‹ Rhumatisme Vertébral Chronique et VisceralgiesChapitre 10 sur 32 · RON · texte numérisé non relu

RON

Au Congrès des aliénistes et neurologistes de langue française de Bruxelles (1924), Laruelle relate succinctement l’histoire clinique de malades atteints

« 1°) D'un syndrome cardio-aortique à forme d'angine de poitrine ;

20) D'un syndrome pylorique ayant fait penser à ui ulcus, et opéré d'ailleurs sur ce diagnostic ;

3°) D'un syndrome solaire considéré comme crise qastrique tabétique ;

4°) D'un syndrome rénal, en imposant pour une lithiase ;

5°) D'un syndrome recto-vésico-uréthral.

Ces différents cas ont de commun : 1°) d’être essentiellement sensitifs et de faire penser à une lésion viscérale, alors que l’exploration approfondie de ces viscères incriminés reste négative, et que l’examen radiologique de ces mêmes viscères ne décèle aucune lésion ;

2°) De coexister avec des lésions vertébrales plus ou moins étendues, siègeant particulièrement dans la région d'émergence des éléments d’innervation de ces viscères.

Ainsi, les radiographies présentées montrent les lésions osseuses de la colonne dorsale supérieure, dans le syndrome angineux ; de la colonne lombaire, dans les syndromes rénaux et abdominaux inférieurs.

Les lésions vertébrales observées, dont l'élément osseux apparaît seul à la radiographie, intéressent vraisemblablement tout l'appareil osseux, Heamenteux, articulaire, vasculaire de la colonne vertébrale. Etiologiquenent, ces lésions penvent être tuberculeuses, où plus souvent relever de spondylites rhumatismales où post-infectieuses. »

Une observation de Oudard, Hesnard et Coureaud illustre bien l’opinion de Sydenham.

« Vas... ouvrier de Parsenal, entre à l'hôpital maritime Sainte-Anne le 11 juillet 1925. Agé de 49 ans, cet ouvrier, mobilisé en 1915 à été réformé pour gelure. Début brusque, il y à quelques jours, par des douleurs 1ombaires d’une violence telle que son médecin traitant, tenant compte du passé urinaire du malade (urétrotomie interne pour rétrécissement ; cystite), pense à une colique néphrétique. Les douleurs s’atténuent par la suite, mais la région lombaire reste douloureuse. A lexamen, état général excellent. Pas de température. Attitude légèrement penchée en avant. Pas de point douloureux vésiculaire, appendiculaire, n1 rénal. Ni pus, ni germes dans les urines. Pas de douleurs à la pression sur les apophyses épineuses. Pas d’amyotrophie. Radiographiquement, présence de crochets ostéophytiques sur le bord supérieur gauche du corps de la quatrième vertèbre 1ombaire déformée en diabolo. Le diagnostic de rhumatisme lombaire chronique est établi et le malade évacué sur la clinique médicale ».

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