‹ Rhumatismes Chroniques et ParathyroïdesChapitre 41 sur 85 · LD · texte numérisé non relu

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Il saute aux yeux, dans ces conditions et LANGERON insiste tout particulièrement sur ce point qu'il ne s’agit plus d’une «ectomie glandulaire » mais bien au contraire, comme le prouve cette vaso-dilatation, d’une intervention qui a pour résultat de déterminer un hyperfonctionnement des glandes irriguées dans cette région. Que devient, dans ces conditions, le principe de la suppression, par une résection glandulaire, d’un état d’ « hyperfonctionnement » ? on a fait en somme une opération non plus seulement glandulaire mais aussi sympathique et on peut par extension se demander, si la résection d’une ou de plusieurs portions saines ou hyperplasiées de l’appareil parathyroïdien n'a pas pour résultat un hyperfonctionnement de cet appareil parathyroïdien et aussi thyroïdien. Ceci s’expliquerait par les phénomènes cireulatoires vaso-dilatatifs déterminés ultérieurement par une intervention qui compte nécessairement des résections vasculaires donc sympathiques.

On voit ainsi, combien on s’éloigne du principe primitif, de la suppression d’une portion d’un territoire glandulaire en état d’hyperfonctionnement.

D'ailleurs, l’évolution des accidents tétaniques qui ont suivi parfois cette intervention, plaide dans le même sens ; en effet cette tétanie n’est habituellement que transitoire cédant rapidement à la thérapeutique appropriée par les sels calciques et l'extrait parathyroïdien ; donnant donc à penser qu’après une phase de «sidération transitoire » due au traumatisme opératoire, la fonction parathyroïdienne est largement assurée par le tissu restant.

Au contraire dans le cas, rare d’ailleurs d’une tétanie mortelle, il est probable qu’il ne reste plus assez de tissu parathyroïdien pour assurer une fonction vitalement indispensable.

À ce point de vue, on peut donc se demander si la « prétendue parathyroïdectomie » n’est pas «une intervention sympathique » qui modifie l’activité sécrétoire de la portion restante de cet appareil et peut-être aussi de la thyroïde voisine.

Quoi qu’il en soit il nous paraît assez logique de croire que la parathyroïdectomie qui ne peut et ne doit être que partielle, sous peine d’entrainer de graves désordres, agit en diminuant l'apport dans l'organisme d'hormones défectueuses, action soit

- sympathique sur les artères irriguant la région, soit glandulaire

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par résection d’une ou deux glandules parathyroïdes et probablement double.

Il paraïîtrait dans ces conditions beaucoup moins extraordinaire et mystérieux qu'on puisse aboutir aux mêmes résultats par injections d’extraits parathyroïdiens. Le but que l’on cherche est de modifier un fonctionnement glandulaire vicié et on comprend que ce but puisse être atteint par ces deux manières soit par parathyroïdectomie en diminuant l’apport dans l’organisme d'hormones défectueuses, soit par un traitement opothérapique en redressant un fonctionnement glandulaire vicié.

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