ÈS
gauche deux petites formations glandulaires qui sont enlevées, toutes trois extra-thyroïdiennes.
Examen histologique (PT DELATTRE). — Fragment droit le plus volumineux : tissu thyroïdien normal. Les deux gauches : tissu parathyroïdien. Ce tissu est dépourvu de capsule, le parenchyme est serré et parsemé de quelques lobules graisseux ; aucune trace de tissu conjonctif, aucune infiltration lymphocytaire, acini réguliers bordés de capillaires.
Parathyroide de type infantile à travées serrées, en activité mamifeste sans tendance à sclérose. Pas d’adénome.
Les jours suivants : abaissement considérable de calcémie, le soir intervention 104, le lendemain 98 le 5e jour 102 ; le métabolisme basal est 20 jours après de plus 1,5%. Le malade se dit subjectivement amélioré, la colonne vertébrale est plus souple et les articulations des poignets aussi.
Cette amélioration ne dure guère et un mois après : état identique. Il n’y a eu subjectivement aucun changement radiologique ou clinique.
À signaler une paralysie récurrentielle partielle portant sur les dilatateurs de coude gauche qui est médiane et immobile. Il y a voix bitonale et un peu de gêne respiratoire.
Ces phénomènes disparaissent spontanément au bout de 1 mois 1/2 environ. Souplesse normale et indolence incomplète des mouvements du cou. Les poignets restent ankylosés, mais les douleurs ont disparu.
Le 25 février, le malade sort.
Il ne souffre plus du tout ni au cou, ni aux poignets. L’ankylose des poignets persiste sans changements. Pas de nouvelles ultérieures.
OgsErvarion. XVII.
(Observation Ganprer et Parorr, Société nationale de Chirurgie, 13 juillet 1932.)
Vieillard de 61 ans.
Envoyé pour raideurs articulaires multiples.
Au cours des derniers mois : gêne croissante de motilité des membres supérieurs. Il y a deux mois une chute sur le coude droit aurait accentué considérablement les troubles à son niveau.
Au repos : avant-bras en flexion et 1/2 pronation.
Coudes écartés du corps.
Aux membres supérieurs : main ne peut se fermer complètement en raison raideur articulaire des phalanges et métacarpiens.
Pouce est le plus ankylosé surtout dans mouvements flexion et opposition. :
Les articulations les plus touchées : coudes; # droite avant-bras est à angle droit sur le bras, aucun mouvement d'extension ni flexion, ni pronation, ni supination.
À gauche ces mouvements s'effectuent encore mais sont très limités.
Les mouvements articulation scapulo-humérale sont aussi très gènés.
Les mouvements poings ne sont guère plus faciles. [ls occasionnent des douleurs et s’accompagnent de craquements.
Toutes ces articulations sont augmentées de volume. Coudes sont déformés et empâtés. Ces déformations tranchent une atrophie musculaire. ;
Peau : sèche, luisante.
Système pileux est raréfié.
Membres inférieurs sont beaucoup moins atteints, pas d’ankvylose, à peine une légère limitation des mouvements qui s’accompagnent de nombreux craquements.
Mobilité tête et rachis est aussi gènée.
. Examen du malade ne révèle rien d’important.
TAEz#6"10.
Au cœur quelques extrasystoles. Pouls à 72.
Bordet-Wasserman : négatif.
Urée : 0,23.
Calcémie le 127 décembre 1931 : 0,144.
Réserve alcaline : 41,5.
2 décembre 1931. — Sous-anesthésie générale : incision en V à base du cou, on enlève un amas glandulaire à gauche qui parait être la parathyroïde inférieure gauche, on sectionne l'artère entre deux ligatures.
Idem à droite.
Fragments examinés par M. le professeur DEBEYRE : tissu parathyroïdien remanié ; organes très réduits plongés dans une atmosphère adipeuse très étendue.
Suites opératoires normales. Température à 37.
Le 21 décembre 1931 : calcémie non modifiée, mais amélioration de motilité des membres supérieurs en ce qui concerne les mouvements de flexion et extension de l’avant-bras droit et les mouvements de propulsion et d’adduction du bras atteignent 1200.
J. Vincent 10