‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 175 sur 190 · Chapitre sixième. — Deuxième partie · texte numérisé non relu

Chapitre sixième. — Deuxième partie

groupe final, où le sentiment exigerait quelque chose dans l'harmonie pour en accompagner le rhythme, venant sur un accord établi précédemment. Un seul retard de la tierce eût suffit pour produire bon effet ; le mouvement par lequel elle est amenée est bien faible, et laisse frapper l'accord sans tierce sur la note précédente.

Je ne donne pas ici un spécimen d'harmonisation d'après le texte original, parce que j'espère publier cet Introït en entier.

L'harmonie est certes une belle chose, et, en soi, peut ajouter à l'effet du chant grégorien ; mais il faut qu'elle soit bien adaptée; et là, où le texte offre des défectuosités au regard du rhythme, elle les aggrave et les complique. Ce que nous avons vu le démontre. Qu'on regarde encore ce court passage harmonisé par le même auteur.

Chris

te

le - i - son

Voici les deux finales de Christe et & eleison, qui demanderaient un accord sur chaque note, rattachées sans aucun mouvement de parties à l'accord qui précède ; par suite, la cadence harmonique ne concorde pas avec la cadence rhythmique, et il y a un véritable contre-temps.

Mais le mot : eleison est intéressant à étudier. Le texte de l'édition donne :

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où l'on voit que l'auteur eût dû corriger la faute grossière, qui met une barre de respiration devant Icison. Il a traduit les losanges par autant de brèves. Il ne laisse, pas faculté de les interpréter autrement, d'abord à cause de la notation musicale, ensuite à cause de l'harmonie, qui distingue des notes de passage et ne permet pas de s'arrêter sur la dernière. Cela étant, on peut défier quelqu'un de former ici un rhythme quelconque. De quoi se composera Varsis ? Des notes : sol fa mi, avec thesis sur le fa suivant ? L'harmonie indique par ses notes réelles une subdivision (il en faut avec 4 notes) sur le premier/a:. Je serais curieux qu'on me fît voir la proportion qu'il y a entre ce rhythme de 3 temps et demi et le membre suivant. Il est si aisé d'écrire et de chanter avec le texte original :

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wy., » , j ' 0 -g-

Mais pour cela il faut un bon texte, bien rhythme. Il n'est pas étonnant que Witt lui-même, entrevoyant ce qui était nécessaire et ce qu'on ne lui fournissait pas, se soit débattu entre son sens musical et les difficultés insolubles auxquelles il était aux prises, au point de s'écrier : « que l'accompagnement était la mort du plain-chant ». Réalisé dans d'autres conditions, son travail lui eût été plus facile, et lui eût permis de donner carrière à son goût et à sa science.

En terminant ce chapitre, je rappelle ce que j'ai dit en commençant. Ces principes d'accompagnement dérivent du rhythme, et le rhythme est aussi bien dans la musique mesurée que dans le plain-chant, quoique diversement

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