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Mort de broncho-pneumonie.
Sclérose d'intensité moyenne divisant le corps thyroïde en lobes séparés les uns des autres. Dans ce tissu scléreux, il existe de nombreux paisseaux altérés et parfois oblitérés. Des zones. entières de tissu conjonclif sont infiltrées de petites cellules rondes donnant l'aspect de la sclérose jeune, mais parfois extrêmement abondantes et irrégulières, de sorte que ces amas frappent tout d’abord à l'examen au faible grossissement. Dans certaines régions, les vésicules sont dilatées comme dans les goitres colloïdes avec une substance collcïde très abondante, mais normale. En d'autres endroits qui sont les plus nombreux, le corps thyroïde a l’aspect du goitre à stroma hyalin. Ce stroma hyalin est très étendu, et forme des lacs de tissu conjonctif, anhiste sur lequel se détachent des vésicules peu nombreuses et d’ailleurs remplies d’une colloïde normale. Les cellules thyroïdiennes sont cubiques et semblent normales. | Os. XXXIII (Aubertin). — F.., quatre-vingt-un ans. Rhumatisme chronique déformant des doigts.
Cypho-scoliose à convexité gauche. Thorax saillant. Mort de broncho-pneumonie.
Sclérose périvésiculaire assez marquée. Les vésicules sont de taille sensiblement normale, peut-être un peu plus de | petites vésicules que normalement. L’épithélium est soit cubique, soit aplati, la substance colloïde est abondante, non rétractile et très souvent hématéinophile. Il n’y a pas
de colloïde en dehors des vésicules.
Oss. XXXIV (G. Roussy et L. Cornil). — Atrophie et selé-
rose du corps thyroïde dans un cas.de rhumatisme chro-
nique déformant.
Il s’agit d’une femme, âgée de cinquante-trois ans, Mmw° B..., présentant un rhumatisme chronique déformant, survenu à la suite de poussées aiguës successives de rhumatisme articulaire, dont la première apparut à l’âge de vingt ans.
Dans son enfance, elle a eu la rougeole à l’âge de cinq ans, la scarlatine à sept ans. Réglée à seize ans, elle a toujours : eu des règles irrégulières, peu abondantes.
Mariée à seize ans (18590), elle accouche en 1880, à terme, d’une fille actuellement vivante et bien portanie. ;
C’est en 1882 (octobre), que la malade a sa première crise de rhumatisme articulaire aigu. Un matin elle fut prise de violentes douleurs dans les genoux, les épaules, les doigts. | Elle avait alors, depuis l’âge de neuf ans, une leucorrhée très abondante. Ses pertes auraient été, à cette époque, jaunâtres et verdâtres.
Soignée pour ses douleurs par du salicylate, l'amélioration se fait sentir très tardivement, et six mois après le début de la crise, elle souffrait éncore lorsque les déformations se sont développées peu à peu. Ne
; En 1883, l’avant-bras droit progressivement s’immobilise, les articulations de l’épaule et du poignet droit s’ankylosent, puis c’est le tour de l'épaule, des coudes et du poignet gauches. Les pertes blanches n’avaient pas encore cessé à cette. époque. .
De 1883 à 1891. — Évolution progressive de l'ankylose, par petites poussées survenant à intervalles irréguliers ;
successivement se prirent. les doigts des deux mains, sauf
les pouces, les pieds et les genoux, présentant dès lors l’aspeet actuel].
Ev mars 1891. — Accouchement à terme d’un enfant vivant actuellement hospitalisé à Villejuif, pour rhumatisme chronique déformant, dont l’aspect clinique est absolument semblable à celui de la mère. Les déformations, chez lui, auraient débuté à l'âge de seize ans, à la suite d'une crise aiguë douloureuse. Il n'aurait pas eu de poussées aiguës depuis. A l'examen, son corps thyroïde n'est pas palpable ; fait important à noter, car il en est de même, comme on le verra, chez sa mère. IL prétend, comme sa mère, ne pas avoir été amélioré par l’opothérapie thyroïdienne.
En août 1892. — La malade accouche à terme d’un enfant vivant et bien portant (service militaire).
En juillet 1893. — Une fausse couche de trois mois et demi.
En juillet 1895. — Accouchement à terme d’un enfant mort
.à deux mois et demi de diarrhée verte.
De 1895 à 1910. — L'évolution de l’ankylose a été progressive (surtout aux pieds et aux genoux), sans régression, interdisant tout travail. En 1910, à l’époque de la ménopause, elle fait une poussée aiguë très violente, à la suite de laquelle elle entre à l'Hôtel-Dieu.
Depuis le début de ses douleurs, la malade avait pris du salieylate sans succès ; à l'Hôtel-Dieu on lui fait prendre de la thyroïdine qui, dit-elle, aggrave son état au lieu de l’amé- Hiorer.
Dans les antécédents héréditaires, rien de particulier : père et mère, âgés respectivement de quatre-vingt-un ans et soixante-quinze ans, vivants, bien portants. Son mari est mort à cinquante ans, albuminurique. .