‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 6 sur 135 · PROLOGUE, SCÈNE IV. H · texte numérisé non relu

PROLOGUE, SCÈNE IV. H

CAROLINE

Oh ! oui, beaucoup , beaucoup.

ROBERTSON

Docteur !...

LE DOCTEUR , s'approchaul , et Câlanl le pouls de la malade.

Monsieur, celte jeune femme est sur le point d'accoucher.

ROBERTSON

Et il serait imprudent d'aller plus loin , n'est-ce pas?

LE DOCTEUR

Impossible.

CAROLINE , à Anna.

Vous aurez donc soin de moi, madame?

ANNA , lui prenant les mains.

Comme de ma sœur.

Oh! que vous êtes bonne! {Elle appuie sa lêle sur les mains d'Anna.) Je souftVe bien !

LE DOCTEUR

Anna, cède la chambre à madame et va tout y préparer. Hâte-toi.

ANNA

Dois-je réveiller Alix?

ROBERTSON

Qu'est-ce qu'Alix?

LE DOCTEUR

Notre servante... Mais elle a le défaut d'être un peu bavarde , et cela ne nous conviendrait point, n'est-ce pas?

ROBERTSON

Oh ! non , non ; madame , vous aurez plus de peine , mais aussi nous vous devrons plus que la vie.

CAROLINE

Et Dieu VOUS récompensera , raislress.

(Anna sort.)

ROBERT SON

Caroline , je vais donner l'ordre au postillon de déposer ici nos malles , nos paquets.

CAROLINE

Oh! non, non, ne me quille pas ; je tremble dès que tu me quittes un instant.

ROBERTSON

Docteur, auriez-vous la bonté!... Pardon , mille fois.

LE DOCTEUR

Mais sans doute. (Il va à la porte.)

CAROLINE

Ils ont l'air d'être de braves gens.

ROBERTSON

Oui, sans doute. Mais quelle malédiction, n'avoir plus que six lieues à faire pour arriver au port de mer où tout était préparé pour notre fuite, et nous trouver arrêtés ici dans ce misérable petit bourg, où tu ne trouveras peut-être ni les soins ni le talent nécessaires ! Oh ! nous sommes'bien misérables !

CAROLINE

Je souffre moins , Robertson , je souffre moins.

ROBERTSON

Tu souffres moins... eh bien ! peut-être pourrions-nous repartir?

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