partie mais jamais complètement. Depuis, l'œdème des
jambes n’a pas cessé.
Disons tout de suite que la malade n’a pas de varices, que : à PESTE AE JEUN d l'examen des urines fait à diverses reprises ne permet de
L = : . retrouver ni sucre, ni albumine ; n’a pas de maladie de cœur.
A cinquante et un ans, débutent les premières douteurs dans la main droite après abus de gibier au mois de septembre, puis dans la main gauche et très rapidement des
déformations apparaissent 4ux mains.
Un an après, à cinquaute-deux ans, les chevilles deviennent douloureuses et l'œdème augmente; puis le rhumatisme se généralise, les genoux et les hanches se prennent, de nouveau il y a des poussées aux mains et même aux épaules et aux coudes. Au début les douleurs né durent guère que quelques jours, surviennent surtout lorsque le témps est humide. La malade en tous cas peut aller et venir et ne
change rien dans ses occupations.
En novembre 1906: de nouveau survient une nouvelle crise mais beaucoup plus forte que toutes les crises précédentes, :
la malade est alors dans un fauteuil sans fpouvoir faire
SEUL AD ER aucun mouvement, dans l’impossibilité de marcher et de s'habiller.
Les douleurs articulaires surviennent par poussées, mais les premières sont très douloureuses; presque toutes les articulations sont prises excepté celles des hanches. |
La malade est mise au régime lacté, puis au régime déchloruré, Elle prend pendant tout le mois de novembre X gouttes matin et soir de teinture d'iode. Sous l'influence du régime et du médicament les douleurs s’atténuent un peu.
Examen.— Le 20 décembre 1906.— Membres supérieures:
Main droite. — Fortement déviée en masse sur le bord -cubital. Articulations métacarpo-phalangiennes. volunineuses, œdématiées. > ae
Rétraction de l'aponévrose palmaire. Articulations des doigts ankylosées en extension. À
Main gauche. — Même état, mais beaucoup moins prononcé. Coude légèrement ankylosé.
Épaules fortement ankylosées. La malade soulève très difficilement son bras et ne peut mettre sa main derrière sa tête. |
Membres inférieurs. — Pieds, cous-de-pied, jambes fortement ædématiés, godet de l'œdème très net. Articulations tibio-tarsiennes ankylosées. Impossibilité du moindre mouvement. Genoux, impossibilité de flexion complète. Hanches presque indemnes. Ajoutons que le moindre mouvement soit actif, soit passif, réveille les douleurs articulaires.
Examens des autres appareils. — Rien à signaler.
Rien au cœur. Rien aux poumons. Les crises évoluent avec une légère élévation de température : 35°5-37°9.Urines :
ni sucre, ni albumine.
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En janvier, phase d'accamie, ankylose persiste toujours, la malade est complètement impotente, mais elle souffre beaucoup moins. ;
En février, mars et avril, les douleurs reprennent de nouveau ; surviennent de nouvelles crises durant cinq, six, huit jours, mais la malade ne reste pas huit jours de suite sans souffrir. Chaque crise s'accompagne de tuméfaction des articulations.
Ajoutons que,depuis le mois de novembre 1906, la malade a des migraines beaucoup plus fréquentes. En mars, pendant huit jours, teinture d’iode, X gouttes deux fois par jour. Püis une cuillerée à soupe par jour de levure de bière fraîche. Régime lacté, puis végétarien.
En avril, des bains de vapeur sont ordonnés, puis des fumigations.
Or, vers le 20 avril, la malade commence à transpirer et va un peu mieux.
Au mois de mai les transpirations deviennent très abondantes, elle se trouve complètement inondée et change de linge deux à trois fois par jour.
Les urines augmentent de quantité: 2 litres à 21. 500 au lieu de 1 1. 500 à 1 1.800.
Les ‘transpirations durent deux mois: mai et juin. En même temps un amaigrissement rapide survient. La malade est pesée le 21 août: 64 kilogrammes (au lieu de 81 kilogrammes, poids qu'elle avait au commencement de 1906).
29 septembre. — Soixante-trois kilogrammes.
26 septembre. — Soixante-deux kilogrammes,
Bref la malade a maigri de 19 kilogrammes.
En même temps que survenaient les sueurs et l'amaigris-
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sement, apparaissait du tremblement généralisé à tout le corps, mais surtout marqué aux membres supérieurs ét dans les mouvements volontaires. Les yeux devenaient saillanis; le regard prenait un aspect étrange qui faisait craindre à l'entourage que la malade ne devint folle, d'autant que cette dernière devenait très irritable, nerveuse à l’extrême, éclatait en sanglots sans raison, pour une porte fermée un peu bruyamment, une assiette cassée. Les nuits, elle ne dormait plus. ;
Les douleurs articulaires ont commencé à disparaître vers le 20 avril, l'œdème des jambes diminuait lui aussi.
Au mois de juillet 1907, la malade n’a pas d’œdème, plus de douleurs'et l'ankylose commence à régresser. Les mouvements deviennent possibles. Elle peut faire quelques pas dans la chambre,soutenue par un aide. Cette ankylose, dans le courant des mois d'août et de septembre, continue à régresser encore.Au mois d’octobre,la malade marche facile= ment seule et sans aide, monte et descend les escaliers sans aucune gêne, Seules de légères déformations persistent à la main droite.
10 novembre 1907. — Le syndrome de Basedow existe toujours, mais atténué. Les yeux ne sont plus saillants.
: Le tremblement est très léger. Le pouls est régulier, à 130. La malade se plaint toujoursde son nervosisme, et de son insomnie. Elle fait remarquer qu'elle, qui était frileuse tro tats a maintenant toujours chaud et ne se couvre que. par prudence.
Traitement — Salicylate de soude : 2 grammes par jour
ar novembre. — Amélioration des symptômes nerveux, pouls à 120. Malade a un très gros appétit et mange toute la journée ; elle fait cinq à six repas par jour.