Chapitre troisième
et la thesis, voilà ce qu'il faut. Le maître de chœur peut se guider sur un texte étudié d'avance et dont il soit sûr, mais il sera toujours préférable d'avoir sous les yeux une copie où soient marqués graphiquement tous les mouvements rhythmiques. Seule, une longue pratique ou une étude préalable de la pièce peut permettre de s'en passer.
Voici quelques indications, qui faciliteront la tâche du maître de chapelle ; car la seule difficulté qu'il puisse rencontrer, c'est d'être obligé de multiplier les mouvements de la main d'une façon aussi peu gracieuse qu'incommode. Pour l'éviter, il usera de quelques simplifications qui, en le mettant à l'aise, ne nuiront pas à la sécurité de sa direction.
J'en ai déjà indiqué une touchant les finales féminines là où il n'y a pas de ralentissement pour cause de cadence.
Une autre a été signalée pour les subdivisions des
rhythmes, principalement par contraction (33), partout où
cette subdivision était indiquée au-dessous de la grande
ligature :
J'omettrais également d'indiquer les anacrouses d'une
note, sauf au début d'une phrase, afin d'y assurer une
bonne attaque du chœur. Ex. :
fe=r
mânibus et pé-di-bus Ho-sân-na in ex-cél- sis.
Le dernier exemple montre que parfois on peut également omettre commodément, quoique moins généralement, les anacrouses de deux notes.
En parlant du quilisma (42), j'ai aussi indiqué une simplification qui consiste, comme les autres, à omettre un mouvement. On peut l'appliquer à divers autres cas,
Rhythme du chant grégorien.
où le rhythme suit naturellement et nécessairement son cours. Le petit trait, qui termine la courbe, signale la suppression, en marquant que la main reste appuyée à cet endroit jusqu à Xarsis suivante. Ainsi au lieu de :
fta
■ Si J
inaes-timâbi - le sa-cra - men tum
j'écrirai en simplifiant :
ErNnw
Kl
inaes-timabi
le sa-cra - men - tum
J'observerai seulement qu'il est généralement préférable de marquer la subdivision des neumes conjoints (16, 3$)'
On peut en pratique substituer l'indication de l'anacrouse, qui se fait par un mouvement horizontal de gauche à droite, à celle de Xarsis ; parce que, si théoriquement et rigoureusement il n'y a pas une équivalence absolue, en pratique, l'exécution ne sera pas sensiblement affectée par cette substitution de mouvements manuels. Ainsi, au lieu de :
Nâ - tus est no
je puis marquer
Na - tus est no
bis