Windsor.

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