Chapitre sixième. — Deuxième partie
5te. Quant à la cadence harmonique qui devrait accompagner la thesis finale d' s Hosanna, on ne la trouve pas. C'est toujours ce même échange de position entre les parties, comme quatre gamins jouant aux quatre coins ; deux changent de place au nez des deux autres, qui ne trouvent pas l'instant propice et restent immobiles. Les changements de position, les notes de passage, sont pour mener à quelque chose ; ce sont des transitions entre les accords pour adoucir les sauts d'intervalles et faire chanter les parties. Ici, ces procédés ne mènent à rien; ils ne sont qu'un remplissage, pour dissimuler le vide laissé par un seul accord sous une succession de plusieurs notes de la mélodie.
Enfin à excelsis, je ne ferai remarquer que les accords si mal à propos placés sur le sol et le la, et qui transforment en notes réelles ces notes qui ne devraient pas en avoir, d'après leur caractère rhythmique.
Je ne dirai rien sur la tonalité de cet accompagnement; que l'on adopte un système ou un autre, je regarde avant tout ici la concordance de l'harmonie et du rhythme.
Il sera très utile de comparer la citation précédente avec le même fragment donné ci-après. On verra comment, avec le texte primitif, on arrive aisément à quelque chose de clair et de rationnel.
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i. La petite prolongation de la //iesis un peu plus marquée ici n'est que la notation de ce qui se fait naturellement dans l'exécution. Sans cela, on ne
Rhythme du chant grégorien.
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in ex
Ho
sân-na
cél- sis
sans altération
Ceux qui ne veulent pas user de l'altération peuvent réaliser l'harmonie indiquée par la basse de cette portée supplémentaire.
Il est encore facile de dièser Xut, au commencement à? Hosanna (à l'endroit marqué d'une -f ) si l'on y veut une cadence, et si l'on juge que, sans l'altération, celle qui s'y trouve est insuffisante.
= Je cite enfin quelques extraits de X Ordinarium Missœ de Fr. X. Witt (op. xxiii, 1876). Le nom de l'auteur, qui fut un si zélé propagateur de la musique ancienne et le fondateur de la Société de Ste-Cécile, a procuré une certaine notoriété à ce travail d'accompagnement ; mais les dithyrambes que l'on a entonnés à ce sujet sont aussi naïfs que plaisants. Je ne pense pas qu'il faille voir dans cet ouvrage un «secours providentiel, dont on doive remercier la Providence ! ! ! » Rien que ça ! Lisez vous-même.
fera pas à la seconde syllabe de Do mi ni une subdivision, mais une arsis véritable qui l'accentuera désagréablement. En somme, nous avons ici une application sous une autre forme de la loi qui exige une ihesis de 2 temps avant une arsis de 3 notes ; en d'autres termes, l'élan du mouvement est proportionné à son ambitns ou son étendue, et \a.//iesis permet de prendre cet élan. Ici le rhythme, à cause de cette subdivision, a une grande étendue.