‹ Rhumatisme chronique: par insuffisance thyroïdienneChapitre 5 sur 43 · RE ER · texte numérisé non relu

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fibreux; les spasmes musculaires exagèrent ces déformations qui, de passagères, ne lardent pas à devenir définitives.

Membres supérieurs : mains : trois types de déformations susceplibles d’ailleurs de combinaisons ‘entre eux :

Type d'extension (Charcot) ;

Type de flexion (Charcot) ;

Type rectiligne (Vidal et Besnier).

On peut y ajouter la déformation caractérisée et les déviations massives de toutes les phalanges vers le bord cubital de la main (déviation en coup de vent). ;

Carpe et métacarpe : main en « nageoire de phoque », flexion de la main sur l’avant-bras avec saillie du cubitus et du radius.

Avant-bras : en pronation ;

Coude: flexion plus ou moins prononcée ;

Épaule: immobilisation plus ou moins marquée.

Membres inférieurs :

Gros orteil: Hallux valgus ;

Orteils : orteil en marteau et déviation analogue à celle des doigts de la main ;

Pied : varus équin, valgus;

Genou: flexion de la jambe sur la cuisse, saillie en avant de la tête du tibia et saillie du condyle interne du fémur, rotule déjetée en dehors :

Vertèbres cervicales : flexion de la tête.

Ces déformations déterminent chez le malade qui en est atteint une impotence assez marquée pour

rendre très difficile l’accomplissement des actes indispensables à la vie courante.

A cette période, l’examen radiographique permet d’établir deux types d’altérations : hypertrophique et destructif. |

Période de cachexie. — Elle est caractérisée par l'apparition de troubles trophiques(lésionsunguéales, taches pigmentaires cutanées, sécheresse de la peau qui est lisse et écaïlleuse, chute des poils, päleur et refroidissement des tissus). Au membre supérieur, il y a prédominance des lésions du type atrophique avec amincissement de la peau ; au membre inférieur, du type éléphantiasique. Quelques articulations peuvent recouvrer partiellement leur mobilité ; les craquements deviennent alors trèsintenses. Parfois, au contraire, l’ankylose soude définitivement l’article déformé. La cachexie peut n’apparaître que très lentement ; elle s’installe progressivement, entrecoupée d’ailleurs de périodes de rémission. Mais l’apparition précoce de l’anémie et des troubles urinaires amènent une diminution de résistance des sujets qui succombent fréquemment soit à la tuberculose, soit à une crise d’urémie, soit à une maladie infectieuse intercurrente.

2° RHUMATISMES PARTIELS. — On peut en reconnaître trois classes :

A) Rhumatisme à type ostéo-articulaire. — Les variétés les plus communes sont: ;

a) Le rhamatisme mono-articulaire déformant ou arthrite sèche. — Dans ce type, les lésions portent

surtout sur les grandes articulations : genou, hanche, épaule. Au niveau de la hanche, c’est le morbus coxæ senilis, surtout fréquent chez les vieillards.

Il présente deux types de déformations : kypertrophique (Adams), caractérisée par de l’hydarthrose et de l’œdème du tissu périarticulaire; atrophique ou forme d’arthrite sèche commune. On note surtout dans cette forme : la limitation parfois brusque des mouvements, des douleurs, des craquements articulaires et des déformalions.

b) Le rhumatisme vertébral, que le Professeur P. Marie a distrait du groupe complexe des ankyloses vertébrales, comprend une série de déformations qui peuvent être rattachées au rhumatisme chronique. Ce sont :

a) La forme cervicale, souvent accompagnée de troubles oculo-pupillaires et cardiaques, de névralgie phrénique.

b’) La forme dorsale.

c’) La forme lombo-sacro-coccy gienne.

d’) La forme vertébrale complète, celle-ci comprenant elle-même :

a) La spondylose rhizomélique, affection individualisée par le Professeur P. Marie et caractérisée par une soudure de la colonne vertébrale avec ankylose complète des deux articulations coxo-fémorales et limitation plus ou moins accusée des mouvements des articulations scapulo-humérales.

8) La spondyloserhumatismale ankylosante (Forestier) localisée au rachis.

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