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cul- de-sac supérieur. Le diagnostic d'ostéo-arthrite tuberculeuse s'impose.
Les mouvements d'extension et de flexion spontanés ou provoqués sont très douloureux ; au toucher, on constate un point douloureux fixe, sur le bord antérieur du plateau tibial,
Ganglions dans l’aîne.
La malade, refusant toute intervention sanglante, est immo bilisée dans un appareil plâtré.
Mort de cachexie, le 1°" octobre.
L'autopsie, pratiquée vingt-quatre heures après la mort, révèle les particularités suivantes : granulations tuberculeuses abondantes sur les deux plèvres ; les poumons sont congestionnés, mais ne présentent pas de lésions caractéristiques. Du côté du genou gauche, on note un épaississement considérable de tissus péri-articulaires ; la synoviale est tapissée de fongosités, ostéite raréfiante sur le bord antérieur du tibia. Lésions d’une ostéotuberculose articulaire,
OBSERVATION XIII (inédite).
(Due à l'obligeance de M. le médecin-major Vialle).
A. V..., cavalier de seconde classe au 10° cuirassiers, vingtdeux ans, cultivateur avant son entrée au régiment. Aucun antécédent personnel, jamais de maladies vénériennes. Son père et sa mère vivent encore : cette dernière a souvent des douleurs, surtout pendant l'hiver. Trois frères plus âgés que lui, bien portants et trois sœurs dont une morte de fièvre typhoïde.
A dix-sept ans, il a eu sa première attaque de rhumatisme dans l'épaule droite, bientôt suivie de l'envahissement du coude et du poignet; les douleurs sont légères, un peu de gêne dans les mouvements, un peu d’empâtement des articulations. Pas de fièvre. Cet accès dura deux mois et la médication salicylée n'amena qu'une amélioration légère.
Tous les ans, au commencement de l'hiver, le malade eut des
poussées semblables qu'aucun traitement ne réussit à faire disparaître complètement. L'état général restait bon.
Le malade entra au régiment en novembre 1902 et ne présenta rien de particulier jusqu'en janvier 1903. À cette époque, nouvelle attaque de rhumatisme qui le fit entrer le 4 janvier à l'hôpital Desgenettes où il demeura jusqu'au 30 avril. Douleurs de moyenne intensité, supportables, tuméfaction de l'épaule, puis du coude, du poignet et de la face dorsale de la main, du côté droit, Peu ou pas de fièvre. Lorsque la main droite se mit à enfler, les douleurs articulaires diminuèrent. Devant l'inefficacité du traitement, salycilate, antipyrine, quinine, électricité même, on crut avoir affaire un moment à un œdème nerveux.
Le malade fut envoyé en congé de convalescence‘de deux mois, eut une prolongation d'un mois et rentra au corps le 4 août. Envoyé de nouveau à Fhôpital militaire, il fut traité sans succès pour rhumatisme articulaire aigu jusqu'au 28 octobre, époque à laquelle les phénomènes inflammatoires s'étant plus particulièrement localisés à la face dorsale du métacarpe du côté droit, il fut dirigé sur un service de chirurgie.
Le diagnostic actuel est: rhumatisme articulaire aigu tuberculeux primitif; ostéo-périostite bacillaire des second et troisième métacarpiens de la main droite, tuberculose au début du
sommet gauche.