TRAITEMENT
Quand lé rhumatisme cervico- eu reste simple, le traitement est facile.
Voici le traitement qui était appliqué à l’hôpital des contagieux. :
La première préoccupation du personnel attaché à l’ambulance est de procéder à la toilette rigoureuse du malade, dès son arrivée.
Il n’est pas indispensable d’avoir à sa ei des
baignoires ou des douches fonctionnant régulièrement.
Des infirmières dévouées arrivent facilement, avec des
servieltes trempées dans de l’eau tiède, à rendre le sujet propre. |
La toilette terminée, le malade est installé confortablement dans un bon lit, et aussitôt après l'examen, on institue le traitement.
Les vomissements du début persistent parfois quand le malade arrive à l'hôpital. La suppression des aliments et des boissons a facilement raison de ces vomissements. La diarrhée ,est arrêtée par la diète hydrique,
sans qu'on ait recours au bismuth, au tannigène ou à
LA AR AE tout autre astringent. La ‘constipation cède à 15 ou
20 grammes de sulfate de soude, ou même à un Javement. Fo
La température n'est généralement ni très élevée, ni de longue durée; aussi les draps mouillés ne sont pas indiqués. On combat la fièvre et les douleurs, on donne de l'aspirine avec du salicylate de soude qui sont les médicaments classiques du rhumatisme.
On prescrit deux ou trois comprimés d’aspirine de 0 gr. 50 et on applique de la pommade salicylée au dixième au niveau de la nuque. Le rhumatisme cervical et la névralgie’sciatique cèdent assez rapidement à ce traitement. 5
En outre dans bien des cas on a recours à la ponction lombaire. Rae
Dans les chapitres précédents, on a déjà vu combien’ était précieuse et indispensable l'étude du liquide céphalo-rachidien pour pouvoir élucider le diagnostic. En outre de sa grande valeur pour le diagnostic, la ponction lombaire constitue un mode de traitement de premier choix. |
La céphalée frontale vive, la douleur à la pression du globe oculaire, les névralgies du sciatique, queiquefois une légère contracture de la nuque et même un peu de Kernig, tous ces symptômes ne peuvent être expliqués que par des réactions méningées. On retire donc 10, le plus souvent entre 20 et 30 et quelquefois même 40 centimètres cubes d'un liquide clair, sous forte pression, coulant en gouttes rapides, parfois en jet. Il faut éviter | de trop retirer de liquide, sinon on provoque l’appari-
an
tion de sensations, de battements intra-crâniens désagréables pour le malade, et une céphalalgie qui peut être pénible et durable. à
Dans presque la totalité des cas, la ponction lombaire soulage le malade en diminuant l’hypertension du liquide Céphalo-rachidien et souvent le soulagement est presque immédiat.
Le rhumatisme cervico-sciatique compliqué d'une cardiopathie, demande une thérapeutique particulière associée à la précédente.
Le malade est gardé au lit dans l’immobilité aussi complète que possible et soumis au régime lacté ou lacto-végétarien. Comme boisson on donne des eaux minérales alcalines (Vals ou Vichy).
Le traitement médicamenteux est externe ou interne. Externe dans les péricardites, les augmentations de volume du cœur et même dans le syndrome myocarditique, interne dans les endocardites.
Comme médication externe, on utilise la révulsion au niveau de la région précordiale avec un sinapisme ou avec des ventouses scarifiées. Quand le cœur est très gros, on met des compresses: froides, ou mieux une vessie de glace. La glace constitue un excellent moyen pour combattre l’atonie du myocarde, la tachycardie, en même temps que la douleur et les autres symptômes subjectifs.
Le cœur des malades auscullés systématiquement tous les jours permet de dépister l’assourdissement des bruits dès le début et par suite d’instituer un traitement rapide. On a fait des injections intraveineuses du col-