‹ Rhumatisme chronique: par insuffisance thyroïdienneChapitre 32 sur 43 · ROUES · texte numérisé non relu

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abondant au début, a complètement disparu. La polyurie, et surtout la polyurie nocturne, diminue rapidement ; de 2 ou 3 litres, le malade ne rend plus dans la nuit que 1 1. 1/2 ou . même 1 litre et la quantité d’urine rendue dans la journée égale maintenant celle de la nuit.

Le cœur a légèrement diminué de yolume ; sa pointé bat dans le cinquième espace à ro centimètres de la ligne médiane ; les battements sont encore forts, mais le deuxième bruit aortique n'est plus claquant comme autrefois ; il était alors tellement fort qu'il empéchait parfois le sommeil du malade ; actuellement il ne le perçoit plus du tout. Il ne perçoit pas non plus, comme autréfois, les battements des artères de la tête.

Effectivement, les temporales qui, au début, étaient tendues, dures et décrivaient sous la peau des sinuosités très marquées, aujourd'hui sont à peine appréciables; il en est de même des radiales, lesquelles, comme vous pouvez le constater, ne sont plus sinueuses et paraissent avoir récupéré toute leur souplesse. Le pouls, moins fort et moins tendu qu'autrefois, est plus rapide et bat de 88 à 100 fois par minute. Non seulement les artères ont repris partiellement du moins leur élasticité, mais la plupart des autres troubles trophiques que ce malade présentait à son entrée à l'hôpital ont disparu comme par enchantement,

Ainsi la rétraction du tendon du biceps gauche a diminué et le malade peut étendre complètement son avant-bras. Les ostéophytes volumineux qui, au moment de l'entrée cu malade à l'hôpital, existaient au niveau des articulations interphalangiennes de l'index et du médius droit, se sont résorbées et ont complètement disparu.

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