CHAPITRE V
SOMMAIRE. — I. Division des vertus; les vertus théologales. La foi; sa certitude, son objet. Foi et science. Nécessité de la foi. — II. L’espérance; sa certitude. — III. La charité; son objet. Amour d’amitié et de concupiscence : amour pur. L'amour du prochain. L'ordre de la charité. — IV. Les vertus morales ; leur sujet. — V. Les dons du Saint-Esprit.
Après avoir parlé du Christ, cause de notre réhabilitation, Richard passe à l’étude des causes subjectives qui concourent à cette restauration, c’est à dire des vertus et de l’observation des commandements (III Sent., d. XXIII, proem; p. 236).
Les vertus sont des habitus bons :
« Virtus potest accipi pro habitu determinante potentiam ad actum
bonum; vel pro habitu determinante potentiam ad actum bonum et ad bonum usum illius actus !, »
Dans le premier sens on peut admettre des vertus intellectuelles spéculatives; dans le sens plénier, il n’y a pas de vertu intellectuelle spéculative.
Les vertus théologales se distinguent réellement des vertus intellectuelles et morales, par leur objet propre :
« Perficiunt et determinant nostram animam rationalem ad actus
quorum obiectum est ultimus finis sub aliqua ratione qua ad ipsum pertingere non possumus per nostram naturalem facultatem À. »
Distinction bien insuffisante assurément, qui induirait à
1 III Sent., d. XXXIII, a. 2, q. 1; p. 240.
2 III Sent., d. XXXIII, a. 2, q. 2; p. 242.