‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 174 sur 190 · Chapitre sixième. — Deuxième partie · texte numérisé non relu

Chapitre sixième. — Deuxième partie

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On remarquera dans cette partition les mêmes défauts que dans la précédente ; plusieurs même semblent aggravés.

Une partie provient du texte fautif de l'édition ; l'autre est le fait d'un organiste livré à l'incertitude, ou égaré par de fausses indications.

Le mot dona a volé la ire note du mot eis ; au lieu de :

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leçon d'un rhythme embarrassé, qui a sans doute nécessité cette petite pause de respiration si mal placée entre dona et eis. Mais ce n'est rien ; passons à : eis. L'auteur a cru devoir traduire par brèves les losanges du chant. Il s'ensuit que la thesis sur le sol disparaît, et que les neumes sont confondus.

De plus l'apparition d'un nouvel accord sur la ire de ces brèves en fait un temps fort, et crée un sérieux embarras

Rhythme du chant grégorien.

pour rhythmer ce passage d'une manière quelconque ; car il n'y a d'accord qu'au si b suivant, et l'on ne sait comment rattacher les brèves frappées d'un accord, soit à ce qui précède, soit à ce qui suit. En tous les cas, l'harmonie contredit le rhythme. Quel lourd accompagnement sur cette finale si douce du mot : eis ! Quant au mot : Domine, le la, qui est arsis et reçoit accent, n'est pas souligné dans l'harmonie. Ici, comme plus loin sur les grandes tenues d'accord avec notes de passage dans les parties, l'harmonie ne suit pas le chant et semble dire : « Tire-toi d'affaire et fais ce que tu voudras, je ne m'en occupe pas ! » Mais tout de même quelle singulière harmonie de cadence, sur Domine, pour la fin de la phrase ! Est-ce de la musique du passé ou de l'avenir ? C'est à n'en croire ni ses yeux, ni ses oreilles. Eh bien ! voilà cependant plus fort ; à une autre page du même volume, je lis ce qui suit :

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Si Witt n'avait pas autre chose pour établir sa réputation, celle-ci eût été médiocre ; d'autant plus que les faits de ce genre abondent dans son travail. Comment un homme qui a tant étudié et pratiqué les œuvres anciennes, at-il pu écrire de semblables choses ?

Continuons notre examen. Je passe sur l'harmonie de note contre note au mot -.perpétua. Ce qu'il y a de défectueux vient du texte mélodique et de l'interprétation ordinaire qu'a faite l'auteur des notes ni et ♦.

Au mot : luceat reparaissent les mêmes défauts signalés plus haut à : eis. La fin de ce fragment nous montre le

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