‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 109 sur 190 · Chapitre cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre cinquième

la mélodie s'arrête brusquement, comme dans un hoquet. Le même désordre s'observe dans d'autres éditions :

culum

culum.

Ici, non seulement la cadence est totalement changée, mais les notes ont des valeurs différentes, autant qu'on en peut juger par la notation ; car nous aurons occasion de reparler de cette autre source de confusion.

= Le Kyrie de Beata V. offre une mélodie bien jolie, où le second membre de phrase est ramené fort agréablement, à l'instar de certains vers dans les strophes poétiques.

2e membre

dernier Kyrie.

Ky- ri - e

e-lé- i-son

e-lé- i-son

1) ji»' •* .T7, .^4-

Ky - ri - e

e-lé-i-son.

Voici comment l'a transcrite le plain-chant moderne.

Ky

le-i son.

On y voit une division au beau milieu d'un neume. (fa, ré, do, ré- do ré). Toute bizarre qu'elle soit, si cette division se reproduisait uniformément, on tâcherait d'en tirer quelque chose ; mais voici qu'on lit dans le Christe.

184 Rhythme du chant grégorien.

Chris - te e - lé- i- son.

Ne parlons plus de la confusion perpétuelle qui règne entre les neumes dans le reste de la phrase; j'étudie seulement cette division. Voilà le neume en question autrement partagé. De plus, cette division des paroles tend à être trop grande; carie sens mélodique ne place ici qu'une distinction de mots. On l'arrangerait encore, si déjà l'embarras du choix entre celle-ci et la précédente ne se faisait sentir; mais en voici d'autres. A la fin du Kyrie, la même mélodie est encore autrement reproduite.

e - le - i - son.

Sur : eleison, quelle plate leçon ! car la mélodie bat Xut ou le ré (on ne sait lequel, puisqu'il n'y a rien qui guide) et semble avoir peine à s'élancer plus haut. On est tenté de crier « Allons! monte donc ! »

Ni meilleure, ni plus intelligible est la leçon d'une autre édition.

e - le-i- son e - lei - son.

Même défaut d'uniformité, et au milieu de quel gâchis ! Et cette grossière faute qui indique une respiration avant de passer à une syllabe d'un mot : E- leison ! Musique et paroles y font une coupe comme dans les « faux né - cessiteux. »

Il règne, du reste, dans toute cette pièce un désordre qui n'est pas certes un effet de l'art.

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