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CHAPITRE VIII

DYSTROPHIES GLANDULAIR ES

A.—- Glande thyroïde

L'action des glandes à sécrétions internes dans le rhumatisme chronique déformant a été étudiée dans ces dernières années pour deux glandes, l'ovaire et le corps thyroïde. C’est principalement pour cette dernière glande que les théories, appuyées surtout sur des considérations thérapeutiques, se sont exer- cées, et c’est son influence que nous étudierons tout d’abord. Mais il convient de remarquer que l'influence de la ménopause et des troubles génitaux, s'ils n'étaient pas mis sur le compte de la sécrétion interne, avaient depuis longtemps frappé les observateurs, notamment Charcot. Il convient aussi d’ajouter que, dans les récentes théories sur l’influence du corps thyroïde, la plupart des auteurs font jouer à l'ovaire un rôle important, d'accord en cela avec les données de la physiologie sur les rapports entre ces deux glandes.

Sergent en 1894 publia une observation de rhumatisme chronique déformant chez une malade ayant

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présenté en même temps du myxœædème et des troubles de l'intelligence et à l’autopsie de laquelle il avaittrouvé une glande thyroïde atrophiée avec lobe gauche calcifié. En 1895, au Congrès des Médecins suisses de Lausanne, Révillod émet l’idée que certains états dits rhumalismaux sont peut-être dus à des dystrophies glandulaires. Dans la suite l’opothérapie thyroïdienne appliquée aux rhumatismes chroniques permet d'obtenir un certain nombre de succès thérapeutiques. Citons à ce sujet les communications de Lancereaux et Paulesco, Hertoge, Claisse, Parrhon et Papinian ; Viala y consacre sa thèse inaugurale, En 1906 Léopold Levy et Henri de Rotschild exposent à la Société de Biologie leurs idées sur la question au point de vue pathogénique. Ce sujet est repris par Sergent et Ménard en 1908, ce dernier y ayant consacré sa thèse de doctorat. D'après Léopold Levy et H. de Rotschild les troubles ovariens et les dystrophies glandulaires en général agiraient comme cause prédisposante, et prépareraient le terrain. « Le rnumatisme chronique progressif évolue sur un. terrain préparé par un trouble endocritique (thyroïdien, hypophysaire, ovarien, diasthématique). À la faveur de la dysendocrisie, il se produit des auto-infections locales à répétition et des auto-intoxications chroniques. » Ce serait surtout une instabilité thyroïdienne qui serait en jeu.

Viala, Parrhon et Papinian émettent une opinion analogue, L'hypofonction thyroïdienne créerait des

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