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comprendre qu'il n’y a pas dans toute la scène une seule circonstance qui tienne de la nature de l'illusion. Le mérite et, l'excellence de Shakespeare et de Garrick, quand ils tenaient ces sortes de scènes, est d’un genre différent et beaucoup plus élevé. Mais ce qui ajoute à la fausseté de cet éloge, c’est que la meilleure représentation théâtrale est au contraire de nature à paraître moins naturelle à un homme de ce genre, qu’on mA suppose n'avoir vu encore aucun spectacle, qu'elle ne paraît à | ceux que l'habitude du théâtre fait se prêter aux conventions dramatiques. not eh ul EP TE étuts à Dans ces nuton, il faut beaucoup d’indulgence quant à l'illusion du lieu où se passe l’action: tant à cause des spectateurs qui nous entourent que des lumières qui éclairent # la salle, du changement des décorations, de la langue poétique $ enfin, si différente de notre anglais ordinaire, et qui, en tant qu’anglais seulement, ne peut que surprendre beaucoup dans la bouche d’Hamlet et de toute la cour de Danemark. Le spectateur a ces indulgences ; mais parce qu’il les lui faut avoir, il est évident que toute illusion, au sens propre du mot, est détruite ; et de plus on sait que plus les gens seront de condition basse, illettrée et vulgaire, moins ils seront disposés à 18. avoir ces indulgences, partant à recevoir aucune sorte d’illu-
qé sion : les différences que la scène présente étant précisément
les plus sensibles qui soient à cette sorte de gens sans instruction.
Quoique mon intention ne soit pas d’entrer à fond dans cette matière de l’invraisemblance théâtrale, je dois remarquer
j que même l'expression des passions violentes n'est pas touji RS meilleure à proportion de ce qu’elle est plus naturelle ;
en n’y cherchant que cela, la terreur qu’elle excite pourrait être My de si grande et communiquer au spectateur des sensations si péni- A bles, que la balance en vertu de laquelle Île plaisir domine ue". dans l'esprit serait détruite. Des contorsions désordonnées,
des éclats de voix déchirants, quelque violente que soit la situation, quelque propre qu’elle paraisse à motiver cet excès, ne
nv sont pas de mise au théatre. Justement, on n’admet des
SES Done en ce genre is à cause de la nécessité qu’il y a d’éten-
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