DERECHEF DE L'IMITATION DES MAITRES, ET DU GÉNIE
Messieurs,
Quand dans mes précédents discours j'ai pris la liberté de vous parler de la méthode de vos études, je ne me suis jamais proposé d'entrer dans un détail minutieux quant à l’art. J'ai toujours laissé ce soin aux divers professeurs qui s'appliquent au succès de cet établissement avec le plus grand honneur pour eux-mêmes, et le plus grand avantage pour les élèves.
L'objet des discours que j'ai prononcés dans cette Académie, a été d'établir certains principes généraux propres à former je crois un goût solide : principes nécessaires pour garder les élèves de ces erreurs auxquelles la fougue de dre les entraine naturellement, et qui ont fait avorter les espérances de tant de générations d'artistes dans les différentes parties de l’Europe. J’ai voulu aussi combattre et détruire ces préjugés qui prévalent particulièrement quand le mécanisme de la peinture est arrivé à sa perfection, et qui, quand ils sont établis, ne peuvent manquer de détruire les plus hautes et les plus précieuses parties de cet art libéral.
Ces deux points ont fait mon principal objet ; ils sont encore autant que jamais le sujet de ma sollicitude; et s’il m'arrive de me répéter dans mes propos sur cette matière, vous qui savez avec quelle promptitude l'erreur et le préjugé, quand
on les néglige, prennent le pas sur la raison, vous m'excuserez aisément. Tout mon effort ne tend qu’à mettre les mêmes choses dans la plus grande variété de jours possible.
Le sujet de ce discours sera l’imitation, pour autant qu’un peintre y est concerné. Je ne prends pas ici le mot imitation dans le sens le plus étendu ; j'entends seulement celle qui consiste à se donner d’autres maîtres pour modèles, et l’avantage qu’on peut retirer de l’étude de leurs ouvrages.
Ceux qui ont écrit sur la peinture, et qui représentent cet art comme une espèce d'inspiration, comme un don de la nature accordé dès le berceau à certaines personnes privilégiées, s’assurent de dispositions bien plus favorables chez leurs lecteurs et se donnent un air bien plus cavalier et bien plus séduisant, que celui qui prétend. examiner froidement s’il n’y a pas des moyens par lesquels l’art s’acquiert, comment l'esprit peut se fortilier et s’agrandir, et quels guides indiqueront le chemin de la perfection.
D'autre part, quand on ignore la cause d’une chose extraordinaire, il est naturel d’être étonné de ses effets et de les considérer comme une espèce d’enchantement. Ceux qui n'ont jamais remarqué le progrès par lequel l’art s ‘acquiert, qui ne voient que les résultats, résultats d’un travail prolongé et de l'application d’un nombre infini d'actes, répétés d’une infinité de manières, sont sujets à conclure de leur incapacité à faire la même chose tout d’un coup, que l’art n’est pas seulement inaccessible à eux, mais qu’il est accompli par des êtres d’exception favorisés d’un don qui tient de l'inspiration.
Les personnes qui ont voyagé en Orient rapportent que, lorsqu'on demande aux habitants ignorants de ces contrées ce qu'ils savent des ruines restées debout chez eux de quelques magnifiques édifices, témoins mélancoliques de leur ancienne grandeur et de leur science depuis si longtemps perdue, ils ne manquent jamais de répondre que des magiciens les ont bâtis. Un esprit sans culture trouve entre ses facultés et les productions compliquées de l’art, un ous absolument impossible à mesurer ; et 1l se persuade qu'un si grand vide ne peut être franchi que par des moyens surnaturels.
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Pour les artistes eux-mêmes, leur intérêt n’est pas de détruire l'erreur de pareils juges, encore qu’ils savent fort bien quels moyens parfaitement naturels leur ont acquis des facultés extraordinaires, et quoique la peinture, art d'imitation essentiellement, rejette cette idée d'inspiration plus peut-être qu'aucun autre art. |
C'est pour éviter cet aveu de la vérité peut-être que le soin d'imiter les maîtres, et de fait toute imitation presque, en qui. se trouve impliquée une méthode plus régulière et progressive d'atteindre aux fins de la peinture, a toujours fait l’objet d’invectives violentes de la part des auteurs anciens et modernes.
Tout attribuer à un don de nature, ne rien devoir auxautres, est la louange que des hommes qui ne réfléchissent pas beaucoup à ce qu'ils disent, se plaisent à accorder, tantôt aux autres, tantôt à eux-mêmes ; et cette prérogative imaginaire est naturellement rehaussée par une censure hautaine du bas, du stérile, du rampant, du servile imitateur. Il n’est donc pas étonnant que le jeune artiste, effrayé de ces épithètes humiliantes et terribles dont on charge si souvent les pauvres imitateurs, laisse tomber de désespoir ses pinceaux (convaincu comme il est de l'obligation qu'il a aux travaux des autres et du peu qu'il doit à la nature), et considère comme impossible d’acquérir, par limitation de quelque maître, ce qu’on lui apprend à regarder comme une matière d'inspiration du ciel.
Il faut passer quelque chose, dans ce quise dit, aux fantaisies de la rhétorique. Sérieusement parlant, on ne peut supposer que personne veuille exclure limitation des autres. Une proposition aussi barbare mériterait à peine une réponse ; car il est évident que, si l’on ne devait point user des avantages offerts par nos prédécesseurs, l’art ne ferait jamais que de commencer et partant se trouverait toujours dans l’enfance: et l’on sait par expérience que jamais un art n’a été inventé et porté à sa perfection dans le même temps. | |
Mais pour nous réduire entièrement à la modération et à la raison, qu on veuille bien observer qu’un peintre doit non seulement de toute nécessité être un imitateur des œuvres de la nature, ce qui suflit pour écarter cette chimère de l'inspiration :
mais que d’une nécessité pareille il faut qu’il imite les ouvrages
‘des autres peintres. Ceci pourra paraître plus humiliant
encore, mais il est également vrai; et personne, quoi quon veuille supposer, ne peut devenir artiste d'une autre manière.
Cependant ceux qui semblent plus modérés et plus raisonnables, accordent que notre étude doit commencer par l’imitation ; mais ils ajoutent que nous ne devons faire usage des idées de nos prédécesseurs qu’aussi longtemps que nous ne sommes pas capables de penser par nous-mêmes. Ils tiennent que limitation est aussi nuisible à l’élève déjà avancé dans son art, qu’elle est avantageuse au commençant.
Quant à moi, j'avoue que je ne suis pas seulement disposé à soutenir la nécessité de l’imitation dans les débuts; je suis d'avis que l'étude des autres maîtres, que j'entends ici par imitation, peut être continuée jusqu’à la fin de la vie sans aucun des inconvénients dont on la charge, d’affaiblir l'esprit, ou de s'opposer à ce que nos ouvrages reçoivent cet air original qu'ils doivent avoir.
Je suis au contraire persuadé que ce n’est que par l’imitation qu’on parvient à la vérité et même à l’originalité dans l’invention. Je dis plus : le génie même ou du moins ce qui porte communément ce nom, est enfant de limitation. Mais comme cela paraît justement le contraire de l'opinion généralement recue, il est nécessaire que j'explique mon idée avant de la défendre.
Par génie on prétend faire entendre une faculté de produire des beautés qui échappent aux règles de l’art; faculté que nuls préceptes ne sauraient enseigner, nulle application acquérir.
Cette idée de l’impossibilité d'acquérir les beautés propres aux œuvres de génie, ferait croire que l’idée qu’on se fait du génie est quelque chose de plus déterminé qu’elle n’est, elle ferait croire qu’on esttoujours d'accord et qu’on l’a toujours été sur ce qu'il faut considérer comme la marque caractéristique du génie. La vérité est que le degré d'excellence qui dénote le génie, est différent en différents temps eten différents lieux ;
de cela je tire la preuve des diverses opinions que les hommes se sont successivement formées à cet égard.
Quand les arts étaient dans l’enfance, le simple talent de dessiner la ressemblance de quelque objet était regardé comme un des plus grands efforts du génie. Les gens du peuple, ignorants des principes de l’art, tiennent encore tous les jours le même langage. Mais lorsqu’on se fut aperçu que tout homme
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pouvait apprendre à en faire autant et bien davantage, seule-
ment en observant certains préceptes, le nom de génie chan-
gea d'application et ne fut plus accordé qu’à celui qui savait donner aux objets leur caractère particulier, qui avait l’invention, l’expression, la grâce, la dignité, en un mot ces qualités ou ces mérites pour l’enseignement desquels il n’y avait point encore de règles connues et promulguées.
Personne de nous ne doute que la beauté des formes, l’expression des passions, la composition d’un sujet, même l'art de donner un air général de grandeur à un ouvrage, sont maintenant l’objet de règles parfaitement établies. Ces qualités étaient autrefois considérées comme un pur effet du génie, et j'avouerai que c’est avec raison, si le génie n’est pas pris pour une inspiration, mais seulement Eaux l effet d'une étude exacte et de l'expérience. … ‘44 Eli EL pur Per os
Ce mérite fut celui du premier qui Gt neldne unes À ces observations, et les digéra de manière à en former des principes invariables pour le diriger dans sa tâche; mais il est probable que personne ne s’avança fort loin du premier coup; en général celui qui donna l’idée, ne sut pas comment s’y conformer avec suite et méthode, du moins dans le commencement. Il travailla lui-même sur cette idée et y donna quelque perfec-
| tion; d’autres, en continuant l’œuvre, avancèrent l’art, jusqu'à | ce que le secret fût découvert et que la pratique en devint
| aussi générale qu'une pratique raffinée peut l'être. On ne peut ÿ dire combien d’autres principes pourraient être établis etfixés; mais comme il est probable que la critique marchera toujours ;
de pair avec l’art, qui est son objet, on peut prévoir qu'à mesure que l’art fera des progrès, les facultés dont il subsiste seront fixées de plus en plus par des règles.
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, Cependant, malgré toutes les règles que la critique pourra établir, il n’y a pas à craindre que l'invention soit jamais étouflée ou asservie, ni que l'énergie de l'esprit soit amenée tout entière sous le joug d’une loi écrite. Le génie aura toujours de quoi s'étendre ; la même distance le séparera toujours du jeu de l'intelligence étroite et d’un mécanisme d’exécution.
Ce que nous appelons génie commence non pas là où les ; règles prises en général finissent, mais où les règles connues, . vulgaires et rebattues n’ont plus de lieu. Il faut de toute néces- sité que même les œuvres du génie, ainsi que tout autre effet,
comme elles ont leur cause, aient leurs règles ; ce ne peut être par hasard que de belles choses sont produites avec quelque constance et certitude : telle n’est pas la nature du hasard. Seulement les règles suivant lesquelles les esprits extraordinaires, ceux que nous appelons hommes de génie travaillent, sont ou bien de celles qu'on découvre par ses propres observations, ou bien d’une nature trop délicate pour ètre facilement exprimées par des mots, attendu surtout que les artistes n’ont pas ordinairement le talent nécessaire pour | se communiquer ainsi. j ; Pour immatérielles toutefois que ces règles puissent paraître, pour difficile qu'il soit de les véhiculer par l’écriture, elles n'en sont pas moins aperçues et senties dans l’esprit de l’ar- | tiste, qui travaille d’après ces règles avec autant de certitude, que si elles avaient pris corps, si je puis dire, sur le papier. Il est vrai que ces principes fins ne peuvent pas toujours être rendus palpables, comme les règles plus grossières de l’art; mais il ne s’ensuit pas que l'esprit ne puisse être mis en train | de percevoir, par une espèce de sens intellectuel, ce point 4 exact dont les paroles toutes seules, surtout celles d'écrivains inexpérimentés comme nous sommes, n’apportent qu’une faible expression. |
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L'invention est une des grandes marques du génie; mais,
si on consulte l’expérience, on trouvera que c’est en se rendant
; les inventions des autres familières que nous à | inventer nous-mêmes, comme nous APRES à penser en lisant les idées d autrui. ET PPS PT SON J
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# C’est avoir fait un grand progrès dans l’art, que d’avoir : /! assez formé son goût pour goûter et sentir les beautés des f grands maîtres ; la seule conscience de ce goût pour ce qui est bou enfle l'esprit d’une fierté intérieure, et l’affecte presque aussi puissamment que s’il avait lui-même produit ce qu'il admire. Notre esprit, ainsi fréquemment échauffé par le contact de ceux à qui nous souhaitons de ressembler, attrapera infailli-
blement quelque chose de leur manière de penser, et nous recevrons en nous au moins quelque rayon de leur feu et de leur éclat. Cette disposition, si forte chez les enfants, de prendre involontairement l'air et les manières de ceux avec | qui ils ont le plus de commerce, nous la conservons toute * 2: la vie, avec cette différence seulement, qu’un esprit jeune est LR: naturellement souple et capable d’imitation, tandis qu’un âge e. plus avancé le rend plus raide et incapable de recevoir une impression profonde, si d’abord on ne l’échauffe et si on ne l’amollit. | |
Ces observations, qu’un peu de réflexion vous fera porter beaucoup plus loin, nous montrent combien il est important
que nous accoutumions notre esprit à la contemplation des belles choses, et que, loin de nous contenter de cette étude
pour le temps de notre jeunesse, nous entretenions jusqu’au dernier moment de notre vie une espèce de rivalité avec tous les exemples authentiques du génie. Ses conceptions ne sont pas seulement une nourriture pour notre jeunesse, mais encore la î substance dont s’engendre la vigueur de notre pleine maturité. ja
L’esprit humain n’est qu’un terrain stérile, un sol prompte- | ment épuisé et qui ne produira point de fruits, ou qui n’en produira qu'un seul, s’il n’est fertilisé sans cesse et enrichi de matière étrangère.
Après que nous avons eu continuellement devant les yeux les grandes productions de l’art pour remplir nos esprits d'idées analogues, nous sommes capables (non pas aupa- | RAA ravant) de produire quelque chose dans le même genre.
Alors nous observons tout ce qui nous environne avec les /,| regards pénétrants de ceux dont nous avons contemplé les | ouvrages ; et notre esprit accoutumé à penser les idées des
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Das plus nobles et des plus brillantes intelligences, est préparé à fe découvrir et à choisir tout ce que la nature offre de grand et pee de noble. Le plus grand génie formé par la nature ne saurait | subsister sur son propre fond; celui qui a résolu de ne mettre à contribution aucun esprit que le sien, sera bientôt réduit
PAS | par stérilité pure à la plus misérable de toutes les imi- 1 fa tations ; il sera obligé de s’imiter lui-même, et de répéter À . de nouveau ce qu'il aura déjà répété plusieurs fois. Quand. | à. à on connaît de nom le sujet que des hommes ainsi faits se 4
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- proposent de traiter, il n’est pas difficile de deviner le tableau qui en sortira.
C'est en vain que les peintres et les poètes s’efforceraient AD d'inventer sans une matière sur laquelle leur esprit puisse Rs Cr travailler, et d’où il faut bien que l’invention prenne sa source. | Rien ne saurait sortir de rien. | Le | On croit qu' Homère a possédé toutes les connaissances de LE # son temps, et nous savons avec certitude que Michel<Ange et Raphaël ont été de même en possession de toutes les connaissances en fait d'art, mises en lumière par leurs prédécesseurs. Un esprit enrichi de l’amas de tous les trésors de l'art ancien et de l’art moderne, sera sans doute plus élevé et plus fertile en ressources, à proportion du nombre d’idées qu'il - aura recueillies et digérées. Il n’y a pas de doute que celui qui a le plus de matériaux, a les plus grands moyens pour inventer. S'il manque du pouvoir d’en user, cela ne peut tenir 4° qu’à une faiblesse d'esprit ou à la manière confuse dont on en +."
a chargé son esprit. Pot Le E Ru
L’addition du jugement d'autrui au nôtre propre est si loin de nous affaiblir, comme beaucoup le pensent, qu'au contraire il façconne et consolide nos idées de la perfection, portées chez nous en germe, faibles, informes, confuses, capables de recevoir leur achèvement seulement de l'autorité et de la pratique des maîtres que l'épreuve des siècles a consacrés. | |
On a comparé l'esprit ou le génie, à une étincelle qu'une trop grande masse de combustible étouffe, et empêche de devenir flamme. Cette comparaison, dont se sert Pline le
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jeune !, est une source d’erreur facile pour ceux qui la regar-
dentcomme une preuve. Mais il n’y a pas de danger que l'esprit soit surchargé de savoir, ou que trop d'images éteignent le génie; au contraire ces acquisitions peuvent être aussi bien et même mieux comparées, si les comparaisons ont quelque force de raison, à l'addition de cendres chaudes et brülantes, qui empêchent l’étincelle de languir et de s’éteindre. La vérité est que celui dont la faiblesse est telle que les idées d’autrui deviennent un embarras pour lui, ne saurait avoir de son fond
une grande force d'esprit ou de génie à perdre : de sorte qu'à *
mettre les choses au pire, le dommage qui s’ensuit est peu de
chose.
Nous pouvons opposer à Pline l’autorité plus grande de
Cicéron, qui ne cesse de corroborer la nécessité de cette
méthode. Dans son dialogue de l’Orateur il fait dire à Crassus que le premier et le plus important des préceptes est de se
choisir un modèle : « Hoc sit primum in præcepiis meis, ut:
demonstremus quem imitemur ?.» #1 | |
Quand je parle de l’imitation habituelle et de l'étude constante des maîtres, il ne faut pas entendre que je conseille de s'appliquer à une copie servile de la pensée d'autrui, de son teint et de sa physionomie; le résultat d'un pareil effort ne peut éviter de ressembler à celui d’un homme qui voudrait copier l'air, la démarche et des gestes d’une personne qu'il admire. Le modèle peut être excellent, mais la copie sera toujours ridicule, et ce ridicule ne vient pas de ce qu’on a voulu imiter, mais de ce qu’on n’a pas su choisir la vraie méthode d'imitation.
C’estune fierté digne d'approbation de ne vouloir marcher servilementderrière personne, quelque rang qu’iltienne au-dessus de nous. La véritable carrière de limitation est un champ ouvert, où, quoique celui qui précède ait l'avantage d’être parti le premier, on peut toujours se proposer de le dépasser ; de toute manière c’est assez de suivre la course de celui qui nous
1. La mémoire de l’auteur semble ici en défaut. On n’a pu retrouver ce passage de Pline le Jeune.