PREMIÈRE PARTIE. — Harmonisation du chant grégorien
AUCUNE question, concurremment avec celle de la restauration du plain-chant, n'a été plus débattue que celle de son harmonisation. Dans une brochure intitulée : De r harmonisation des Mélodies grégoriennes, j'avais essayé, il y a huit ans, de traiter de rechef ce problème, alors que les travaux de Dom Pothier commençaient à ouvrir une voie nouvelle pour l'exécution du chant liturgique. Je ne veux pas revenir ici sur les points nombreux que j'y ai exposés, ni grossir ce volume en recopiant cette brochure ; car mon but est de refaire et de compléter la théorie qui, dans ce précédent travail, restait incomplète et même inexacte en quelques détails. Sans doute, et plus que jamais, je maintiens le principe fondamental qu'elle exposait, à savoir : que r harmonisation doit se baser sur le rhythme ; mais ce rhythme n'était pas alors assez exactement analysé ni formulé.
La théorie de l'accompagnement embrasse 2 questions: i° Quels matériaux doit-on employer ? — 20 Quelle forme leur donner ? En d'autres termes : quelle sera la nature