‹ Rhumatismes Chroniques et ParathyroïdesChapitre 9 sur 85 · C. — Histologie · texte numérisé non relu

C. — Histologie

L'architecture des parathyroïdes varie, selon l’âge et selon les individus, d’une parathyroïde à l’autre chez le même individu et enfin d’un point à un autre d’une même coupe. Elles sont, constituées simplement par des cordons largement anastomosés de cellules glandulaires en contact intime avec les capillaires sanguins et lymphatiques.

Une capsule formée de tissu conjonctif presque sans aucune fibre élastique, entoure la glande et envoie de fins prolongements dans l’intérieur. La structure générale peut être schématisée selon trois grands types : compact, semi-compact et diffus. Dans le type compact ou type infantile, la glande est constituée d’une masse homogène de cellules juxtaposées avec çà et là des coupes de vaisseaux et du tissu conjonctif. Les cellules graisseuses sont absentes ou très peu abondantes : d’autres fois le tissu conjonctif plus développé, enserre complètement les masses épithéliales qui sont séparées les unes des autres.

Dans le type «semi-compact » ou type de l’adulte et du vieillard, les éléments épithéliaux forment des amas ou des travées plus ou moins larges séparées par des vésicules adipeuses et du tissu conjonctif lâche.

Le type «diffus» est caractérisé par l’envahissement de la glande, par le tissu graisseux. Les cellules épithéliales sont constituées par des trainées ou des amas de volume réduit. Toutes les transitions existent entre ces types.

Les cellules grandulaires appartiennent à deux types distincts, qui correspondent sans doute, à des phases différentes de leur sécrétion : cellules principales qui constituent la masse de la glande et cellules éosinophiles.

Les cellules principales présentent elles-mêmes deux formes : cellules principales claires de petite taille dont le cytoplasme prend à peine les colorants ; le noyau rond, de taille moyenne présente une chromatine en grains et plusieurs corpuscules nucléaires.

Les cellules principales foncées ont un cytoplasme coloré en rose clair par l’éosine, finement granuleux.

Les cellules éosinophiles ou cellules de Welsh-sont beaucoup

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moins nombreuses. Leur taille est plus grande et leur protoplasme coloré en rouge vif par l’éosine ; les noyaux sont petits, foncés, ronds et toujours centraux.

Pour Lièvre, les cellules principales claires et foncées représenteraient les stades fonctionnels d’une même espèce cellulaire, reliés par des formes de transition, qu’on ne retrouve jamais entre cellules éosinophiles et cellules principales qui sont donc bien deux espèces de cellules différentes.

Les cellules principales contiennent des granulations graisseuses et du glycogène. On trouve aussi de la colloïde en masse et des trainées interstitielles, parfois au centre d’une formation cellulaire pseudo-acineuse.

Les produits de sécrétion des glandes Ut ete étaient assez mal connus jusqu'ici. On y découvrait une substance colloïde qui manque chez le nouveau-né et chez l’enfant et augmente progressivement avec l’âge, des graisses neutres et phosphorées, du glycogène, de l’iode qui, selon GLEY serait encore plus abondant que dans la thyroïde.

On sait que Bermar et surtout CoLLiP ont pu extraire des parathyroïdes, une substance protéidique, véritable hormone capable à doses très faibles de faire disparaître presque complètement les symptômes parathyréoprives, l’administration en excès provoquant une exagération du métabolisme du calcium capable de provoquer des manifestations d’ostéoporose. Elle détermine une augmentation considérable de la calcémie avec augmentation de la coagulabilité sanguine.

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