TRIER
20 Ablation de la parathyroïde supérieure très près et au-dessus de la précédente, de couleur gris verdâtre.
Examen histologique. — Parathyroïde normale, de type semi- compact. La graisse est beaucoup plus abondante que dans la précédente.
39 Lobectomie du même côté
Résultats opératoires. — Dans la nuit du 23 mars. La malade s’aperçoit que les mouvements au niveau des doigts sont plus faciles et moins douloureux. D'autre part la malade présente une plus grande souplesse dans toutes ses articulations.
Le 26 mars :
Nuque. — Mouvements de latéralité plus marqués surtout à gauche.
Epaules droite et gauche. — Les mouvements des bras atteignent
l'horizontale. Ils sont assez poussés dans les mouvements d’abduction et adduction. Toute l’épaule accompagne le mouvement quand le bras est légèrement éloigné du tronc.
Coudes gauche et droit. — Klexion normale.
Extension 1750 plus douloureuse à droite.
Aux mains :
Gauche : déformations.
Pouce presque normal.
Index étendu.
Aux médius et annulaire :
1re phalange — subluxation.
2e phalange — extension.
3 phalange — normale.
L’auriculaire est légèrement déformé.
La flexion des doigts est peu marquée à gauche. La malade ne peut se servir de sa main.
Droite : pouce en baïonnette.
Index normal.
Médius :
1re phalange — flexion.
2€ phalange — extension.
3 phalange — légère flexion.
Annulaire :
1*e phalange — extension.
2° phalange — subluxation.
ge phalange — normale.
Mêmes déformations à l’auriculaire.
\ 28 mars. — La malade peut serrer avec beaucoup p'us de force de
SA
la main droite et la pression de cette main n’est plus si douloureuse. Pas de changements au point de vue déformations des mains depuis l'intervention. \
30 mars. — Quelques PA réapparaissent dans les doigts les coudes, les genoux, dans l’aine. Douleurs qui durèrent toute la nuit et qui se calmèrent sur le matin.
Main droite : les forces reviennent, la main serre beaucoup mieux.
Main gauche : la malade commence à pouvoir plier un peu les 3e phalanges.
Membre inférieur :
Genou gauche : ankylosé en flexion à 1350.
Genou droit : un peu plus fléchi ; peut faire un mouvement d’extension de quelques degrés.
Il est beaucoup plus douloureux que le gauche.
31 mars. — Douleurs au niveau des reins, la malade se retourne difficilement dans son lit.
2 avril. — Douleur dans la cuisse gauche, qui va en s’accentuant le lendemain, prend les genoux le surlendemain et remonte pour envahir le bras gauche.
4 avril. — La malade souffre toujours la nuit car elle remue beaucoup et les mouvements sont douloureux.
La douleur à ce bras débute à l’épaule, longe tout le bras et se termine à la main par des fourmillements.
Cette douleur est calmée à la pression. Elle commence le soir, dure toute la nuit et se calme sur le matin.
La malade prend 3 cachets d’aspirine à 10 heures du soir, puis dans la nuit. Elle en prend depuis trois nuits depuis l’opération.
Mouvements :
Colonne cervicale : mouvements de rotation à droite et à gauche presque normaux.
Epaules :
Gauche : seule, la malade ne met pas son bras à l’horizontale ; en l’'aidant elle y parvient, mais le mouvement s'arrête là. L’articulation semble bloquée. La verticale est impossible à atteindre.
En arrière, la malade porte son bras seule derrière le dos. L’angle oblique arrière est presque normal.
Latéralement, en aidant un peu la Ass on peut avoir un angle de 60° à peu près.
Droite : les mouvements sont plus douloureux.
Seule, la malade fait des mouvements de petite amplitude. En l’aidant, en général ils sont moins souples qu’à gauche.
J. Vincent 8
En avant le bras ne gagne pas l'horizontale et la verticale n’est pas possible à atteindre.
En arrière, le mouvement est assez ample.
Latéralement, comme à droite, on atteint un angle de 60 degrés.
Coudes :
Droit : flexion presque normale, 500.
Extension : en forçant on arrive presque à la ligne droite, 1500.
Gauche : flexion 700.
Extension 1600. À
Mains : aux poignets, extension et flexion forcées douloureuses.
10 A gauche les forces semblent revenir, la malade serre légèrement. Il semble que la déformation de l’annulaire et de l’auriculaire soit un peu moins accentuée.
Flexion :
Pouce : presque normale.
Index : 1"e articulation métacarpo-phalangienne presque normale.
2 articulation : normale.
Médius : 17 articulation métacarpo-phalangienne reste en position fléchie ; impossible de la redresser complètement.
2e articulation : subluxée, on peut réduire cette subluxation, mais pas de flexion.
3e articulation : légère flexion.
Pas de force dans le médius.
Annulaire : 17e articulation, flexion complète impossible.
2€ articulation : la subluxation peut être corrigée, mais la flexion est impossible.
Auriculaire : très légèrement déformée. Concavité supérieure au niveau de larticulation des 17e et 2€ phalanges. Flexion impossible de cette articulation.
Flexion possible au niveau articulations 2e et 3° phalanges.
Dans l’ensemble la pression de la dernière phalange de tous les doigts est douloureuse.
2° Main droite : déformée mais a beaucoup plus de force.
Pouce : déformation en baïonnette, mais flexion normale de toutes les articulations.
Index : déformation au niveau de la métacarpo-phalangienne à convexité supérieure. La flexion est normale dans toutes les articulations.
Médius : déformations à convexité supérieure au niveau de l’articulation métacarpo-phalangienne.
Concavité légère au niveau de l’articulation de la {re et 2e phalanges.
Flexion normale de toutes les articulations.
Annulatre : pas de déformations au niveau de l'articulation métacarpo-phalangienne.
L’articulation des 17e et 2e phalanges est en flexion qu’il est Impossible de réduire.
Déformation à concavité supérieure, au niveau de articulation des 2e et 3e phalanges.
Les mouvements de flexion de toutes les articulations sont possibles.
Auriculaire : légère déformation en flexion au niveau de l’articulation des 1re et 2e phalanges.
La flexion de toutes les articulations est possible.
En s’aidant de la main gauche, la malade peut soulever son pot à lait rempli. Elle dit avoir pu se servir à boire, mais il semble cependant qu’elle a plus de force dans cette main depuis l’opération.
o avril. — Les douleurs de la jambe gauche et du bras gauche ont complètement disparu grâce à l’aspirine. ;
Membres inférieurs :
Hanche gauche : flexion à angle droit de cuisse sur le tronc.
Genou gauche : ankylose complète en demi-flexion à 1450.
Articulation tibio-tarsienne : mouvements de flexion, extension et latéralité normaux. Craquements quand on mobilise l’articulation.
Orteils : Le gros orteil est déformé en abbuction.
Les autres sont normaux. Pas d’ankylose.
Hanche droite : normal. ,
Genou droit : ankylosé ; très légers mouvements.
Articulation tibio-tarsienne : normale. )
Orteils : la {7e articulation est mobile ; les autres sont ankylosées en flexion.
Pendant la nuit du 4 au 5 avril : fourmillements dans les doigts et les orteils disparaissant dès que la malade remue.
6 avril. — Mouvements redeviennent douloureux.
7 avril. — La malade lève les bras presque jusqu’à la verticale seule et sans douleurs.
Elle peut s'appuyer sur les mains sans douleurs, chose qu’elle ne
- pouvait faire jusque-là.
L'état général s’est considérablement amélioré, la malade est plus gaie, plus éveillée, semble rajeunie.
8 avril. — La malade peut se coiffer entièrement et seule, chose qu’elle ne pouvait pas faire au moins depuis 6 mois.
La malade retourne le 11 avril dans le service du D' BÉNARD.
Elle est à ce moment très améliorée. Les douleurs ont presque dis-
paru. Les mouvements se sont considérablement amplifiés, surtout aux membres supérieurs. Les membres inférieurs par contre ont subi peu de modifications. l’état général est franchement beaucoup
meilleur.
Les calcémies faites après l'opération sont par la méthode de Clark.
28 DAT SE RE ee 0,106 DATA MEME ES 0,104 de calcium par litre de sérum. LEE TM RARES 0,104
La calcémie paraît donc avoir augmenté après l’opération. É
Au point de vue radiographique : pas de modifications. Le squelette ne se modifie pas.
En octobre 1933, la malade n’est pas aussi améliorée que le laissaient prévoir les premières modifications.
Les douleurs sont revenues. L’état général moins déficient qu'avant l'opération n’est pas excellent.
Les mouvements des membres supérieurs sont plus faciles qu'avant l’opération, mais les déformations existent toujours.
Aux membres inférieurs : pas de changements appréciables ; les genoux sont ankylosés en flexion. Les douleurs sont un peu moindres.
Donc au bout de 6 mois seulement plus grande facilité des mouvements au membre supérieur, mais douleurs et déformations comme auparavant. Amélioration nette, sans conteste, peu importante et ne s’accentuant pas.
Au point de vue douleurs, amélioration nette mais transitoire. Les genoux seuls sont moins douloureux.