SCENE XIII
HAWKINS, pMis RICHARD.
hawkins, rimant la Reine des yeux. Dorme* en paix, madame; vous aurez fait de cet inutile vieillard un martyr ou un héros! — La pauvre femme qui croyait devoir faire passer en moi le dégoût et l’horreur que cet homme inspire! Non, madame; j’ai contenu, par respect pour vous, les flots d’indignslion qui envahissaient mon âme au nom de ce fou couronné ; roi sinistre, être monstrueux qui unit la laideur physique à la difformité morale; traître, assassin, sacrilège, fourbe, bossu, boiteux...
RICHARD, lui tapant tur l'épaule, en riant. C.on tinuc ! (S'asseyait!.) Le porirnil n’est pn» flatté, sais-tu? Mail il y manque un trait, la clémence. — Je te pardonne.
hawkins. Le pardon est une faiblesse, uneVertu ou un calcul. A quel prix me lai»sc2-vous la vie, milord?
Hicii arp. Bien joué, maître Hawkins, bien joué : la princes»© conduite au camp de Ricbemond.
c’était me mettre les deux tiers de l'Angleterre sur les bras... bien joué, vrai Dieu’, bien joué! Enfin, je te pardonne. (Monlranl un des flacons ranges tur l'étagêre.) Qu'est-ce que ça?
hawkins. C'est du poison, milord.
Richard, mortfrnnl le flacon d'à côté. Et eed? iiawkins. Le contre-poison. Mais...
Richard, fourrant les deux flacons dans ta poche et te lcrant. Nous soupons ensemble hawkins. Comment?... Que veut dire votre ailes «e?
RICHARD. Nous soupon* ensemble. Fai» servir.
(Hawkins frappe sur un timbre. William entre et «'occupe du «ouper.)