IV. — Interprétation des faits
Il semble prématuré dans l’état actuel de nos connaissances, de vouloir essayer interpréter des faits aussi disparates et encore,
Noir
il faut bien le dire, aussi complexes que ceux que nous venons d'exposer. Nous ne nous sentons pas capables d’ailleurs d’en donner une explication qui soit à même de satisfaire tous les esprits. Bornons-nous, une de fois plus, à reproduire les hypothèses successivement émises sur cette question.
Il est certain que, malgré les progrès accomplis au cours de ces dernières années, nous sommes encore obligés de reconnaître bien simplement que la parathyroïdectomie est une opération empirique et qu’on ne sait pas encore exactement quel est le facteur qui provoque la guérison. On est même en droit de se demander, comme le fait remarquer LiÈVRE, si cette guérison est bien le résuitat de l’ablation de la glande parathyroïde. Ce pourrait aussi bien être la résection simultanée de tissu thyroïdien et on ne sait encore jusqu’à quel point les troubles déterminés dans le corps thyroïde par la ligature des artères thyroïdiennes inférieures interviennent dans ces améliorations.
La question est, en réalité, bien plus complexe encore et les physiologistes nous apprennent que l'excitation expérimentale des nerfs splanchniques aboutit à des chutes importantes de la calcémie. Dans ces conditions, WezrTi se demande, avec juste raison, quelle part ne doit-elle pas revenir dans l’opération, à Pexcitation du sympathique cervical inévitable au cours des manœuvres opératoires : action glandulaire, action sympathique ; elles ne sont même probablement pas les seules.
HERZEN, de même que LERICHE et JUNG attribuent l’action favorable obtenue par OPPEL au cours de son opération, à la ligature de l’artère thyroïdienne inférieure d’où naît, comme on sait, l’artériole terminale des glandes parathyroïdes. Dans cette opération, d’après eux, peu importerait d’avoir ou non enlevé la parathyroïde, le point capital est de l’avoir détruite en supprimant son irrigation nourricière.
Etudiant les diverses opérations effectuées sur les glandes parathyroïdes, ablation, artériectomie, isophénolisation, Léopold
Lévi estime que c’est par la seule vaso-dilatation qu’elles provo-
quent qu’agissent ces interventions. Cette vaso-dilatation, ayant pour résultat de suractiver les fonctions thyroïdiennes et parathyroïdiennes est obtenue expérimentalement en tamponnant la région thyro-parathyroïdienne avec des tampons imbibés d’Isophénol de DoPpPLERr.