‹ Reynolds, discours sur la PeintureChapitre 290 sur 302 · AIX-LA-CHAPELLE · texte numérisé non relu

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sificateurs modernes qui, légers de pensée, s’adonnent aisément à ces galopades de vers que Shakespeare a ridiculisées dans Comme il vous plaira.

Il y a la même différence entre les anciens portraits d'Albert Dürer et de Holbein, et ceux des peintres modernes. Les modernes l’emportent par la facilité ; mais il y a dans les anciens une vérité qui, quoique rendue d’une manière dure, leur est cependant un avantage.

LEBRUN. — À Cologne, une personne de la famille de Jabach possède le fameux tableau de Lebrun représentant Jabach, sa femme et leurs quatre enfants’. Il est bien supérieur à ce dont j'aurais cru Lebrun capable en fait de portrait. La femme de Jabach est assise à sa gauche, entourée de ses quatre enfants, et d’un lévrier égal du reste pour le dessin et la peinture. Jabach est beaucoup dans l’ombre, excepté de son visage. Lebrun s’est représenté lui-même, comme peint sur une toile posée Sur un chevalet ; devant lui sont des gravures, des dessins, des porte-crayons et un grand buste doré d'Alexandre. Les portraits sont égaux aux meilleurs de Vandyck, mais il ya une lourdeur dans l'effet de la peinture, que Vandyck n’a jamais eue ; et c’est le seul défaut de ce tableau.

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