IV. — La douleur viscérale peut exister sans lésion
viscérale
Nous n'avons considéré, jusqu’à maintenant, que la douleur viscérale, telle qu’elle existe, le plus souvent, en pathologie, c’est-à-dire avec sa cause provocatrice — fonctionnelle ou lésionnelle — au niveau du viscère luimême.
Mais, une loi de physiologie générale nous apprend < que la cause irritante peut agir sur les extrémités originelles des nerfs ; elle peut agir aussi sur le trajet des nerfs à des hauteurs différentes (sur les troncs nerveux, les racines médullaires, les voies encéphalo-médullaires).
…Dans tous les cas, la douleur est rapportée (d’après une loi essentielle du fonctionnement nerveux) à l’organe ou à la région où le nerf a ses expansions périphériques » (Morat).
Toutes les expériences dont parlent les auteurs précités (M. Buch, François-Franck, Danielopolu, Jonesco et Tonesco, Leriche confirment que cette loi, établie pour des fibres cérébro-spinales, s'applique aussi aux fibrs sympathiques.
Ainsi done, cette étude théorique nous permet de conclure 1°) Qu'il existe une douleur viscérale ;
20) Que nous en connaissons très exactement les voies ;
mLO2R
3°) Qu'une lésion trritative située en un point quelconque de la voie sensitive viscérale peut provoquer des viscéralgqies.
Mais où se trouve cette lésion irritative au cours du rhumatisme vertébral chronique ?
Pour répondre à cette question, il est indispensable de bien connaître l'anatomie pathologique de cette af-
fection.