LE TEBIPS FORT OU L'ICTUS
Ainsi la versification des anciens est fondée sur la du-^
rëé des syllabes, sar la mesure du temps. La brève formef Tunité de mesure, la longue équivaut à deux brèves (1)/ Mais il est fadle de comprendre que la simple juxtaposition de longues et de brèves ne suffit pas pour faire nattre la mesure ; ici le concours d*un autre principe est indispensable. Disposez une série de brèves et de Ion* gués en groupes prosodiques différant ou non par leuif étendue : Toreille ne saisirait pas le rapport de ces grou-^ pes^ si aucune autre modification ne venait le détermi-^ ner et le préciser davantage. Quelle sera la mesure de ce vers de Sénèque :
NondUm quisquam sidéra norat?
Le seul moyen de rendre la mesure sensible est de la
cadencer, de Tanimer par le rhythme. Prononcez ce vers
en articulant un peu plus fortement les syllabes que nous
allons marquer d'un trait vertical :
Nôndûm quisquim sîdërâ nôrât,
vous en ferez un vers anapestîque. Appuyez sur d^autreë
syllabes :