CHAPITRE V
La calcémie dans les polyarthrites ankylosantes.
GoLn prétendait que toutes les destructions osseuses, quelles que soient leurs origines, s’accompagnaient d’hypercalcémie et on sait que l’hypercalcémie constitue un symptôme habituel quoique nullement nécessaire de l’ostéose parathyroïdienne. On a de même souvent trouvé une hypercalcémie nette dans la goutte, la sclérodermie, dans les tumeurs malignes du squelette. Par contre la maladie de Paget s'accompagne de calcémie normale ainsi que les arthrites fibreuses localisées. Dans l’ostéomalacie, l’hypocalcémie paraît exister.
Dans la question qui nous intéresse des rhumatismes chroniques,on a voulu, aussi, toujours y trouver de l’hypercalcémie. Signalée dans un cas de polyarthrite ankylosante en 1926 par BezLcoropski, elle fut retrouvée par OPP£L et SSMARIN qui, sur 42 cas de polyarthrites ankylosantes trouvent 28 hypercalcémies. Des hypercalcémies ont été FREE par HorowITz, Mark, LERICHE et JUNG.
D’autres auteurs, par contre, tels que WgiLL et GUILLAUMIN MackLas, HENCH, KoENiG, BuLGER et plus récemment Wezri n’ont pas rencontré d’hypercalcémie dans le rhumatisme chronique.
On conçoit done tout l'intérêt de cette question du dosage du calcium comme test d’hyperparathyroïdisme dans le rhumatisme chronique ; auquel cas on serait en droit de poser comme principe que, chaque fois que l’on trouve de l’hypercalcémie, signe d’hyperfonctionnement parathyroïdien, on obtiendrait une amélioration sûre de l'affection par l’ablation d’une ou plusieurs