‹ Richard 3. drame en cinq actesChapitre 9 sur 80 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

RICHARD, RLTLAND. (Richard se mit à mie table et écrit.) iuch.vrd. st levant, à Ruiland. Pourquoi me regardes-tu ainsi?-.. Tu as a me demander la tête de quelqu'un?

RtiTLAND. Dieu m'en garde, milord, j'ai bien assez de la mienne!

RICHARD. Tu as raison, l'histoire sera de ton avis, tu ne sa-s qu'eu faire. (JkincffaNf à Rutland des papiers.) Au counétable de la Tour : — au lord maire: ou maître de la cavalerie! (Rut/and remet les ordres à trois seigneurs gui sont au fond.)

rutland. revenant pris de Richard. L'histoire? Vous y croyez, milord?

meu mu, riant. Prends garde, c'est une vieille comnnrc qui passe son temps à écouter aux por et à regarder par le trou des serrures.

rutland. Alors je vous plains.

Richard, riant. Au fait, vois-tu d'ici toute cette rucule de curieux, toute cette vermine d'écrivain» rongeant mes archiva et me tne*ui.inl aux petites mesures de leurs passions et de leurs idées?... Allez, messieurs, allez... je ne m'dtcrai pas un cheveu de la tète pour vous plaire.

rutland. Vous êtes modeste, milord.

ricuaiil. Sais-tu ce qui me déplaît dans César? c'est qu’il s'ett mi» une couronne de laurier parce qu'il était chauve. (Il se remet à écrire. ) rut rv nu, se rapprochant. Suis-je votre ami, milord?

richard. Tu es mieux que cela, tu ea mon complice.

rutland. Un conseil : écrivez vos mémoires.

RICHARD. Moi ?

rutland. Vous pourriez peut-être concilier In nécessité nû vous avez été de faire disparaître les deux (ils d'Edouard IV avec, l'imprudence de laisser vivre Elisabeth, Dur soeur, qui aime Richemond et conspire avec lui.

RICHARD, écrirait/. Bah!

rutland. Il y a là contradiction, convenez-en, milord?... Contradiction singulière que vos hi«toriens feront ressortir. — Mais ou dira que vous étiez un trop habile homme d'Etat pour n'avoir pas vu le péril ; que votre altesse savait les projets d'alliance entre Ricbemond de Bretagne et Elisabeth d'Angleterre; qu’eulin vous n’îgnoriez pas que la possibilité seule de celte union donnaît une importance réelle au peiii-UU de Catherine Roêt, et que Ricbemond n'était plus cet aventurier, ce bâtard, ce vagabond de Bretagne, comme vous disiez, mais le représentant des deux roses, des Lancastre par sa mère, et des York par Elisabeth.

RICHARD. TU Conclus?

rutland. Ce n’est pas moi, milord, c’est votre historien qui conclura qu'en présence du plus grand danger qu’un roi ait couru ; en présence de Ricbemond réclamant l'Angleterre, moins en son nom qu’au nom d’Elisabeth, dont il est le fiancé, vous avez mieux aimé faire face à l'orage que de le prévenir en vous assurant de votre nièce ; et qu’à tout prendre, si vos neveux sont morts, c’est que Dieu le* a rappelés à loi le* trouvant trop parfaits pour vivre parmi nous.

richard, dédaigneusement Luc femme !... on peut l'épouser,

rut i and. La reine n'csl que souffrante, milord RICHARD, fui frappant sur t'épaule. Si jamais lu me trouves en defaut, je te donnerai cent couronnes.

rutland, r’tncbuûnf. Cent couronnes?... Ce n'est pas M refus, milord, je patsc pour uni homme d'esprit depuis que je vis des miettes de votre bible, (fol vrai, mai* vous êtes fils d Eu*, monseigneur, et vous mordrez tôt ou tard dans 1 la pomme.

niciuRu. Voici l'édit contre les juifs ; tu le fe-

ras crier à son de trompe par (Il lui rr tncf un parchemin. ) rutland. Contre les juifs, mili Richard. Ils m'ont refusé leur bien, je les ferai tous mettre I la i je mettrai leur vie à rançon, Tol^ laid, tu vaux tant: loi, tu h fri tu vaux tant... Tu verras, ils n de leurs dix dolgls pour m’ouv rit, rutland. Parbleu! la bourse richard. Que veux-tu? La mais vide lanl que nous auroi sous la main.

nui land. Votre altesse te suivi l'esprit. ( Entre un tailleur. J

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