‹ Rhodésie et TransvaalChapitre 31 sur 63 · BULUVVAYO ET LE M AT.A BE I,E I- A \D · texte numérisé non relu

BULUVVAYO ET LE M AT.A BE I,E I- A \D

'l'avons pas le temps de tirer, les mules fraîches vont m galop. A dix milles environ, il fautqu'elles calment celle belle ardeur, l'essieu d'avant s'est rompu. Nous restons huit heures en pleine campagne pour le réparer, fort heureux que cela ne soit pas arrivé la nuit. Notre noir part au galop sur une mule pour Fort Charter chercher un autre essieu, mais quand il revient, au bout de six heures, sans rien rapporter, nos cochers ont réussi à fabriquer un nouvel essieu avec des troncs d'arbres coupés à la hache; faute de clous, il est maintenu par des cordes et des courroies. En attendant, nous avons passé agréablement le temps avec un jeune mineur australien de vingt-cinq ans environ qui a un type français, et dont la gaieté communicative paraît bien être aussi d'origine gauloise. Ilnous raconte des histoires impossibles qu'on suit à mesure sur sa figure si mobile.

C'est toujours le sable, sur ce haut plateau qui sépare les eaux du Zambèze de celles de la Sabi : on traverse des sources de rivières, à sec le plus souvent. Il y a des taches boisées, rarement de vraies forets, et lo plus souvent les arbres sont malingres; quelques collines n'atteignent pas cent mètres de hauteur, ce sont les Intabas Insimbi ; il y a là des kraais mashonas. Près de la rivière Umniati, qui n est qu'un lit de sable, il y a quelques ruines. C'est ici la frontière entre le Mashonaland et le Watabcleland,

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On traverse la rivière Sabakwe, où l'eau forme des bassins assez profonds; un canot est attaché en cas de besoin près d'un relais où il y a un magasin de vivres et quelques liutles; après déjeuner, nous allons voir la rivière, qui se perd au loiu dans dos collines boisées où l'on a mis à jour des quartz aurifères, les premiers que nous voyons au Malabeleland.

La contrée continue à être tiès boisée jusqu'à Iron Mine, avec de larges clairières dans les bois et au bord des rivières, formaut de beaux pâturages. Iron Mine, ou la mine de fir, est une colline entièrement formée de minerai de fer, surgissant des bois et des pâturages. C'est là l'embranchement de la route de Victoria au Mashonaland. Les pays que l'on traverse pour y aller rappellent tout à fait ceux que nous avons décrits au Mashonaland. Les vallées et les collines de Sclukueet Tebekvve valent, comme paysages, colles de Mazoé.

Les ruines de Victoria. — Nous décrirons ailleurs Victoria et les fameuses ruines de Zimbabyé, qui se trouvent à seize milles de cette station. Nous dirons seulement ici que ces ruines fout une véritable impression : la grandeur de l'enceinte circulaire, qu'on appelle un temple ou un labyrinthe, en impose. Quant à la (jucstion de leur origine, elle est eiuore si indécise qu'il est diflicile d'en parler; dans tous les cas, il n'y a aucun travail d'architecture qui permette de les attribuer à un peuple avancé en civilisation. Les noirs

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