‹ Rhumatisme chronique: par insuffisance thyroïdienneChapitre 17 sur 43 · LORS · texte numérisé non relu

LORS

Il faut y joindre les nombreuses observations : publiées par L. Lévy (environ 30), celles de Hertoghe (1),Cohen (1),Souques (2),Parhon et Baïatu (1), Parhon et Uréchia (1), Lefebvre (1), Wilson (2), Gaillard (t, inédite), Ménard (1), les cinq observations d’Aubertin, celle de Roussy et Cornil. Toutes ces observations sont loin d’avoir la même valeur.

On peut les diviser en quatre catégories : 1° observations dans lesquelles il est fait mention d’hypothyroïdie, sans que des preuves suffisantes soient données de l'existence des symptômes ;

2° Observations dans lesquelles on note un ou plusieurs petits signes d’hypothyroïdie, plus ou moins certains (par exemple : signe du sourcil ou bien petitesse de la taille, obésité, ou bien encore: calvitie, frilosité):

3° Observations dans lesquelles sont réunies un nombre de symptômes suffisants pour légitimer le diagnostic d'hypothyroïdie : frilosité,nervosilé,céphalées, névralgies ; troubles trophiques de la peau, des ongles, absence de sudation, calvitie précoce, chute des dents ; troubles digestifs, constipation, obésité, hypoazoturie. En général, dans ces cas, les facultés intellectuelles ne sont pas troublées ;

4 Observations qui se rapportent à des cas de myxœædème vrai (Sergent, Parhon et Papinian, Lefebvre). |

Quel que soit l’intérêt qui s'attache à quelquesuns de ces cas, il faut reconnaitre que le fait de constater chez un sujet atteint de rhumatisme chronique

des signes d'insuffisance thyroïdienne ne prouve pas l'existence d'un rapport de cause à effet entre l’insuffisance thyroïdienne et le rhumatisme. Il est aussi rationnel de supposer que les deux ordres de symptômes coexistent d’une facon fortuite chez le même malade ou que les uns et les autres ont été produits par une même cause (infection ou intoxication).

Il ne nous semble donc pas que la catégorie de faits que nous venons de passer en revue permette, si on les considère isolés, une interprétation en faveur de l'existence d’un rhumatisme chronique d’origine thyroïdienne. D'ailleurs un certain nombre d’observations ont été publiées qui concernent des cas de rhumatisme chronique coexistant avec un syndrome de Basedow (Diamantberger, 1890 ; Dufour et Chazal, 1909). Poncet fait remarquer la rareté du rhumatisme chronique dans les régions goitrigènes. Weill et Mouriquand, observant dans la région lyonnaise, particulièrement riche en goîtres, ne relèvent que deux cas de polyarthrite déformante chez des goîtreux.

Poncet s'appuie sur ces faits pour nier l'existence. du rhumatisme thyroïdien ; mais nous devons remarquer que le goître myxœdémateux de même que le syndrome de Basedow répondent à des lésions caractérisées, fixées, du corps thyroïde. D'autre part, pour faire du rhumatisme chronique, il ne suffit pas de présenter du trouble fonctionnel de la thyroïde ; une altération da système nerveux ou bien une prédis-

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