‹ Rhumatisme CérébralChapitre 13 sur 16 · UN · texte numérisé non relu

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indications de l’eau froide dans le rhumatisme cérébral. Voici quelles sont ses propres paroles devant cette même société: «Lorsqu'on embrasse d’un coup-d’œil général les mani- »festations délirantes qui surviennent dans le cours des rhu- »matismes articulaires aigus, on voit que ces symptômes »peuvent se grouper sous quatre formes différentes: la folie »rhumatismale, l’apoplexie rhumatisimale, la méningite rhu- »matismale, enfin, le délire simple, non accompagné d’alté- »ration manifeste du cerveau. Le traitement par le bain froid, »à coup sûr, ne peut s'adresser à toutes ces formes multiples »et nous pouvons rapidement éliminer les deux premières formes du rhumatisme cérébral: si l’eau froide agit dans vla folie rhumatismale, c’est comme agent hydrothérapique »simple; et d’une façon toute différente à celle qu’a recher- »chée M. Maurice Raynaud par les bains froids prolongés.

»Dans la forme apoplectique, où l’on constate à l’autopsie »des suffusions sanguines plus ou moins étendues, et même »de véritables hémorrhagies cérébrales, l’usage des bains »froids noas paraît tout-à-fait contre-indiqué, et leur action »ne pourrait qu'augmenter la tendance fluxionnaire vers »l’encéphale.

» Il est plus difficile de juger et d'apprécier l'influence du »bain froid dans la méningite rhumatismale, d’une part, par- »ce que le nombre d'observations est encore trop restreint; »d’autre part, parce que les malades ayant guéri, nous ne » pouvons savoir s’il s'était fait un véritable travail phlegma- »sique du côté des méninges. Maïs à voir la rapide guérison »des malades et l'absence de tout trouble cérébral ultérieur, »nous ne croyons pas à l'existence, dans les cas de MM. »Raynaud et Blachez, d’une véritable méningite. D'ailleurs »il est difficile d'admettre que les bains froids prolongés aient »une action curative dans les inflammations du cerveau et »des méninges.

»Reste le quatrième groupe, groupe d’ailleurs mal défini »et mal délimité, et dans lequel nous voyons survenir, dans »le cours d’un rhumatisme articulaire aigu, des accidents »cérébraux plus ou moins graves et sans que pour cela à » l’autopsie, nous puissions constater soit dans le cerveau, soit »dans ses enveloppes, les lésions pouvant expliquer ces RD RÉTDUNE MESA is RE te nr ler cles Mia, »c'est le seul groupe des compliaions rhumatismales qui »soit tributaire de la médication par l’eau froide, ce sont les »seuls cas où l'application de cette méthode peut et doit » donner des résultats favorables. dater

»Ne s'adressant qu’à un symptôme, l’eau fr Didéx ne ie »combattre l'élévation de la témpérature, qui à elle seule » peut entraîner la mort du malade.»

Avouons avant d'aller plus loin que ces indications sont posées de main de maître et qu’il semble qu’on n'ait rien à y ajouter. Chaque forme clinique y prend place, et une seule semble réclamer les bains froids. Au fond, la chose est vraie et nous pensons aussi que la méningite rhumatismale ne doit pas retirer des bains froids des avantages bien considérables. Seulement la grosse question réside dans le diagnostic et nous voici revenus au point de départ, à savoir, s’il est possible de faire le diagnostic des formes anatomiques. À part quelques rares exceptions, avec lesquelles on ne doit pas compter, on peut, avons-nous déjà vu, considérer la chose comme impossible, de sorte que ces indications qui au début paraissentsi nettes perdent, on peut assez vites’en aperçevoir, beaucoup de leur importance, étant donné ce que nous avons déjà établi qu’il n'existe aucune relation entre les formes cliniques et les formes anatomiques. Evidemment, s’il n'existe aucune lésion organique appréciable, et si on doit rapporter les accidents à l'élévation anormale de la température, il est indubitable que les bains froids sont indiqués. Mais, où puiser

cette certitude, puisque les nécropsies nous ont habitués à tant de mécomptes et que la clinique ne nous a pas encore éclairés à ce sujet? [1 semble qu'on doive y renoncer, et ne pas espérer trouver dans les formes cliniques la elef de ce problème.

Ce que les formes cliniques ne peuvent donner, hyperpyrexie semble vouloir nous le fournir; aussi voyons-nous Dujardin-Beaumetz nous dire que la fièvre devient plus souvent que le délire un élément d'indication, et que le médecin qui songera aux bains froids devra plutôt interroger la fièvre que le délire. Nous croyons avec la généralité des auteurs, que c’est l’hyperthermie qui indique surtout les bains froids. Mais nous pensons aussi qu’elle devient un sujet d'indication, non seulement dans cette quatrième catégorie établie par Dujardin-Beaumetz et qu'on pourrait appeler la forme délirante, mais dans n’importe quelle variété clinique qu’on la rencontre, car nous considérons comme impossible de savoir si oui ou non elle coïncide avec une lésion organique, et dans ce doute au lieu de s’abstenir nous pensons au contraire qu'il faut agir, puisque d’un côté dans le cas d’une lésion organique, cette médication est au moins inoffensive, et que d’un autre côté dans le cas où il n’existe pas de lésion organique, c’est le seul moyen qui nous reste de soustraire le malade à une mort certaine. Mieux vaudrait à la rigueur soumettre à cette médication dix malades atteints de méningite rhumatismale, car, encore une fois, elle ne peut pas avoir dans ce cas d’influence fâcheuse, que de refuser cette seule ressource de salut à un: seul malade qui aurait pu y trouver sa guérison. En somme, tout en puisant les indications aux mêmes sources que Dujardin-Beaumetz, nous les étendons à un plus grand nombre de cas. Chaque fois donc qu'on se trouvera en présence d’un rhumatisme cérébral accompagné de fièvre, quelle que soit la variété clinique à laquelle il appartienne, il faudra songer aux bains froids: mais

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