‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 113 sur 190 · Chapitre cinquième · texte numérisé non relu

Chapitre cinquième

plus ou moins correcte (!). Lisez maintenant le texte abrégé dans le plain-chant moderne.

Vous avez une division qui forme 2 groupes ; le 1e1' est

un pêle-mêle de 10 notes où rien n'indique un rhythme.

Si nous le comparons au texte primitif, nous y re-

trouvons

dont les notes sont toutes

unies confusément, sans distinction de neumes ; puis le

neu me

dont la ire note est supprimée, sans

doute pour cette belle raison qu'elle n'était que la répétition de la précédente ; comme si en musique il n'y avait pas 2 fois de suite la même note. Mais on a coupé ce neume avant sa dernière note que l'on a renvoyée au groupe suivant. Ce groupe est la conclusion de la phrase ; moins long de moitié que le précédent, il donne un sentiment de finale écourtée très remarquable.

Pas meilleure n'est cette autre leçon :

Que discerner dans cette enfilade de 16 notes ?

Il y a bien des ■ et des ♦ ; mais nous verrons que ces signes, ne font qu'ajouter à la confusion par leur valeur mal définie et employée contradictoirement. Et ensuite ? Que débrouiller là-dedans ? Aussi est-il impossible d'y reconnaître l'ombre d'une mélodie.

1. Dans ces abréviations les membres de phrase ne s'enchaînent^ pas d'une façon coulante, comme ceux du texte primitif ; c'est un grand défaut.

Rhythme du chant grégorien.

Dans le même Alléluia, il y a une belle phrase vocalisée sur les mots : In odorem. Soixante notes ! Voilà une belle moisson de notes à faire !

ire phrase

répétition

In odo

^y. f^n^Ëv^H-f^

2e phrase

répétition conclusion ou finale.

pjl I 1 afl fil ' 1 afl iy1 aa -p.

j.j.UJjll|3h^^j^>lJ]ij]Jj'-j^3^

In

o-do

^^jJjJT^QJjJ7^^^^^

On peut analyser facilement les 2 motifs qui composent cette belle phrase. Chacun d'eux a une répétition d'un de ses membres : c'est une sorte d'écho d'un bon effet, quand il est bien exécuté. Celui qui ne verrait là que soixante et quelques notes, ne ferait pas assurément preuve d'une grande connaissance de cette mélodie si claire. On a voulu abréger : soit ! On pouvait songer tout d'abord à supprimer les répétitions. Ce n'est pas qu'en principe, je croie les répétitions oiseuses. Tout musicien sait combien on dévasterait d'œuvres musicales, si on en supprimait les diverses répétitions de membres de phrases qui, sous des

*. J'ai adopté dans la coupure des phrases une variante qui, bien que différente de celle du Liber Graduâtes, est admise par D. Pothier. Il y a dans le

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