‹ Rhodésie et TransvaalChapitre 38 sur 63 · LES RUINES DE ZIMBABWE · texte numérisé non relu

LES RUINES DE ZIMBABWE

lain point de ce passage, la muraille, en sa partie la plus épaisse, est percée d'un trou exécuté avec une netteté remarquable; il est difficile de s'expliquer son usage, non plus que celui de plusieurs autres du même genre dans la forteresse.

Ce long couloir a près de quarante mètres de longueur, et à son exirémité il se termine par deux contreforts entre lesquels se trouve marquée par des rainures la place d'une porte. A une époque postérieure, celte porte a été murée.

Au delà, on pénètre dans l'enceinte la plus inaccessible, en forme de croissant, au milieu de laquelle se dressent deux tours, une grande et une petite, en forme de troncs de cône; la plus petite est un peu en avant de l'autre. Le sol est cimenté, en grosses pierres, dans lesquelles a été fixé un mouolitbe. Il n'y a que deux portes pour pénùtrer dans ce lieu, celle par où nous sommes entrés et une autre au delà des tours, à l'autre extrémité. La grande tour a environ onze mètres de hauteur; le sommet en est légèrement écroulé d'un côté; Cari ."Uauch avoue avoir été cause de cette tlégradation.

Les murailles de ces deux tours sont parfaitement circulaires et vont en diminuant de diamètre jusqu'au sommet, où la plate-forme de la grande toui* devait avoir plus d'un mètre de diamètre. Près de ce sommet les pierres forment un dessin en chevrons, analogue à

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celui (le la muraille extérieure. L'intérieur est entièrement plein, et il n'y a pas de fondations à plus d'un pied au-dessous du pavé en ciment; cette construction repose ensuite directement sur le roc; il en est de même pour la pelite tour.

La destination religieuse de ces tours est démontrée d'une manière évidente par de nombreuses découvertes faites par. \I. lîeul et que nous aurons occasion de décrire.

Le reste de la grande enceinte circulaire est divisé par des murailles 1res irrégulières où il est impossihie de distinguer un plan ; on a cru retrouver cependant la place d'un autel eu certain point. Ce qui est remarquable, c'est la quantité de monolithes dressés de divers côtés et que nous rencontrerons aussi sur la forteresse.

La seconde masse de ruines intéressantes est celle qui se trouve au pied de la forteresse. Elle est située dans une sorte de vallée et aurait été comme une pelite ville, le temple et la forteresse élaut isolés. On y arrive en traversant deux étroits passages reliant plusieurs enceintes et passant à coté des fondations de deux tours rondes. Les constructions sont beaucoup moins parfaites que celles du temple, sauf une muraille qui entoure un vaste espace tout à fait au fond de la vallée. Les Cafrcs ont miné tout ce terrain pour en faire des champs de maïs, et M. Bent n'a pu songer à y entreprendre des fouilles qui auraient été sans résultat. Il a

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