‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 46 sur 190 · Chapitre premier. — Deuxième partie · texte numérisé non relu

Chapitre premier. — Deuxième partie

leur composition, c.-à-d. en distinguant deux rhythmes comme la notation marque deux neumes.

Jiï*

^vv

Toutefois, comme les deux notes unissonnantes ne forment qu'un son prolongé, il en résulte que, si l'on peut traduire en suivant la notation :

jSjj^-^jjoiijTnfj il i-^Hi^m

Selon l'effet d'exécution, il est peut-être plus clair d'écrire (') :

§±JM JJ [l JjJ !l J J J n - J~J l! J-J - -J

Mais cette note double et accentuée acquiert une importance qui diminue d'autant celle de Varsis précédente, que pour cette raison on peut très bien la marquer comme anacrouse, si la commodité des mouvements de la main ou toute autre raison le demande. Ex. :

tfc

La même observation s'applique à la note appuyée, c'est-à-dire un peu renforcée et prolongée, qui précède le quilisma. La prédominance de son accentuation permet

Ii On n'a pas à s'occuper ici de la différence de notation qui consiste à prendre la noire au lieu de la croche, comme unité. C'est affaire de commodité.

Rhythme du chant grégorien.

de marquer en anacrouse Xarsis précédente. On peut donc rhythmer :

ou

g J^W-fc^^

aJ

tu - is

Dans la ire manière, j'ai simplifié pour la commodité l'indication du rhythme, en supprimant une contraction.

Un autre cas d'équivalence se présente pour la note double des neumes adjoints et la note appuyée du qui- Usina. On sait que tout neume coïncidant avec l'attaque d'une syllabe a Xarsis simple ou contractée sur sa ire note; en d'autres termes, sa ire. note reçoit un ictus; elle est note forte du temps.

3zj

pec - cà - ta

al - le - lu - ia

Or voici une équivalence qui ressemble à une exception. En effet les passages suivants, en rigueur d'analyse doivent se rhythmer :

£Jtt

lC"P^

se-ter - nam(')vfrgo réspice D<5-mi - no récti

Mais de ces 2 arsis consécutives, l'une sur la note double ou appuyée, l'autre sur celle qui précède, celle-ci est incontestablement affaiblie au point de ressembler, en regard de l'autre, soit à une thesis, soit, mieux encore, à

i. C'est-à-dire : la sol sol fa sol - - sol fa; selon l'indication des mms. qui marquent ici le ftrcssus suivi d'une virga formant reprise de mouvement.

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