‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 25 sur 302 · BERNI · texte numérisé non relu

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. — DaAvip COMBATTANT GOLIATH.

(Villa Borghèse à Rome

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Photo Alinari.

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ressemblance individuelle ;un peintre d'histoire montrel’homme

en montrant ses actions. Aux impuissances essentielles de son art 1l faut que le second porte. remède. Il ne saurait faire entendre qu'une phrase, il ne représente qu’un seul instant; il

ne peut pas, comme fait le poète ou l'historien, s'étendre et

inculquer une grande vénération pour le héros ou pour le saint qu il représente, et nous faire savoir en même temps que le

saint était difforme et le héros boiteux. Le peintre n’a pas : d'autre moyen de donner une idée de la dignité morale, que

d'employer cette apparence extérieure que la grandeur des pensées imprime en général, quoique non pas toujours, à la physionomie, et de supposer cet accord de la figure avec les sentiments et avec la situation, que chacun désire et qui

manque quelquefois. Le peintre, qui fait à cet égard tout ce.

qu'il veut, doit profiter en cela de ce que permet son art, puisqu'il y a du reste tant d'effets de la véritable grandeur qu’il

ne peut rendre. Il ne peut pas faire parler son héros en grand.

homme; ainsi il faut qu’il soit rompu à l’analyse des circonstances dont se compose dans la vie réelle la dignité des apparencess |

Ce nest pas dans l'invention seulement, c’est encore dans l'expression qu’il faut éviter les minuties. Il ne faut donner aux figures que les expressions que produit en général la situation de chacune. Et cela ne suflit point : chaque personnage doit avoir l’expression qu’on voit ordinairement aux

personnages de son rang. La joie et la douleur d’un per-

sonnage noble ne doivent pas être exprimées de la même manière que les mêmes passions dans un visage vulgaire. D’après ce principe je remarque que le Bernin mérite peutêtre quelque censure. Ce sculpteur, admirable à beaucoup d’é égards, a donné une expression fort commune à son David’, qu’il a représenté au moment de lancer la pierre avec sa fronde ; afin de le représenter avec plus d'énergie, il lui a fait mordre sa lèvre inférieure. Cette expression est loin d’être une expression générale, plus loin encore d’être une expres-

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