‹ Rhumatisme tuberculeux primitif: Polyarthrites aiguës primitives d'origine bacillaireChapitre 16 sur 22 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(Recueillie par M. le D' Labbé, dans le service de M. le professeur Debove. Zn thèse Gaillard (obs. XVI).

Polyarthrites subaiquës. Réaction à la tuberculine

Le malade entre à l'hôpital dans le service du D' Debove pour une vive douleur et un gonflement des deux genoux, le 21 avril 1901,

Dans les antécédents héréditaires, on trouve sa mére et un frère morts de tuberculose,

Ce malade était bien portant avant le 2 février.

Il y a sept ans, il a eu une fluxion de poitrine (pas de pleurésie apparente).

Depuis le 15 janvier, il tousse très légèrement el depuis celle date également, il a été pris d'un écoulement blennorragique qui à duré jusqu'au 15 février, un mois après le début de la maladie actuelle.

Le deux février, le malade a été pris de douleurs dans la

a Av P. 2

cheville droite, douleurs assez légères pour ne pas le forcer à abandonner son travail.

Deux ou trois jours après, le genou gauche fut pris aussi, Ici, la douleur devient très vive ; le malade fut obligé de se mettre au lit, tout mouvement de sa jambe gauche était très douloureux, en même temps le genou enflait et devenail plus volumineux qu'il ne l’est actuellement,

Le malade fut traité à ce moment par le salicylate de soude, mais sans résultats.

| Quinze jours après, le genou gauche restant dans le même état, le genou droitse prit à son tour et devint très rapidement comme l’autre.

Les autres articulations. sont restées absolument indemnes. Etat général bon. Pas d'angine, un peu de fièvre.

Peu à peu la douleur à à peu près disparu, si bien que le malade à pu marcher pour venir à l'hôpital, mais le gonflement n'a pas sensiblement diminué depuis un mois,

A son entrée, le malade présente une arthrile très nette des deux genoux. Les Jambes sont en légère flexion. Les mouvements imprimés aux arliculations ne deviennent douloureux que lorsqu'ils sont étendus.

A Ja palpalion de l'articulation on note que les culs-de-sac sont empâtés.

Des deux côtés on provoque facilement le choc rotulien.

On note un léger œdèeme de la jambe droite.

Les autres articulations sont libres.

L'examen des autres organes ne révèle rien d'anormal, sauf au cœur, où l'on entend au niveau de l'orifice aortique un souffle débutant immédiatement après le premier bruit et couvrant toute la systole. Ce souffle est assez fort et parait débuter parfois avec la systole, souffle inorganique probablement ; il diminue par la posilion assise.

Le cœur n’est pas hypertrophié.

Pas d'albumine dans les urines. Pas de fièvre,

Traitement : compression.

26 avril. — Même état. Les genoux sont aussi volumineux et

OS l'amaigrissement des jambes et des cuisses fait ressortir d'autant plus ce gonflement.

Traitement : pointes de feu.

2? mat — Le malade étant apyrétique depuis plusieurs jours, on fait une injection d'un dixième de milligramme de luberculine au malade qui réagit le 3 mat avec 38° de température à 1 heure du matin, 38 degrés à 7 heures du

matin, 38° 6 à 7 heures du soir.

f mai. — ih, matin. . 3 NA 06 7 TRANS DEUST LÉRÉPSOIE RE MAR EAU TS PR hSSOIE TE ni OS DA == VPN RAS MR AM ME ee TER SES CS TE OR rs LE RSS OR NN Sn PE 38e TRS OR NOMME CNT 9506 RAT D RP MANN LPO Meme orme RE NN A NP NME 1

EN ASOIL AE

Page 1