‹ Rhumatisme chronique: par insuffisance thyroïdienneChapitre 29 sur 43 · ANT T A ER · texte numérisé non relu

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flement douloureux et fièvre devra faire suspendre le traitement. On essaiera les médications usuelles. On pourra employer avec ménagement la poudre de

thyroïde dans l'intervalle des poussées. ;

C) Conditions étiologiques et concomitances cliniques.

A) Conditions étiologiques.

1° Tuberculose: Doit-on donner de la poudre de thyroïde à un rhumatisant chronique chez lequel évoluent des lésions tuberculeuses, où soupçonné de bacillose ? Nous laisserons de côté ici la question de l’origine bacillaire du rhumatisme chronique.

Les faits expérimentaux et cliniques sont en faveur de la médication thyroïdienne.

Frugoni et Grixoni ont observé que les animaux inoculés avec le bacille de Koch et traités par l'opothérapie thyruïdienne résistent mieux que les animaux témoins et peuvent même guérir.

Mie Fossin a noté augmentation rapide des alexines à la suite de l'introduction de préparation thyroïdienne par voie buccale ou sous-cutanée.

Marbé et Stepanow ont constaté que l'index opsonique vis-à-vis du bacille tuberculeux augmentait par l’ingestion de thyroïdine et diminuait par la thyroïdectomie.

Au point de vue clinique, Hamburger fait remarquer que les lésions pulmonaires subissent un temps d’arrêt à l’apparition chez un tuberculeux d’un goitre parenchymateux. ,

Morin a observé que les sujets à corps thyfoïde

bien développé ou hypertrophié, résistent mieux à infection bacillaire que ceux à thyroïde atrophique.

En ce qui concerne plus particulièrement la tuberculose chez des rhumatisants chroniques, Lévi cite deux cas se rapportant-l’un à un sujet atteint de tuberculose à {forme scléreuse chez lequel le traitement opothérapique améliora le rhumatisme et la tuberculose (augmentation de poids : 16 livres, amélioration de l'état général); l’autre à un homme de vingt ans soupçonné de tuberculose (toux, transpirations, tachycardie), qui fut guéri de son rhumatisme et dont l'état général fut notoirement amélioré.

Quoi qu'il en soit, il sera prudent de donner des doses très faibles aux sujets nettement tuberculeux ou soupçonnés de l’être. On surveillera l’amaigrissement. On arrêtera le traitement à l'apparition de la fièvre ou de phénomènes de congestion pulmonaire.

2° La syphilis n’est pas une contre-indication. Lévi n’a relevé qu’un cas où le rhumatisme ne fut amélioré ni par le corps thyroïde, ni d’ailleurs, par le salvarsan ou le mercure.

3° Influence de l’âge.

Le rhumatisme chronique est pue chez l'enfant. Dans tous les cas il n’y a aucune contreindication à l'emploi de l’opothérapie thyroïdienne.'

Il en est de même chez le vieillard, où ie plus souvent l'administration du corps thyroïde ne pro-

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