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rhumatismes chroniques », les infections y jouent un rôle impor-
tant : gonococcie-tuberculose sur la part de laquelle, Weis-
SENBACH a tant insisté, infections locales et plus accessoirement syphilis et reconnaissons que, dans le fond, le plus fréquemment
rencontrés, sont les rhumatismes dans lesquels les glandes ont
préparé un terrain favorable au déclanchement des crises
par un agent microbien quelconque.
Mais, où les choses se compliquent, c’est qu’il semble d’autres fois, qu'aucune infection’ni même qu'aucun facteur extrnsèque ne soit à incriminer. Le rhumatisme paraît sous la dépendance de ce qu’on a appelé jadis et tour à tour « auto-intoxication » et «arthritisme ». C’est la nutrition qui est viciée et qui dit «nutrition » désigne un complexe que les glandes digestives, les endocrines, le sympathique et les humeurs, ont pour mission de maintenir en équilibre. Mais ici, comme précédemment, le rôle des endocrines doit être considéré comme pathogénique bien plus que comme étiologique. Modificatrices du terrain, elles se bornent, semble-t-il, à favoriser l’éclosion des altérations articulaires. Que conclure et dans quel sens conclure ? Hélas, nous croyons qu'ici encore, il faut pour le moment se borner au simple exposé des faits sans se hâter de prononcer des phrases définitives et nous sommes bien obligés de convenir avec le Dr Guy Larocxe que le rôle des glandes endocrines sur la nutrition est encore bien mal connu : on sait, sans doute, qu’elles règlent certains métabolismes : bazal, azoté, lypolypidique, hydrocarboné, action dynamique spécifique, mais il s’ag t là de connaissances générales et non pas de notions précises. Il est regrettable que nous ne possédions aucun critère biologique permettant d'apprécier l’état des sécrétions endoecriniennes. Peut-être l’interférométrie voudra-t-elle combler cette lacune, souhaïitons-le, mais nous n’osons encore lui faire confiance. Cette méthode découverte par Hirsx est étudiée en France par GuizLaumin et Durupr. Elle repose sur l'existence dans le sérum des malades, de ferments de défense contre les protéines des diverses glandes constituant en quelque sorte un cas particulier de la réaction d'ABDERHALDEN. Elle vaudrait moins par les chiffres bruts obtenus, que par la comparaison des résultats relatifs aux diverses composantes du système endocrinien.
Jess Nous pouvons, cependant, il nous semble, admettre comme 11 conclusion ces théories exposées par WreisseNsich, que les . perturbations endocriniennes et les troubles neuro- Yéétatité à jouent un rôle étiologique certainement iiportant dans le È: | groupe des rhumatismes métaboliques. Les perturbations endo- criniennes jouent encore un rôle et sans doute plus importatt ; fe comme facteur pathogénique dans les rhumatismes chroniques d’autre étiologie comme les rhumatismes infectieux. Ces perturbations agissent en modifiant le terrain orgatiique et le milieu hümoral, déterminant chez beaucoup la forme même sous laquelle: se présente la maladie.
… Une notion sur laquelle il nous paraît encoré bon d’insister en terminant, t'est que partout où les endocrines sont en jeu, les désordres du système sympathique existent et on sait qu'il n'y a 4 % presque toujours que des syndromes endocrino-sympathiques. Le rhumatisme déformant se voit surtout dans les états d’insta- LÀ bilité glandüulaire qui rappellent ce qu’on observe dans les ecto-sympathoses notamment dans la sclérodermie et la maladie dè Raynaud, syndrômes liés au rhumatisme déformant par des liéns cliniques évidents. Le sympathique paraît donc en réalité jouer le rôle d’intermédiaire à toute action endocrinienne: Etüdiotis mäintenant les glarides endocrines qui sont suscep- tibles, par leurs troubles de sécrétion, de déterminer l'apparition du rhumatisme chronique.
La glande à laquelle l’on songe le plus naturellement c’est l'ovaire. Lië rhumatisme déformant est, en effet, surtout une affection de la femme et Ciarcor et BEsNier avaient déjà noté lé rôle favorable ou aggravant des règles ou de la grossesse. “ La prédominance presque exclusive de certaines formes chez la fémme telles que la lipoarthrose des genoux, polyarthrite déformante du type tarthrite atrophique », leur fréquence chez les hypoovariennies ou aux alentours de la ménopause, leurs poussées évolutives pré-menstruelles ou mensuelles chez les aménorrhéiques où après la ménopause, sont autant d'arguments frapparts. D'après Léopold Lévr, le rhumatisme ovarien comporterait le rhumatisme juvénile de la puberté et le rhüumatisme. chronique de la ménopause. Il se traduirait par des lésions spécialés au point de vue radiographique, et comporterait un élément vaso-moteur important.